Commentaires client les plus utiles
20 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
des héros de tous les jours ..., 18 février 2012
La douée Maïwenn a choisi de réaliser son film comme s'il s'agissait d'un documentaire et pour mieux le prouver elle se réserve le personnage qui observe une équipe de brigade de mineurs. La mise en scène est très originale pour un film français par contre l'intérêt est assez inégal. Une équipe de policiers s'occupe des affaires ayant comme sujet des mineurs, des affaires de moeurs souvent. D'histoires glauques en histoires glauques, nous frôlons le pathos sans franchir la ligne fatidique. Nous voyons une équipe de flics qui a ses problèmes auxquels s'ajoutent ceux de leur boulot. Nous les voyons rire, péter les plombs et essayer de supporter leur taf. Un film intéressant à réserver aux adultes.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Les forces de Polisse, 26 février 2012
Comme il y a la réalité augmentée, on pourrait définir ce film comme un documentaire augmenté, c'est-à-dire réalisé avec la même exigence de qualité et de mise en scène qu'un long-métrage de fiction. De quoi s'agit-il ? Du quotidien d'une équipe de la Brigade de Protection des Mineurs, maltraitance, pédophilie, fugues, enlèvements, un quotidien tour à tour poignant, sordide, déchirant, épouvantable, mais aussi parfois drôle et réconfortant, quand les choses se terminent bien. On a beaucoup vanté l'interprétation de JoeyStarr ; pour moi, c'est un bon acteur, mais sans plus. Ceux qui sont époustouflants dans cette histoire sont les enfants : ils expriment une vérité qui fait oublier qu'ils sont en train de jouer un rôle, et cela en dit long sur l'exigence de la réalisatrice et son habileté à obtenir un tel miracle. Tous les acteurs sont impeccables dans leurs rôles respectifs, mais celle qui crève l'écran, une fois de plus, s'appelle Karin Viard. La fameuse scène d'engueulade avec Marina Foïs est souvent citée, mais K. Viard a tout au long du film des mimiques, des expressions, des gestes, des attitudes qui durent deux secondes et qui vous en disent des kilomètres sur son personnage. C'est là le travail d'une grande actrice. En fait, le grand mérite de ce film est de nous plonger dans une réalité dont nous voyons parfois le compte rendu dans la presse ou à la télé, mais que nous ne connaissons pas réellement. Ici, nous sommes au plus près des choses, et c'est pour cela qu'il faut voir ce film.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
24 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La grâce dans la fange, 30 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Polisse [Blu-ray] (Blu-ray)
Coup de coeur primé à Cannes, Polisse est une oeuvre de fiction qui est, selon la formule, "inspirée de faits réels". C'est pourquoi malgré son côté presque documentaire, c'est sur les critères d'une oeuvre de fiction, ce que ce film est avant tout, que je juge ici. Le scénario peut avoir ce côté vrai, il n'en demeure pas moins une superbe construction intellectuelle, alternant moments durs, voire insoutenables quand il s'agit de hurlements d'un enfant, et tranches de franche rigolade. Un humour noir et qui confine au scabreux mais dont on comprend que c'est une politesse face au désespoir qui guette (et qui fera ses victimes au sein de l'équipe). Et pour nous spectateurs, nous avons en effet besoin de ses pauses pour évacuer un peu de la tension qui nous gagne. Car "Polisse" (écrit à la façon d'un enfant", c'est le quotidien de la BPM (brigade de protection des mineurs), si violent - pédophilie, viols, incompréhension des proches, mépris de la société à l'encontre de ses agents etc. - qu'il ne peut que rejaillir sur ses membres. Leur travail est couvert par une photographe qui, protégée au début par la distance que crée l'objectif, ne peut s'empêcher de baisser son viseur... et de baisser sa garde. Bien sûr, avec Maïwenn, c'est toujours un peu le même principe - "Pardonnez-moi", "Le Bal des Actrices" - du film dans le film mais ce procédé n'a jamais été aussi légitime qu'ici. On peut s'étonner devant ces enfants dont on se demande comment ils ont été dirigés pour être aussi crédibles sur des faits aussi horribles. Mais en amoureux des acteurs et des actrices que je suis, je suis encore plus touché du talent dont fait montre la réalisatrice pour obtenir autant de vérité de ses interprètes : Joyestarr, Nicolas Duvauchelle, Jérémy Elkaïm etc., pour reprendre un cliché, ne "jouent pas", ils "sont" leurs rôles. Et ces actrices, de Karin Viard à Marina Foïs en passant par Sandrine Kiberlain et les autres, prises dans leur humanité, loin de tout glamour (elles ne sont pas maquillées, ce sont des visages "vrais" comme on n'en voit jamais au cinéma). Contrairement à ce qu'on a pu lire ici ou là, il ne s'agit pas d'un film complaisant pour la police. S'il est rendu hommage au travail de ceux qui sont sur le terrain, leur manque de moyens, les compromissions de leur hiérarchie sont montrés et dénoncés. Et, sans révéler d'éléments à ceux qui ne l'ont pas encore vu, la terrible réalité qui nous rattrape à la fin, est inexorable. Un grand et beau film.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|