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Commentaires client les plus utiles
16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Splendeurs nocturnes et matinales,
Par LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 10 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Poesie - Lieder de Richard Strauss (CD)
Au moment où l'on se dit qu'on en a un peu soupé de ces innombrables disques-récitals, qu'ils soient composés de lieder ou d'airs d'opéra, en arrive toujours un comme celui-là pour nous faire changer d'avis, ou à tout le moins qui conduit à se dire qu'il n'est pas inutile de continuer à en enregistrer même s'il en est beaucoup de dispensables.Diana Damrau est une des grandes straussiennes de notre époque. Zerbinetta ou Sophie d'exception (cf. Le Chevalier à la rose), elle nous régale ici des lieder avec orchestre, tout en nous épargnant les Quatre Derniers Lieder - où elle excellerait sans doute, là n'est pas la question. Christian Thielemann est à la tête des Münchner Philarmoniker, à mon avis bien plus à son affaire que dans son accompagnement des Quatre derniers Lieder avec Renée Fleming, parfait dans la création d'un tapis sonore soyeux qui n'oublie toutefois jamais qu'il n'est pas là que pour lui-même. Il se trouvera bien des puristes pour contester tel ou tel aspect, mais quant à moi j'entends ici un résultat se rapprochant de l'idéal dans ce répertoire. Au-delà du timbre, que j'apprécie ô combien mais qui peut toujours déplaire, tout est à louanger dans ce chant aussi délié que généreux: la puissance, suffisante mais qui ne verse jamais dans la démonstration, le souffle, le legato. Si l'on considère les enregistrements des dernières années, on pourra éventuellement trouver des versions de certains lieder plus à son goût, mais certainement pas sur tout un récital. Les plus réussis de ceux-ci, de la part de chanteuses plus qu'estimables (ex. Lieder de Strauss / Sophie Koch, avec piano, toutefois), n'arrivent tout simplement pas à la cheville de celui-là. Question de technique, mais pas seulement, on l'aura compris. La caractérisation est le plus souvent pleinement au rendez-vous, la "poésie" clamée par le titre donné au récital est bien là. Suscitée - démesurément, aux yeux de certains - par l'orchestre de Strauss lui-même, et des obligatos parfois bien appuyés (le violon de "Morgen!"), certes, mais l'essentiel est que la voix porte et interprète le texte, qu'elle n'est pas inféodée à cette orchestration parfois capiteuse. Si poésie il y a, dans cette interprétation, elle naît des compositions elles-mêmes bien sûr mais aussi de cet équilibre entre la voix et l'orchestre, entre le texte et la musique. Equilibre toujours nécessaire mais qui n'est pas toujours atteint, tant s'en faut, surtout à ce degré de réussite. Notons néanmoins que si la prise de son m'a semblé elle aussi assez équilibrée et aérée, elle n'empêche pas un orchestre parfois un peu mat de couvrir la voix. Rien qui gâche le plaisir, en tout cas pas le mien, qui après plusieurs écoutes reste intact et me fait admirer plus encore Diana Damrau. Précisons également que les Brentano-Lieder, tous présents, sont disséminés dans l'album, et que cela désarçonnera peut-être ceux qui sont habitués à les écouter ensemble, sous forme de cycle. Le texte en français est signé André Tubeuf. Intéressant, il se conclut de la façon suivante: "Sûrement toute vraie Sophie, voix d'argent, porte dans son devenir l'or de la Maréchale qu'elle incarnera un jour. C'est cela, le monde vocal magique de Richard Strauss!". Un monde que cet enregistrement fait mieux que laisser entrevoir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Cinq étoiles de Maréchale ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poesie - Lieder de Richard Strauss (CD)
