Après avoir enchaîné succès sur succès depuis 1966, Polnareff sort en 1971 un album qui montre l'étendu de son talent.
Cela aurait dû être un concept album, des plages instrumentales reliant chaque chanson...
Mais Polnareff abandonne cette idée trop à la mode et signe simplement un des meilleurs albums de l'histoire de la Pop.
Du concept album restent trois instrumentaux ("Voyages", "Computer's Dream", "...Mais Encore"). Autant dire trois chefs d'oeuvre qui restent des références (notamment pour le groupe électro Air).
Et puis Polnareff se permet un clin d'oeil à ses influences américaines en nous assurant qu'il est "né dans un ice-cream". Des grandes paroles signées Dabadie sur un air jazzy endiablé...
"Petite, petite" est une sorte de regard en arrière que jette Polnareff. Avec humour, on mesure avec lui le chemin parcouru depuis ses débuts (cinq ans plus tôt).
Avec "Le désert n'est plus en afrique", Polnareff se montre désabusé (sans humour), ce qui est assez rare chez lui.
Attention CHEFS-D'OEUVRE : "Nos Mots D'amour" et "Qui a tué Grand'Maman". Paroles intelligentes et touchantes; mélodies au piano sublimes.
"Monsieur L'abbe" est une chanson cent pour cent seventies et très amusante.
Annonçant le rap (20 ans avant), "Hey You Woman" est une de ces recherches musicales impressionnantes que se permet parfois Polnareff.
On finit avec "A Minuit, A Midi". Une belle chanson pour finir..
...un album souvent sous estimé, à ranger pourtant à côté de "Melody Nelson" de Gainsbourg (ne me dites pas que vous ne l'avez pas celui-là).