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Portrait d'une enfant déchue [Blu-ray]

Faye Dunaway , Barry Primus , Jerry Schatzberg    Tous publics   Blu-ray
4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
Prix : EUR 19,99 LIVRAISON GRATUITE Détails
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Faye Dunaway, Barry Primus, Viveca Lindfors
  • Réalisateurs : Jerry Schatzberg
  • Format : Couleur, Cinémascope
  • Langue : Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2 (Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.)
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Carlotta Films
  • Date de sortie du DVD : 22 février 2012
  • Durée : 104 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
  • ASIN: B006CP512O
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 8.739 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Contenu additionnel

Nouveau master restauré HD

. LE FILM RÉVÉLÉ (13 mn)
Cinéphile pionnier, défricheur de grands auteurs, Pierre Rissient raconte sa découverte de
Portrait d’une enfant déchue en 1970 au Festival du film de San Francisco.

. ILLUSION ET RÉALITÉ (51 mn)
Dans cet entretien exclusif dirigé par Michel Ciment (directeur de la revue Positif), Jerry
Schatzberg revient sur sa première oeuvre cinématographique au gré de nombreux souvenirs
personnels.

. BANDE-ANNONCE 2011


Descriptions du produit

Synopsis

Ancienne célébrité de mannequinat, Lou Andreas Sand s'est isolée dans une maison au bord de l'océan où elle tente de vivre autrement, en se consacrant à la poésie et à la sculpture. Abîmée par la dépression et les excès, elle reçoit la visite de son ami photographe Aaron Reinhardt. Il tente avec elle de faire le point sur sa vie...

Descriptions du produit

PORTRAIT D'UNE ENFANT DECHUE BLU-RA

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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
Un chef d'oeuvre oublié. 28 février 2012
Par Shan TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
Le film raconte la vie d'une jeune femme mannequin qui a réellement existée, son ascension et sa descente aux enfers racontée par l'heroine qui vit seule isolée du monde à un ami photographe. C'est justement un photographe de mode qui passe derriere la camera Jerry Schatzberg pour evoquer le milieu qu'il connait, une passionnante interview du cineaste de 50 minutes en bonus pour nous donner un autre eclairage sur ce film, et sa mauvaise reception. 40 ans plus tard, les eloges se multiplient sur cet authentique chef d'oeuvre sorti de l'oubli, film simple, beau, touchant, profond, austere, photo splendide, et Faye Dunaway dans un role at un film aussi important que Bonnie and Clyde et Chinatown, une sortie en DVD pour un chef d'oeuvre rare et sombre.
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Par Harpon
Format:DVD|Achat authentifié par Amazon
Connaissez-vous Lou Andreas Sand ? C''était un mannequin célèbre, adulé, choyé, préféré, recherché par les plus grands photographes. Sa beauté stupéfiante s''étalait sur les couvertures des plus prestigieux magazines. Tout lui était promis, tout lui était dû. Et puis la pression de ce succès hors normes s''est faite de plus en plus pesante, insupportable. La dépression a suivi, les médicaments, l''internement pendant un temps. Recluse dans une maison au bord de la mer, près de New York, Lou essaie de se souvenir de son passé brillant et de sa chute, à la demande d''Aaron, photographe et ami, ancien amant, qui aimerait faire un film sur elle.
Sur cette base (une histoire vraie arrivée à l''une de ses amies, Anne St. Marie), Jerry Schatzberg nous offre un film magnifique. Le fait qu''il était un photographe de mode célèbre à l''époque, avant de devenir réalisateur, et que Faye Dunaway avait eu une liaison avec lui et sans doute l'occasion d'approcher ce milieu, contribuent à la force et à la vérité de « Portrait d''une enfant déchue ». Ils savaient tous les deux de quoi ils parlaient, et le résultat est un captivant portrait de femme à travers le prisme de la mode, univers à la fois sublime et factice, exprimé par Faye avec justesse et subtilité.
Dans la maison près de la mer, Lou se raconte devant Aaron et un magnétophone qui tourne, et on revit son passé en images et en sons : le succès, les excès, la chute. La réalité se mêle à la fiction, à l''imagination, au fantasme. Faye Dunaway est présente pratiquement dans chaque scène, et l''on est fasciné par son talent et sa beauté ; les autres personnages ne sont que des ombres qui passent. La photographie est magnifique, le récit se déroule comme une tragédie à facettes, avec des scènes qui vous restent longtemps devant les yeux après avoir vu le film.
J''utilise rarement le mot chef-d''œuvre dans mes commentaires, je ne cède pas à l''inflation des mots. Mais ici, ce terme est justifié. Il faut voir et revoir ce film, que vous trouverez peut-être un peu lent par moment, comparé à la narration frénétique de la plupart des films aujourd'hui. Prenez votre temps pour le savourer, avec cette magnifique édition restaurée que nous offre Carlotta : image superbe, son impeccable, V.O. sous-titrée, sans version doublée, ce qui aurait été un crime. Merci Carlotta.
P.S. En bonus, un entretien de Pierre Rissient, qui fit découvrir le film en France, et une interview de 51 mn de Jerry Schatzberg par Michel Ciment (Positif), qui jette un éclairage extrêmement intéressant sur le film. Un regret : que Faye Dunaway n'ait pas été elle aussi interviewée.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
Par LD COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS
Format:Blu-ray
NB Voir ci-dessus pour le synopsis, le commentaire de freddiefreejazz (auquel je réponds en partie), et tout en bas de mon commentaire pour ceux qui ne voudraient que l'appréciation de l'édition (excellente) proposée par Carlotta.

