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Portrait d'une enfant déchue

Faye Dunaway , Barry Primus , Jerry Schatzberg    Tous publics   DVD
4.1 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Faye Dunaway, Barry Primus, Viveca Lindfors, Barry Morse, Roy Scheider
  • Réalisateurs : Jerry Schatzberg
  • Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
  • Langue : Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Carlotta Films
  • Date de sortie du DVD : 22 février 2012
  • Durée : 99 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.1 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)
  • ASIN: B006CP51P6
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 2.525 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Contenu additionnel

Nouveau master restauré HD

. LE FILM RÉVÉLÉ (13 mn)
Cinéphile pionnier, défricheur de grands auteurs, Pierre Rissient raconte sa découverte de
Portrait d’une enfant déchue en 1970 au Festival du film de San Francisco.

. ILLUSION ET RÉALITÉ (51 mn)
Dans cet entretien exclusif dirigé par Michel Ciment (directeur de la revue Positif), Jerry
Schatzberg revient sur sa première oeuvre cinématographique au gré de nombreux souvenirs
personnels.

. BANDE-ANNONCE 2011

Descriptions du produit

Synopsis

Ancienne célébrité de mannequinat, Lou Andreas Sand s'est isolée dans une maison au bord de l'océan où elle tente de vivre autrement, en se consacrant à la poésie et à la sculpture. Abîmée par la dépression et les excès, elle reçoit la visite de son ami photographe Aaron Reinhardt. Il tente avec elle de faire le point sur sa vie...

