Avant "Pollen", il y eut "Vurt" (dispo chez le même éditeur) et si l'on peut lire l'un sans l'autre, il est sans doute bon de se laisser littéralement couler dans cet univers totalement "incroyable".
Dans un ailleurs mutant, une autre dimension du temps et de la pensée, d'étranges personnages croisent leurs destins, vivent, meurent, aiment, vivent, meurent, aiment, etc.
Certes, Alice n'est plus au Pays des Merveilles et elle a trouvé les échos sonores des Divisions de la Joie doppées à de drôles de substances. Elle ira en enfer, en reviendra et le lecteur sortira de l'aventure en se demandant où il pouvait bien être.
Pollen, tout comme Vurt d'ailleurs, est un roman hallucinant mais qui possède sa logique. Faire le voyage, c'est aussi ne pas en revenir tout-à-fait. Bravo à La Volte d'avoir édité un des romans les plus originaux de l'année.
Brillant, difficile mais si hors norme que l'on ne peut qu'être intéressé par cette oeuvre.