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Commentaires client les plus utiles
15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Politique explosive et exaltante,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Politique du rebelle. Traité de résistance et d'insoumission (Broché)
Traité de résistance et d'insoumission : tout le propos du livre est contenu dans ce sous-titre.Le livre est très rigoureusement construit. Le lecteur n'est jamais perdu. Il requiert, cependant, des connaissances philosophiques dont les « thèses » de M. Onfray. On en trouve une synthèse parfaite dans La puissance d'exister : manifeste hédoniste. L'auteur nous propose, en introduction, une partie autobiographique captivante : la genèse du livre semble avoir ses racines dans sa première expérience professionnelle, à 16 ans, dans une fromagerie. Son second hapax existentiel... L'usine est décrite comme une « bête » immonde : les taches exténuantes à accomplir et les petits chefs despotiques... Déjà, le lecteur est happé physiquement : nausée, ambiance poisseuse... Le ton est donné et on est bousculé, au sens physique, du terme pendant toute la lecture. Un réquisitoire virulent et circonstancié contre toutes les formes d'injustice, qui sont scrupuleusement examinées, et un hymne à l'insoumission. Politique donc cette philosophie, explosive mais constructive surtout. Elle emporte le lecteur dans un tourbillon énergique et l'invite à poursuivre la brèche ouverte par Mai 68. Il convoque Aristote, Cicéron, Dante, les physiocrates, Leibniz, Hegel, Darwin, Bakounine, Marx, Proudhon, Adam Smith, Blanqui, Nietzsche, Foucault, Deleuze, Bataille, Leiris, Bourdieu... Une profusion de réflexions déclinées sur un mode puissant et guerrier mais sans ressentiment. Il brasse les concepts comme s'ils étaient de la « matière ». Si le constat est sombre, l'auteur ne nous laisse pas sans remédiation... bien au contraire. On en sort « dopé ». Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
« Une politique du corps »,
Par J-michel Tartayre (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Politique du rebelle (Poche)
Quatre parties composent cette oeuvre de Michel Onfray. Elles sont respectivement intitulées : « Du réel », « De l'idéal », « Des moyens » et « Des forces ». L'auteur s'y propose de soutenir la thèse selon laquelle la politique, classiquement définie par le dictionnaire comme « la manière de gouverner un État, de mener les relations avec les autres États », n'est acceptable que dans le cadre d'une approche libertaire qui place l'individu au premier plan et selon un rapport d'irréductibilité au corps social.Onfray, citant d'abord l'exemple des camps de concentration, démontre que la politique nazie est dans la pratique une monstrueuse entreprise de réification de l'homme qui, pour autant, ne peut réduire l'individualité, en d'autres termes l'être dans sa dimension de consubstantialité avec le corps : « Perclus de furoncles, défoncé par des anthrax, les plaies grouillantes de vers, la chair dévorée par les poux, la peau violette, des trous qui mangent le visage, le sang volé par la vermine, les membres gelés et pourris, rasé, tondu, forcé chaque jour à danser une danse macabre jusqu'à épuisement, effondrement, voire jusqu'à ce que la mort envahisse enfin et définitivement le corps - à ces dernières extrémités, le corps d'un homme triomphe en lieu inexpugnable de son humanité. » Au-delà de ce fait, qu'il qualifie d'apocalyptique, le philosophe observe que, malgré de telles leçons de l'Histoire, la politique ou plutôt les politiques contemporaines tendent toujours à assujettir, saisir « les énergies rebelles pour les altérer, les réduire, puis les détruire ». Comparant la mécanique du pouvoir, qu'elle soit celle du capitalisme débridé qui sévit de nos jours à l'échelle planétaire ou celle du totalitarisme, au Léviathan, dont il rappelle le sens étymologique de « monstre du chaos primitif, un genre de serpent, précise-t-il, capable d'engloutir le soleil d'un seul coup, fomentant ainsi des éclipses pendant lesquelles des sorcières lançaient leurs sorts », Michel Onfray se prononce pour une « mystique de gauche » en laquelle il voit moins la panacée contre l'hypocrisie et les inégalités sociales engendrées par un tel phénomène qu'une prise de position individuelle ancrée dans la voie d'un hédonisme perpétuant les principes de la philosophie nietzschéenne et radicalement opposé à l'esprit grégaire. À l'image de Pierre-Joseph Proudhon, Roger Vailland, Louis Auguste Blanqui, Georges Sorel, Michel Foucault, Georges Bataille ou encore Gilles Deleuze, l'homme de gauche, selon l'auteur, est un homme incorruptible, fidèle au « génie colérique de la révolution » décrit par Michelet dans l' « Histoire de la Révolution française » et inscrit dans la dynamique d'une action qui doit parachever celle de Mai 68. À cet égard, le modèle proposé par Onfray est celui du Condottiere, figure de la Renaissance italienne également mentionnée dans un autre ouvrage du même auteur qui a pour titre La sculpture de soi, en laquelle demeurent réunies les vertus touchant à l'éthique et à l'esthétique d'une existence toute entière axée sur la vitalité, la magnificence, dont la praxis se fonde sur un athéisme radical, libertaire : « Cyniques et dandys, libertins et romantiques, par leur geste propre, ont structuré le tempérament éthique du Condottiere. Pour parfaire la description et la compléter par sa dimension politique, il me faut dire que le contrepoint de ce personnage conceptuel suppose le Libertaire, moins anarchiste sur le mode ancien que dépositaire de cette tradition de la rébellion dans une perspective résolument moderne. Diogène et Baudelaire, Wilde et Carlyle réconciliés. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La puissance hédoniste,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Politique du rebelle (Poche)
Je dois à ce livre un appel d'air bénéfique dans mon cheminement philosophique. Michel Onfray est un maître dans la digression sans jamais nous ennuyer.Cette "politique du rebelle" est une invite a déclamer fiévreusement à la face de tout pouvoir un "non" catégorique. C'est un désir puissant de vivre ce que l'on est lequel Onfray ne cesse réveiller page après page. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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