Une écrivaine est recrutée par un patron de multinationale pour écrire sa biographie dorée. Celui-ci est indécemment riche, cynique, brutal, misogyne, paranoïaque, mégalomane, chantre extatique de l'économie de marché, entourée de courtisans qui se soumettent sans broncher à ses moindres caprices et finit dans le charity business pour donner un sens à sa vie.
En écho à ce portrait du businessman tout en finesse, l'écrivaine-narratrice nous fait part de ses états d'âmes qui se débattent entre fascination et dégoût.
Le tout est raconté de manière assez amusante et goguenarde sans que cela provoque pour autant l'hilarité.
Cela étant, je ne saurai dire s'il faut y voir un roman politique, une réflexion éthique sur le rôle de l'écrivain face au pouvoir économique ou sur la vanité du pouvoir ou encore un simple exercice de style. A moins que cela soit tout un peu à la fois. La conséquence est que cette lecture finit par créer un sentiment de lassitude et d'incrédulité en dépit d'une maîtrise certaine de l'écriture.