Petit prélude personnel : il y a une quinzaine d'années, quand les films de certains cinéastes américains des années 60-70 avaient presque disparu - ni passage dans les salles de répertoire, ni édition vidéo - je faisais tout pour les voir. C'est à cette période que j'ai vu, avant ne qu'ils ressortent dans de bonnes conditions, les premiers films de Terrence Malick - il n'existait même plus de copies vo de Badlands en circulation par exemple - et les premiers films de Jerry Schatzberg. Tandis que Scarecrow / L'Épouvantail (1973), son 3ème film, était encore visible de temps à autre, ce n'était plus le cas de Puzzle of a Downfall Child / Portrait d'une enfant déchue (1970) et The Panic in Needle Park / Panique à Needle Park (1971). Aiguillonné par ce qu'en disaient Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans leur 50 ans de cinéma américain, je guettais ces films, finis par les voir à l'occasion de séances exceptionnelles, et fus de fait conquis par ces oeuvres à la fois représentatives de leur époque et finalement assez singulières. Comme leur auteur, Jerry Schatzberg, qu'on ne sait jamais trop classer dans le cinéma américain de l'époque, car il a fait souffler le même vent de liberté que bien d'autres des cinéastes de l'époque, qu'on a regroupé sous l'appellation "Nouvel Hollywood", sans pour autant partager énormément de choses avec eux et peut-être surtout sans avoir jamais eu le quart de leur succès commercial. Je reste très admirateur de ces trois films, mais je dois également avouer qu'à revoir Portrait... à une quinzaine d'années de distance, j'ai eu une petite déception. Non pas que j'aie fantasmé le film à la première vision ou que je l'aie idéalisé au-delà du raisonnable par la suite. Mais il est vrai que - pour donner pleinement raison à freddiefreejazz avant de le contredire quelque peu - le goût de Schatzberg pour la psychologie, voire la psychanalyse (je n'irais pas forcément jusqu'à lacanienne quant à moi), alourdit certains passages et affaiblit quelque peu le film... qui reste malgré tout un très bel exemple de l'évolution du cinéma américain au tournant des années 70, et une oeuvre réussie.

