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Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? - Prix Marie-Claire du roman féminin 2012 Broché – 3 mai 2012


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Extrait

Le mauvais berceau

Quand ma mère se fâchait contre moi, ce qui lui arrivait souvent, elle disait : «Le Diable nous a dirigés vers le mauvais berceau.»
L'image de Satan prenant congé de la guerre froide et du maccarthysme le temps de faire un crochet par Manchester en 1960 - but de la visite : duper Mrs Winterson - est théâtralement truculente. Ma mère elle-même était une dépressive truculente ; une femme qui cachait un revolver dans le tiroir à chiffons et les balles dans une boîte de produit nettoyant Pledge. Une femme qui passait ses nuits à faire des gâteaux pour ne pas avoir à dormir dans le même lit que mon père. Une femme qui avait une descente d'organes, une thyroïde déficiente, un coeur hypertrophié, une jambe ulcéreuse jamais guérie, et deux dentiers - un mat pour tous les jours et un perlé pour les «grands jours».
J'ignore pourquoi elle n'avait/ne pouvait pas avoir d'enfant. Je sais qu'elle m'a adoptée parce qu'elle voulait une amie (elle n'en avait aucune), et parce que j'étais comme une fusée éclairante lancée à l'adresse du monde - une façon de dire qu'elle était là -, une sorte de croix marquant sa présence sur la carte.
Elle détestait son anonymat, et comme tous les enfants, adoptés ou non, j'ai dû vivre une partie de ce qu'elle avait rêvé pour sa propre existence. Nous faisons ce genre de choses pour nos parents - ils ne nous laissent pas vraiment le choix.
Elle était encore en vie quand mon premier roman, Les oranges ne sont pas les seuls fruits, a été publié en 1985. Il est en partie autobiographique dans le sens où il raconte l'histoire d'une petite fille adoptée par un couple de pentecôtistes. On la destine à être missionnaire. Au lieu de cela, elle tombe amoureuse d'une fille. Catastrophe. La jeune fille quitte la maison, se débrouille pour entrer à Oxford, puis revient chez elle où elle découvre que sa mère s'est bricolé une CB pour diffuser les Évangiles aux païens. La mère a choisi un nom de code à rallonge - «Lumière Bienveillante».
Le roman commence par : «Comme la plupart des gens, j'ai longtemps vécu avec ma mère et mon père. Mon père aimait regarder les combats de catch, ma mère, elle, aimait catcher.»

J'ai lutté à mains nues quasiment toute ma vie. Dans ce genre de combat, le vainqueur est celui qui frappe le plus fort. Ayant été battue dans mon enfance, j'ai appris très tôt à ne pas pleurer. Si je passais une nuit enfermée dehors, je m'asseyais sur le pas de la porte jusqu'à l'arrivée du laitier, je buvais les deux pintes qu'il nous livrait, abandonnais là les bouteilles vides pour faire enrager ma mère et partais à l'école.
Nous allions partout à pied. Nous n'avions pas assez d'argent pour acheter une voiture ou nous payer le bus. À moi seule, je parcourais en moyenne huit kilomètres par jour : trois pour aller à l'école et en revenir ; cinq autres pour l'église.

Revue de presse

L'auteur anglaise décrit une enfance soumise à la tyrannie d'une mère morbide...
Dickens n'aurait sans doute pas renié un tel personnage. Une femme immense et sonore. Une femme «pas à la bonne échelle, plus vaste que nature», rappelant «les contes de fées où les proportions sont approximatives et instables». Il s'agit de Mrs Winterson, la mère de l'auteur. Cent vingt kilos d'autorité fantasque et brutale...
Pourtant, davantage qu'une enfance malheureuse, c'est une émancipation que raconte Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? C'est là toute la beauté saisissante de ces Mémoires graves, mais tout sauf apitoyés, que de s'offrir à lire comme un grand ­récit profondément vivant, un bréviaire pour la liberté de penser et d'aimer. Un itinéraire intellectuel, spirituel et affectif, dans lequel la souffrance infligée, les humiliations et les brimades ne sont ni minorées ni sottement exaltées. Elles ont un poids - «autrefois, j'abritais une colère si énorme qu'elle aurait pu remplir n'importe quelle maison» -, elles génèrent le chagrin et le doute, elles firent trébucher Jeanette Winterson plus d'une fois, mais jamais elles ne parvinrent à entraver l'élan vers une vie meilleure, une vie nouvelle...
C'est cette réflexion protéiforme sur l'enfance, sur les origines, sur l'amour et le temps, qui, au-delà de l'énoncé des faits biographiques, donne au récit son épaisseur, sa belle et universelle valeur. Un prix qui a trait à la sincérité, au pardon, à la confiance. Osons le mot : à la foi en une possible rédemption. (Nathalie Crom - Télérama du 25 avril 2012)