Malgré la pochette (et le titre ?) un peu tarte à mon goût, sans aucun doute un des meilleurs disques de Diane Damrau.Très remarquée à ses débuts dans le rôle de la Reine de la Nuit (l'air figurait dans le récital avec Jeremie Rohrer qui l'a fait connaître en France), Diane Damrau a poursuivi par des récitals mozartiens et coloratures qui m'ont un peu laissé sur ma faim. La concurrence, sans doute. Mais voici que dans cet ensemble de lieder de Richard Strauss avec orchestre, les références deviennent plutôt flatteuses. Plus phonogénique que celle de Natalie Dessay, la voix de la soprano allemande évoque souvent celle de la jeune Edita Gruberova avec ce petit plus de chaleur que lui inspire aussi la grande tradition orchestrale dirigée par son compatriote Christian Thielemann. Le pathos n'est en rien envahissant, la berceuse berce et n'assommera donc personne, même si l'on pourrait quand même espérer une baguette plus légère, une prise de son plus neutre ou une balance plus favorable à la voix par rapport à l'orchestre... Détails ? Moins crépusculaire que ceux de Schwarzkopff, moins capiteux que ceux (admirables) de Renée Fleming -il est vrai que les fameux Quatre derniers leaders ne figurent pas au programme- ce récital témoigne indéniablement de la fréquentation sur la scène des grand rôles straussiens par Diane Damrau. Certes pas encore une Maréchale, cela est vrai, mais quand même le "Zueignung" ne manque pas d'une belle autorité. Malgré quelques réserves de détail sur l'interprétation, ce programme vaut surtout pour son contenu, sans réelle concurrence moderne. Un tout qui vaut donc bien plus que l'addition de ses parties, mais aussi et surtout une nouvelle preuve de l'amour infini que Richard Strauss offrait dans sa musique à la voix de la femme. Parce que ce disque réussit à nous faire partager cet amour, j'ajoute un point à mon appréciation personnelle qui me ferait plutôt espérer, précisément, une Maréchale déjà adoubée pour (me) chanter ces lieder. "Lied der frau" ? On y est presque... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Les lieder de Strauss par ses plus grands défenseurs actuels!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poesie - Lieder de Richard Strauss (CD)
Sur la pochette, ce disque semble être un énième récital de Diana Damrau: c'est le cas, sauf qu'au lieu de mélanger des pièces déjà entendues mille fois et sans lien entre elles, nous avons le droit aux plus beau lieder pour orchestre de Richard Strauss.Beaucoup moins connu que les lieder de Mahler pour orchestre, les lieder de Strauss sont pourtant superbe, et certains sont même magiques : écoutez par exemple Winterweihe (plage 4) ou Zueignung (plage 16) et vous serait tout de suite conquis. Le second intérêt de ce récital Strauss est qu'il évite les Vier Letze Lieder, dont les références sont nombreuse (Janowitz/Karajan, Schwarzkopf 2 fois et dernièrement Flemming/Thielemann...), mais inclut en revanche les trop rare Brentano-Lieder Op68. Ceux-ci ponctuent le CD et ne sont pas ranger dans l'ordre, ce qui n'est pas génant du tout à l'écoute, si vous les voulez dans l'ordre, j'espère que votre lecteur CD contient un "programmeur" pour refaire le tri...ou rangez les dans le bon ordre sur votre lecteur MP3... Le troisième intérêt est le chef, certes controversé, surtout en France où les salles à l'acoustique désastreuse donne de lui l'image d'un chef très lourd et trop allemand. C'est cependant le meilleur interprète et le plus grand défenseur de Strauss, et ceux qui n'ont pas aimé son Rosenkavalier (DVD Decca déjà avec Damrau, Flemming et Koch chez Decca, concert il y a deux ans au Théatre des Champs pour les chanceux) ou qui n'aiment pas ses Beethoven -c'est mon cas-, devrait écouter ce CD. Tout y est magnifique. Ce CD a vraiment quelque chose de magique, et c'est clairement ce qui s'est fait de mieux dans Strauss depuis 30 ans pour moi, même si j'ai réécouté le CD Strauss par Schwarzkopf et George Szell, encore un cran au dessus, mais sans les Brentano-Lieder... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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