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Pour en finir avec le sexisme
 
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Pour en finir avec le sexisme [Broché]

Guillaume Carnino
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Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

" Un petit garçon ne pleure pas ! " ; " Une petite fille ne doit pas se salir ! " ; " Oh, qu'il est costaud ! " ; " Oh, qu'elle est mignonne ! " ; " C'est un séducteur, quel Don Juan ! " ; " C'est une séductrice, quelle salope ! ". Souvent jugées innées, les différences entre hommes et femmes sont fabriquées par une société sexiste. En faisant un panorama des situations et domaines dans lesquels s'opère la construction sociale du masculin et du féminin (petite enfance, jeux, école, sexualité, famille, publicités, travail, etc.), ce livre questionne les racines de la domination des hommes sur les femmes. Il propose des pistes théoriques et militantes pour remettre radicalement en cause les fondements du sexisme et du patriarcat.

Biographie de l'auteur

Son implication dans plusieurs groupes féministes et ses études de sociologie, d'histoire et de philosophie, ont permis à Guillaume Carnino d'élaborer une réflexion de terrain, à la fois pluridisciplinaire et originale.

Détails sur le produit

  • Broché: 127 pages
  • Editeur : Editions L'échappée (1 avril 2005)
  • Collection : Pour en finir avec
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2915830029
  • ISBN-13: 978-2915830026
  • Moyenne des commentaires client : 4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 403.740 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une synthèse à faire circuler, 9 mai 2009
Par 
M. Sebastien Hovart (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour en finir avec le sexisme (Broché)
Un livre de vulgarisation sur le sexisme qui fait bien son boulot (en tout cas pour ce que je peux en juger), ça fait plaisir. Bon, je vais relativiser tout de suite l'aspect vulgarisation : pour les deux tiers du bouquin, oui, c'est de la vraie vulgarisation accessible, que ça devrait même être obligatoire dans les collèges ou les lycées. En effet, la première partie, intitulée « La construction sociale du genre » passe en revue un certain nombre de milieux et situations sexistes, et montre comme le genre fonctionne et comment le sexisme existe. J'irais jusqu'à dire, le prouve, et ça, ça devrait être diffusé de manière systématique. La seconde, sur les rapports hiérarchiques, attaque les fondements du système sexiste, sa construction, et sa relation au pouvoir et à l'organisation familiale et politique de la société. Ca se complique, forcément, mais ça reste accessible. La troisième partie, bon, moi ça m'a beaucoup intéressé, mais quand on commence à vulgariser Judith Butler, bon, on reste dans des choses compliquées et très abstraites. Alors, oui, c'est de la vulgarisation, mais il faut déjà avoir envie de s'attaquer à ce genre de pensée, c'est pas reposant. Mais c'est passionnant. C'est aussi la partie la plus militante, ou peut-être la plus personnelle, puisque c'est celle qui essaie de répondre à la question de comment en finir avec le sexisme. Je vous rassure, il ne propose pas de solution magique et naïve, au contraire. Bref, du bon contenu, rendu plus ou moins abordable selon le point duquel on part, mais synthétisé et accessible. Et c'est fait de manière lisible, documentée, c'est-à-dire sans prétendre réinventer quoi que ce soit et en citant une abondante bibliographie, du travail sérieux, quoi. Et si l'auteur pousse dans un sens en termes de parti pris, c'est de celui de la pensée radicale (mais des solutions réfléchies), ce que, personnellement, je ne vos pas de raisons de critiquer.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les hommes contre le sexisme, 27 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour en finir avec le sexisme (Broché)
Un petit ouvrage (écrit par un homme) qui nous éclaire sur l'absurdité (le non-naturel) de la division binaire en homme et en femme de nos sociétés qui nous pré-destinent (avant nos naissances) à des attitudes imposées (attribuées en fonction du sexe mâle ou femelle relevé) [1] : c'est le procédé de « la construction sociale du genre ». Tout comme avec le langage, nos attitudes éduquées nous agissent, « conditionne notre manière de percevoir le monde » [2] si on ne les contrôle pas volontairement. Dans le sexisme, tout destine l'enfant puis l'adulte à remplir le rôle du genre qui a été choisi pour lui ou elle [3]. La hiérarchisation de nos sociétés à domination masculine (tout comme féminine) oblige à certaines occupations autorisées et pas à d'autres : c'est le principe de « la hiérarchie des sexes » dont l'éducation permanente détermine et justifie le faux fondement du « naturel » et du « biologique » jusque dans le comportement : c'est-à-dire la norme à respecter pour servir les dominants (peu importe lesquels). Le sexisme n'est que le résultat d'une volonté de domination dont les hommes et les femmes jouent le jeu dans une « hiérarchie bien classée » ; celle donnée d'avance qui apparaît « naturelle ». Les catégories ne se prédestinent que pour le règne de la domination et représentent « l'ordre social ». Instauré par ceux, motivés par la peur de perdre le contrôle de la population contre un « chaos terrifiant » fabulé et redouté grâce à l'ignorance. Il est temps de dépasser cet état simpliste de terreur dans la hiérarchie arbitraire. Pour en finir avec le sexisme est un petit ouvrage bien utile qui nous éclaire sur cette catégorisation sociale absurde du classement binaire des sexes en homme et femme pour maintenir une domination par la hiérarchisation de nos sociétés, et dont nous sommes tous les esclaves. Si les hommes s'intéressent au sexisme ou deviennent féministes et les femmes s'intéressent aux hommes pas pour leur porte-monnaie, il y a sans doute un espoir de voir ces dominations s'abolir d'elles-mêmes.

Notes
[1] Parfois cette procédure administrative se trompe et crée des drames dont Michel Foucault cite le cas rapporté le plus spectaculaire, celui d'Herculine Barbin dites Alexina B.
[2] Notre langage n'a pas dans sa grammaire de neutre, et une sociologue reconnue comme Nathalie Heinich affirme « que le neutre est dans le masculin » (sic).
[3] L'exemple à travers les jouets est flagrant : les filles sont « des princesses ménagères au foyer dans l'attente » et les garçons « des aventuriers en conquête et à la guerre » : le garçon est libre et la fille est prisonnière. Ou : le rose « niais » est la couleur obligée des lèvres (vagin) des filles et le bleu « viril » la couleur obligée du vaste ciel des garçons, dont la moquerie des enfants sexistés maintient cette frontière artificielle, etc.

Mathius Shadow-Sky
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