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1.0 étoiles sur 5
sans intérêt,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Populismes : la pente fatale (Broché)
Mal écrit, confus, difficile à lire, le titre est alléchant et c'est tout.Le prix qu'il a eu est absolument pas mérité. Une grosse déception Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3.0 étoiles sur 5
Fait de société,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Populismes : la pente fatale (Broché)
C'est une étude intéressante mais aride,présentant et commentant un grand nombre de statistiques sur lesquels s'appuie l'auteur. Peut-être aurait-il pu présenter tous ces chiffres sous la forme de tableaux pour alléger le texte.
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15 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Populisme : objet politique mal identifié,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Populismes : la pente fatale (Broché)
Un spectre hanterait l'Europe : le populisme. De la Scandinavie à la Méditerranée, des démocraties d'Europe occidentale jusqu'aux anciens pays communistes, le populisme, tel un cancer mortel, rongerait nos sociétés. J'avoue que j'ai toujours été plutôt dubitatif vis-à-vis de cette notion qu'un peu trop rapidement, selon moi, l'on rangerait dans la catégorie de concept de la science politique. À entendre ce qui serait populiste - le « non » au référendum sur la constitution européenne, l'hostilité à l'immigration sans frein, l'opposition au libéralisme économique, etc. - j'ai souvent eu l'impression qu'est populiste toute idée qui ne correspond pas au mode de pensée du bobo germanopratin et que l'on affuble de cette sémantique pour mieux l'écarter du débat, sans autre forme de procès.Et bien, quoi qu'il ait pu avoir le Prix du livre politique 2012 et le Prix des députés - je suis étonné par la première distinction, moins par la seconde... - le livre de Dominique Reynié, loin de me faire changer d'avis, m'a plutôt conforté dans mon opinion négative. En premier lieu, je suis très surpris qu'une notion a priori aussi floue que le populisme n'ait pas suscité dans l'ouvrage une tentative de définition synthétique qui aurait utilement aidé à éclairer le lecteur. On peut effectivement chercher : une telle définition fait défaut. Ce qu'on observe, en revanche, ce sont des différences d'acceptions qui sont loin d'être neutres. Ainsi par endroit, le populisme semble être entendu comme contraire de « modéré » (par exemple, p. 187, p. 211), ou alors, dans une variante proche, opposé aux partis de gouvernement. C'est ce qui permet à l'auteur de ranger, pêle-mêle, dans la nébuleuse populiste : le PCF, les formations d'extrême gauche et les partis d'extrême droite (p. 115). C'est sans doute aussi ce qui ferait de Mélanchon un leader populiste... Mais, l'absence de modération - si cela a un sens - ou le fait que tel parti ne soit pas fréquemment appelé à diriger les affaires, sont-ils des caractéristiques suffisantes pour mettre dans un même ensemble des composantes par ailleurs si différentes (cf. par exemple la conflictualité actuelle entre M. Le Pen et J.-L. Mélanchon) ? Ailleurs, dans l'ouvrage (notamment p. 243-245) le populisme qualifie plutôt une attitude politique qui serait fondée sur l'émotionnel. « Le populisme est une politique de l'émotion » dit Reynié (p. 243). Soit ; mais n'est-ce pas là une approche très bien partagée, en définitive, par les formations politiques ? Quand Nicolas Sarkozy s'exclame avec un air faussement tragique que « l'Euro, c'est la paix en Europe », ne joue-t-il pas, lui aussi, avec les peurs et les émotions ? Ou lorsque dans un bel élan de générosité, dans une assemblée générale de « Verts », on exhorte à la totale liberté des flux migratoires, ne serait-on pas non plus populiste, ou pour reprendre un autre terme, qui d'ailleurs est plus adéquat ici, démagogique (en se rappelant évidemment qu'il y a autant de démagogies que d'électorats ou de lectorats...). Mais à côté de ces caractérisations de forme (caractère extrémiste, recours à un langage émotionnel...), le livre renvoie aussi le populisme à un contenu particulier. Cependant, de ce point de vue aussi, les possibilités de variation d'une illustration à l'autre, sont loin d'être négligeables. Elles peuvent même