Les Anglais, qui connaissent Jeanette Winterson depuis près de trente ans, se sont jetés l'année dernière sur les Mémoires de cette icône des lettres britanniques et féministe gay convaincue. Les Français, eux, la (re)découvriront grâce à ce récit autobiographique dont le titre, Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?, annonce la couleur singulière et préfigure la truculente saveur...
Tout à la fois récit d'initiation, manifeste de vie, bréviaire du libre-penseur et réflexion sur le destin, le dernier livre de Miss W force l'admiration. (Marianne Payot - L'Express, juin 2012)

Figure du mouvement féministe, couronnée de multiples prix, Jeanette Winterson a connu, via Oxford, une carrière littéraire admirable, rarement accessible aux femmes de sa classe sociale. Mais il y a un manque premier, radical, incomblable : le manque d'amour. L'essentiel du livre raconte cette quête...
Au terme de cette quête parmi le malheur normal, les surprises de l'amour feront resurgir Ann, la vraie mère. "Ce qui se dresse devant moi, pareil à un étranger qu'il me semble reconnaître, est l'amour." Happy ending tout en pudeur et d'une poignante concision, cette mère retrouvée lui écrit ce que nous aimerions tous avoir entendu de la nôtre, vraie ou fausse : "Tu as toujours été désirée." (Michel Schneider - Le Point du 7 juin 2012)

«Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?» C'est la phrase que sa mère adoptive lui rétorque du tac au tac le jour où Jeanette Winterson tente bon gré mal gré de lui justifier son homosexualité. Avec un mélange de tendresse et d'amertume, la romancière anglaise revient sur ce qui semble d'abord être un chemin de croix : son apprentissage de la liberté, du savoir et de l'amour, «qui se mesure, dit-elle, à l'étendue de la perte»...
Loin du récit d'une enfance volée, c'est celui d'une libération que dessine l'auteur de 52 ans, considérée comme une icône du féminisme anglo-saxon. Libération du corps comme des carcans de la société, depuis son expérience de la marge jusqu'à la prise en main de son propre destin : s'assumer seule, assouvir sa soif de savoir, et devenir écrivain. Une libération dont la littérature (ou plutôt le langage littéraire) est à la fois le moteur et le point d'orgue. (Augustin Trapenard - Le Magazine Littéraire, juin 2012)

...Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?, un récit magnifique qui vient de recevoir le prix Marie Claire et devrait faire enfin reconnaître en France un auteur majeur, au style immédiatement reconnaissable dans sa sobriété et sa précision...
Si elle sait aimer, elle ne sait pas se laisser aimer. Pour apprendre, elle doit sans doute refaire le chemin, chercher sa mère biologique pour savoir si elle n'a été qu'une enfant non voulue ou si, désirée, elle a été abandonnée parce qu'on espérait pour elle une vie meilleure. C'est un long voyage, qu'il faut faire avec elle dans ce livre bouleversant. (Josyane Savigneau - Le Monde du 14 juin 2012)