Les défenseurs de ce film étaient à l'époque de la sortie essentiellement français. Aux Etats-Unis, le film fut rejeté par la puissante critique new-yorkaise et passa inaperçu. Il fut même remonté, pour un résultat lamentable et qui bien sûr ne changea rien à sa destinée commerciale. Si l'on excepte Tavernier et Coursodon, les deux plus grands soutiens des premiers films de Schatzberg sont convoqués pour cette édition par Carlotta : l'éminence grise du cinéma mondial, notre plus grand découvreur de talents et passeur, Pierre Rissient, qui fut le maître d'oeuvre de la sortie du film en France; le critique Michel Ciment, qui signa quelques années plus tard un livre sur le photographe et cinéaste, Schatzberg de la photo au cinéma. Les uns comme les autres, à commencer par Rissient qui reconnaît bien volontiers qu'en allant voir le film il n'attendait pas grand-chose en raison de la réputation de Schatzberg comme photographe de mode et playboy, insistent sur le fait qu'il ne s'agit pas du film biographique de photographe de mode que les critiques américains ont stigmatisé. Schatzberg revient sur son travail avec son chef-opérateur Adam Holender, qui certes pour les séances de pose du film adoptait un éclairage proche de celui qu'on utilisait dans la mode, mais qui à côté de cela adaptait son style photographique aux lieux de tournage et aux climats recherchés. C'est en ce sens que Tavernier et Coursodon avancent que la photographie du film est soumise à la mise en scène, à l'inverse de ce qui se passe dans ce qu'on appelle généralement les 'films de photographe', où la photographie phagocyte tout le reste et donne un résultat esthétisant qui passe tout à la même moulinette. D'ailleurs, cela éclate d'autant plus si l'on met côte à côte certains passages - ce que rend tout à fait possible le dvd ou le blu-ray - sans parler de si l'on regarde ce qu'ont fait Holender et Schatzberg dans Panique à Needle Park. Par ailleurs, ce que son film a de biographique est bien sûr dû au fait qu'il connaissait bien le milieu, mais surtout qu'il avait enregistré au magnétophone les confessions d'une de ses modèles, Anne St. Marie, qui à 30 ans avait senti le vent tourner et sombré dans une grave dépression. Cela étant, même touché par le destin de quelqu'un qu'il connaissait, Schatzberg entend bien qu'on considère son film comme une fiction : "Au final, le scénario se compose de 85% de fiction et 15% de la vie d'Anne St. Marie. Même ces 15% ont été élaborés uniquement à partir d'indices qu'elle a donnés. Sa vie était différente de celle de Lou Andreas Sand : elle était mariée et avait des enfants par exemple." Ni 'film de photographe' au sens où Schatzberg aurait appliqué son style photographique ou figerait indûment la matière - il y a des moments plus figés dans le film, mais ils alternent avec d'autres, aucun systématisme n'ayant présidé au tournage - ni plate confession biographique, le film bénéficie de l'interaction de la structure adoptée et des choix de mise en scène. En aucun cas je ne peux conclure comme le fait freddiefreejazz, pour le dire plus rapidement, que la forme serait d'une manière ou d'une autre dissociée du fond.

Si le film avait été linéaire, sur le schéma bien répertorié de l'ascension et de la chute d'un personnage qui connaît le succès puis la déchéance, il aurait été d'un intérêt très limité. Schatzberg a bien dû le sentir, la fragmentation du récit lui permettant non seulement de faire état d'un tourment intérieur mais également de remettre en question à la fois ce qui est dit et montré. Plus que d'un 'portrait', il s'agit bien comme l'annonce le titre original d'un 'puzzle'. Le portrait est-il complet lorsque le puzzle a été complété? Pas vraiment. Au-delà des blancs qui sont fort heureusement laissés ici et là, les décalages créés par le montage image et le montage son montrent bien qu'il s'agit de ne pas être dupe, non seulement des propos du personnage qui voit midi à sa porte et se contredit plus souvent qu'à son tour, mais aussi plus généralement des apparences. La forme n'est donc pas extérieure, et comme l'assure Ciment dans son livre, "chaque solution plastique ou de montage frappe par sa sobriété et sa rigueur". Là où le bât blesse, ce ne sont à mon sens pas les choix de structure ou les choix stylistiques - ni même les choix chromatiques, comme par exemple le blanc pour les scènes à l'hôpital psychiatrique, que je ne qualifierais de toute façon pas, pour ma part, de voyeuristes. Mais bien le côté effectivement un peu scolaire avec lequel Schatzberg et Adrian Joyce au scénario explorent les gouffres dans lesquels tombe Lou Andreas Sand. Si la structure permet de créer l'intérêt, mais aussi une certaine complexité dans le rapport qui se construit entre le personnage et le spectateur, certaines scènes semblent à l'inverse un peu longues et convenues pour rendre compte de la déchéance du personnage. Ainsi des scènes allant de son 'mariage' à l'internement, qui plombent quelque peu le film, au même titre que certaines des clés de lecture du comportement ou de la psychologie du personnage. D'ailleurs, je comprends mal comment freddiefreejazz peut regretter cet alourdissement (qui a franchement gâté nombre de films américains à partir des années 50, beaucoup plus que celui-ci à mon sens) et comparer ce film à ceux de Bresson, dont on sait à quel point ils étaient anti-psychologiques, les 'modèles' bressoniens étant bien loin du jeu d'une Faye Dunaway. Pour le reste, la façon dont le film expose une société ayant le culte des apparences et de la nouveauté à tout prix n'a de toute évidence pas tellement vieilli. Lire la suite ›
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