être tellement fortes qu'elles conduisent à dénier la pertinence d'un rapprochement de certaines formations sous l'étiquette unique de populisme. En effet, si l'extrême droite s'avère hostile à l'immigration et, de plus en plus, à l'islam, on trouve des positions diamétralement opposées dans ce qu'il conviendrait d'appeler le populisme de gauche d'un Mélanchon ou du NPA. De même, si dans le « populisme patrimonial » - cette novation théorique dont semble être fier l'auteur -, l'antifiscalisme et la défense des avantages économiques des riches sont des traits distinctifs majeurs, quel est l'intérêt heuristique de rapprocher dans la même soupe populiste, les avocats de telles idées et ceux qui les pourfendent ? Un concept ne vaut que s'il aide à penser ; or, le populisme, comme catégorie politique, contribue plutôt à obscurcir les significations... Mais la notion de populisme - et d'une certaine manière le livre de Reynié - ont surtout pour travers majeur de polluer certains débats, voire de les prohiber. Le populisme, nous dirigeant vers « une pente fatale », toute idée qui s'y rattache est nécessairement suspecte, tandis que toute thèse ou toute valeur à laquelle il s'attaquerait serait nécessairement bonne. On en arrive à des outrances à peine croyables dans le livre. Ainsi, les problèmes économiques européens et leur absence de résolution seraient imputables aux populistes : « Quand la crise menace l'Europe, les populistes en fragilisent la gouvernance » (p. 252). N'est-ce pas plutôt la conception d'une Europe libérale qui rend difficile la mise en place de régulations ? Bien plus, le populisme « va contre l'histoire » (p. 252). Comme s'il y avait des conceptions politiques allant de soi, transcendant les luttes d'intérêts et les débats d'opinion, et qui s'inscriraient dans l'inéluctabilité de la chose prédéterminée. Et pour illustrer son point de vue, Reynié traite de l'immigration, parlant de « l`impossible refus de l'immigration ». (Ce thème est très important dans l'ouvrage, au point que lorsqu'on lit la quatrième de couverture, on pourrait croire qu'il s'agit d'un ouvrage sur l'immigration...). D'après Reynié, on ne pourrait empêcher l'immigration. Tout d'abord parce que cette attitude éventuelle serait populiste et donc par essence nocive. Ensuite et surtout ce sont les dynamiques démographiques en Europe qui rendraient inéluctable l'immigration. Les taux de fécondité seraient si bas qu'on ne saurait se passer des populations extérieures. Pourtant, en France, comme le reconnaît l'auteur, le taux de 2,0 environ permet le renouvellement naturel. Et puis, comment l'auteur peut-il juger de l'inéluctabilité de l'immigration sans considération du chômage dans les pays européens ? Pas un mot dans le livre sur ce sujet. Or, le chômage européen est un phénomène d'ampleur, renforcé par la crise de 2007-2008 et celle des dettes souveraines : 10% en France, à peu près autant en Italie, 14% au Portugal, 23% Espagne... En l'état actuel, de nouveaux immigrés ne seraient-ils pas, dans une large mesure, de nouveaux chômeurs ? Et puis, une société a la possibilité de jouer sur quantité de variables pour faire face à une baisse de natalité et au vieillissement de la population sans recourir à l'immigration : allongement de la durée d'activité, autre partage de la valeur ajoutée, incitations à la natalité... Curieusement, dans le livre, le Japon est utilisé comme une illustration de l'impossible refus de l'immigration (p. 256-258), alors que précisément ce pays montre qu'il est possible de maintenir une situation économique plutôt florissante avec une démographie déclinante et une très faible immigration. Précisément l'immigration comme tant d'autres sujets (le libéralisme économique, l'Europe, etc.) relèvent de choix politiques. On peut disqualifier certaines thèses en recourant à l'épithète péjorative de « populiste », on peut prétendre que d'autres vont dans le sens de l'histoire, cela ne change rien à l'affaire : ce sont bien des choix politiques, et c'est valeur contre valeur, argument contre argument, que le débat démocratique doit contribuer à faire émerger les options estimées préférables par la population et ses représentants. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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