Détails sur le produit

  • Broché: 276 pages
  • Editeur : Editions de l'Olivier; Édition : Editions de l'Olivier (3 mai 2012)
  • Collection : OLIV. LIT.ET
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2879298709
  • ISBN-13: 978-2879298702
  • Dimensions du produit: 20,5 x 1,8 x 14 cm
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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile  Par cathulu TOP 500 COMMENTATEURS le 6 juin 2012
Format: Broché
En 2003 paraissait en France la fiction Les oranges ne sont pas les seuls fruits* , roman dans lequel Jeanette Winterson revenait sur une enfance bien particulière: celle d'une enfant adoptée par un couple marqué par une religion sévère et exigeante.
Presque dix ans plus tard vient de paraître cet ouvrage qui n'emprunte plus les voies romanesques mais nous livre , avec beaucoup de pudeur et de recul, une autobiographie marquante à bien des égards. Madame Winterson, la mère adoptive , avait tout pour devenir une nouvelle Folcoche, n'hésitant pas , par exemple, à partir en vacances laissant Jeannette à l'extérieur d'un domicile complètement fermé. Mais tout l'art de l'écrivaine est dans la nuance. On sent qu'avec le temps, elle en arrive à jeter un regard presque apaisé sur cette mère si imparfaite.
C'est aussi le récit de la conquête d'une liberté, liberté qui passe par les études et par l'écriture, mais qui ne fera évidemment pas l'économie de la douleur, surtout quand Jeanette essaiera de retrouver sa véritable mère .
L'écriture est tout sauf fluide et linéaire, et l'auteure s'en explique, mais on ne peut qu'être touché à l'extrême par cette femme et par le pouvoir de l'émotion générée. En témoignent les nombreux marque-pages !
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Mme Joelle Carzon le 19 août 2012
Format: Broché
Le titre correspond à ce que dit Mrs Winterson à sa fille adoptive, Jeanette, quand elle apprend que celle-ci est homosexuelle et qu'elle veut être heureuse. Ce livre raconte le parcours extrêmement difficile de l'auteur, enfant adoptée de la classe ouvrière anglaise (Accrington, près de Manchester), de l'obscurantisme (ses parents adoptifs sont pentecôtistes, une religion fondée sur la Bible et qui ne pense qu'à la fin du monde) à la lumière de l'intelligence et des livres. Ce que j'ai préféré dans cette histoire est l'amour exprimé pour la découverte de la lecture. Jeanette est une dure à cuire qui sera jetée à la rue puis ira à Oxford. Rien ne l'arrête dans sa recherche de l'étude, de l'écriture et de sa vraie mère. Il n'y a pas de haine dans ce récit, rien qu'une détermination féroce. "La créativité se tient du côté de la santé - ce n'est pas elle qui vous rend fou ; elle est cette force interne qui tente de nous sauver de la folie." Jeanette Winterson donne envie d'écrire.
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile  Par dance le 10 juin 2012
Format: Broché
Un récit authentique qui se lit comme un roman,le style d'un véritable écrivain apporte la légèreté et l'humour à des sujets graves et une histoire de vie terrible. On n'en ressort pas indemne, c'est un livre qui continue à vous habiter bien après qu'on l'a refermé....
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17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile  Par Pam Lapouf le 5 juillet 2012
Format: Broché
Le titre m'a d'emblée attirée dans les rets de Jeannette Winterson en même temps qu'il suscitait l'espoir de trouver ici un livre qui me parle. Espoir plus que comblé. J'ai trouvé ici ce talent de parler à l'intimité des lecteurs en parlant d'expériences personnelles, ce talent même qui fait les grands livres. Un talent partagé, selon moi, notamment avec Katherine Mansfield, Alice Munroe ou encore Nina Bouraoui bien que les hommes n'en soient pas demunis non plus : Charles Juliet, Robert McLiam Wilson, Irvin Yalom, Amos Oz...

La relation de Jeannette Winterson à la littérature n'est pas le moindre attrait de ce livre. Les livres ont été pour elle un refuge, une ouverture sur le monde et ont changé sa vie. Tout cela dit infiniment bien et, le plus fort je pense, produisant à son tour un texte qui a lui-même le pouvoir de changer d'autres vies. La démonstration par l'exemple, en somme.

Ne suivez pas la méthode de l'auteur pour organiser vos lectures, de A à Z, vous mettriez trop de temps avant d'arriver à Winterson.
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Par étoile le 7 février 2015
Format: Broché
Très beau roman sur « la mère » sur fond de classe ouvrière anglaise des années 70-80. Une mère glaçante, un huit-clos étouffant, dont l’auteur ne sortira que grâce à la littérature à laquelle elle rend un vibrant hommage.

« Chaque livre est un message dans une bouteille (à la mer). Ouvre le. » (traduction approximative, car je l’ai lu en anglais).

J’ai reçu son message. Ce livre m’a parlé personnellement. Au fond on ne lit que pour ça, pour trouver des mots qui résonnent en nous. La mère terrifiante citait souvent un versé biblique énigmatique « on ne sait pas pourquoi (ou pour qui) les clochent sonnent ». On ne sait pas soit, mais on reçoit leurs vibrations et pour moi c’est ça qui compte, et j’ai reçu les vibrations de ce beau roman.
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