Descriptions du produit

PORTRAIT D'UNE ENFANT DÉCHUE

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Commentaires en ligne 

4.1 étoiles sur 5
4.1 étoiles sur 5
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un film-phare 7 septembre 2012
Par Clitandre TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:DVD|Achat authentifié par Amazon
« Portait d'une enfant déchue » : le titre français escamote le fait que le spectateur du film se trouve bien face à un puzzle. Un portrait livré en pièces éparses et dont rien n'assure qu'il n'en manque pas.... La succession des séquences au présent et des différents flashbacks, n'a pas pour but de lier le tout logiquement, mais au contraire de créer des doutes. Contrairement à un film d'action, où l'on attend sans cesse l'image suivante, le spectateur ici scrute l'écran plan par plan (« Qu'y a -t-il à voir dans cette image ? ») avec le sentiment grandissant qu'il n'y a peut-être rien au-delà des apparences. « Ce qu'il y a de plus profond en l'homme, c'est la peau.» (Paul Valéry)
« Puzzle of a downfall child » a été présenté au festival de San Francisco en 1970. Les critiques américains unanimes l'ont rabaissé avec une formule assassine : « un film de photographe de mode ». Le réalisateur, Jerry Schatzberg était à ce moment un photographe déjà très connu, dont les photos de mode et de célébrités paraissaient dans des magazines tels que Vogue. Les critiques sont venus voir son film avec cet a priori, qui les a aveuglés. Un film de photographe : so what ? (et alors ?). Il se trouve que ce premier film de J. Schatzberg (qui par la suite a réalisé Panique à Needle Park , l'Epouvantail...) est tout simplement bouleversant, sur le fond comme sur la forme.
L'histoire qu'il raconte est ancrée dans le réel : J. Schatzberg avait lui-même enregistré au magnétophone les confidences d'une amie mannequin en crise et ceci résume la trame du film. La personnalité de son amie et les difficultés psychologiques qu'elle traversait ont été scénarisées sous la forme d'un récit éclaté dans lequel souvenirs vrais ou faux se mêlent. L'interprétation de Faye Dunaway ne peut laisser personne indifférent : elle s'était déjà illustrée dans Bonnie and Clyde et sa liaison amoureuse avec Jerry Schatzberg, qui durait depuis deux ans, prit fin avec ce tournage (quand le personnage, Lou, dresse la liste des photographes avec qui elle ne veut plus travailler, on peut lire le nom de Schatzberg écrit de la main de Faye, au-dessus de celui qu'elle ajoute). Dans ce film, elle parait tour à tour (elle ou Lou, son personnage ?) séduisante, agaçante, angoissante, belle, redoutable, pitoyable... narcissique.
Le film a été projeté deux semaines dans un petit cinéma new-yorkais et a failli disparaître dans les oubliettes ; le français Pierre Rissient, qui était présent à la présentation à S.F. et qui était déjà une personne influente a fait ce qu'il fallait pour lui donner une deuxième chance. On peut donc dire que le film est « vraiment » sorti en 1972 à Paris (et il vient de re-naître en 2011 avec la numérisation et l'édition en DVD). Changement total de point de vue des critiques, les uns insistant sur la performance de Faye Dunaway, d'autres soulignant l'intelligence du scénario, ou le brio du montage, ou encore comparant Schatzberg à Bergman , Antonioni, etc...
La forme choisie pour composer ce film (l'intrication subtile de scènes au présent et de flashbacks, la superposition d'une voix off et d'images-souvenirs parfois en décalage ou en opposition) permet au spectateur de s'affronter à la complexité d'une subjectivité d'une manière rarement aussi intense au cinéma... Quelques années auparavant, dans la conclusion de son cours d' « Esthétique et psychologie du cinéma » à l'IDHEC, Jean Mitry espérait pour l'avenir un type de film « brassant les temps et les espaces, le présent et le passé, l'être et le paraître, l'imaginaire et le réel, tenant à la fois du reportage et du récit, du rêve et de l'observation, intégrant la durée, suivant le devenir des êtres ». Le film que vous allez voir est une parfaite réussite de ce pur cinéma résolument moderne.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre oublié. 28 février 2012
Par Shan TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
Le film raconte la vie d'une jeune femme mannequin qui a réellement existée, son ascension et sa descente aux enfers racontée par l'heroine qui vit seule isolée du monde à un ami photographe. C'est justement un photographe de mode qui passe derriere la camera Jerry Schatzberg pour evoquer le milieu qu'il connait, une passionnante interview du cineaste de 50 minutes en bonus pour nous donner un autre eclairage sur ce film, et sa mauvaise reception. 40 ans plus tard, les eloges se multiplient sur cet authentique chef d'oeuvre sorti de l'oubli, film simple, beau, touchant, profond, austere, photo splendide, et Faye Dunaway dans un role at un film aussi important que Bonnie and Clyde et Chinatown, une sortie en DVD pour un chef d'oeuvre rare et sombre.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Mr. Daniel Zehnacker TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD|Achat authentifié par Amazon
Dans l'excellente interview de 50 minutes qui accompagne le DVD (celui-ci uniquement en vo. sous-titrée, ce qui ne plaira pas à tout le monde!) Jerry Schatzberg explique très bien la génèse de son film, qui est bien un PUZZLE et non pas un PORTRAIT, comme le laisse entendre le titre français. Inutile donc de revenir là-dessus.
Le réalisateur a la pudeur de ne pas insister sur les relations scabreuses de son héroïne, relations notamment avec un homme âgé alors qu'elle n'avait que 14-15 ans. Le sujet, prétexte sans-doute à sa future dépression, ne sera qu'effleuré. Mais même dans cette scène, on ne voit pas "l'enfant Lou Andreas" mais la femme, ce qui ne fait qu'accentuer la confusion entre la réalité et le mensonge qui sont révélés par Lou à son ancien photographe et ami, qui est venu la voir et enregistrer son histoire dans l'éventualité d'en faire un film.
Schatzberg, photographe de mode avant d'être réalisateur, nous emmène sans fausse note dans cet univers particulier qui ne fait que confirmer la précarité de la célébrité. Mais ce problème de la longétivité peut aussi bien s'appliquer dans un tout autre domaine : le sport, par exemple, où les yeux sont toujours fixés sur la super-vedette qui saura susciter l'intérêt uniquement le temps qu'elle accumulera les performances.
Schatzberg joue parfaitement avec les couleurs : le maquillage éclatant de la star dans ses moments de gloire, la souffrance sans fards dans la blancheur de l'hopital psychiatrique pendant la dépression, et le retour à la "normalité" dans l'ambiance douce-amère de la maison au bord de la mer où elle dévoile ses confidences à son ami Aaron. Faye Dunaway (qui fut la compagne de Schatzberg avant le film) montre toutes les facettes de sa vulnérabilité, de ses doutes, sans arriver à vraiment les expliquer, comme s'il y avait un voile entre elle et ce qu'elle ne peut pas révéler et, dans ces cas-là, elle préfère avoir recours au mensonge, comme dans cette scène superbe où elle se prépare à épouser Mark (un publicitaire joué par le beau Roy Scheider) et où on la voit en robe blanche, alors que 5 minutes après elle réapparait pour le mariage, mais cette fois-ci dans la même robe, mais en noir, montrant ainsi son refus à cette union qui ne se fera pas.
L'intérêt du film est justement de nous proposer un puzzle, tout en ne nous donnant pas toutes les pièces qui pourraient nous permettre de résoudre facilement sa reconstruction. A nous de deviner dans quelle scène se trouvent les pièces manquantes...
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