Troisième album d'Echo, et nouveau chef-d'oeuvre. Plus difficle d'accès que "Crocodiles" et "Heaven Up Here", la musique de "Porcupine" est à l'image de la pochette (rompant avec les ambiances crépusculaires, le groupe cette fois pose de jour dans un paysage enneigé d'Islande): plus froide, moins accueillante (en apparence seulement), elle accorde encore la priorité aux climats plutôt qu'à la composition proprement dite (à part les singles "The Cutter" et "The Back Of Love"); qu'importe, le résulat est superbe. Les musiciens ont acquis une maîtrise formidable de l'espace ("Clay", "My White Devil", "Gods Will Be Gods") et des textures sonores; l'album recèle des fulgurances inédites ("Porcupine", "In Bluer Skies"...) "Porcupine" est le disque d'Echo le plus difficile à appréhender, mais c'est peut-être aussi le plus beau.