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Pourquoi les crises reviennent toujours [Poche]

Paul Krugman , Joëlle Cicchini
2.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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Description de l'ouvrage

1 mars 2012 Points Economie (Livre 64)
Depuis les années 1980, des crises financières de plus en plus
graves se sont succédées, et celle de 2008 a mené le système
financier au bord de l’effondrement, engendré une récession
dans les économies capitalistes. Pourquoi ces catastrophes que
l’on croyait révolues reviennent-elles toujours ? Krugman,
dans le style limpide qui a fait sa renommée mondiale, nous
explique les ressorts de cette fatalité et comment lui échapper.
Il démontre l’insuffisance des explications, l’insuffisance des
normes prudentielles, les mauvaises pratiques et les erreurs de
gestion du système, etc. Il met au jour une crise du système
lui-même, de sa logique fondée sur la libre circulation des
capitaux et la valorisation du capital, alors qu’une prospérité
durable suppose d’assurer la satisfaction des besoins du plus
grand nombre et de distribuer équitablement le pouvoir
d’achat. Krugman, comme Keynes dans les années 1930,
souligne ici la raison fondamentale du retour des crises, en
dépit de toutes les expériences passées : l’incapacité à en tirer
vraiment les leçons, à laisser les faits mettre en question des
doctrines libérales erronées.

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Descriptions du produit

Biographie de l'auteur

Paul Krugman, professeur au MIT, prix Nobel d’économie
2008, a une solide réputation dans le monde pour ses travaux
en économie internationale, mais aussi, depuis les années
1990, pour ses essais grand public (La mondialisation n’est
pas coupable, La Découverte, 1998, L’Age des rendements
décroissants, Economica, 2000), traduits dans de nombreux
pays. Les droits du présent ouvrage ont déjà été cédés en
Allemagne, Espagne, Grèce, Corée, Japon, Brésil, Chine
populaire, Taiwan, etc.

Détails sur le produit

  • Poche: 256 pages
  • Editeur : Points; Édition : édition revue et augmentée (1 mars 2012)
  • Collection : Points Economie
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757827901
  • ISBN-13: 978-2757827901
  • Dimensions du produit: 17,6 x 10,8 x 1,6 cm
  • Moyenne des commentaires client : 2.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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Commentaires en ligne 

2.0 étoiles sur 5
2.0 étoiles sur 5
Commentaires client les plus utiles
3.0 étoiles sur 5 Bonne question, mais quelle est la réponse? 9 mai 2013
Par Aristide France TOP 1000 COMMENTATEURS
Paul Krugman passe en revue toutes les crises économiques des 2 dernières décennies pour démontrer en quoi elles préfiguraient peu ou prou celle que nous traversons. Sans jamais les amalgamer, il décrit bien les dysfonctionnements qui y ont mené, en tenant à chaque fois des particularismes locaux. Certes, on y retrouve plus ou moins chaque fois les mêmes ingrédients, des mouvements spéculatifs de ci de là et à plus ou moins grande échelle, du moutonisme de la part des marchés, de la bulle immobilière tout le temps, des erreurs de gestion de la part des responsables politiques nationaux et du FMI, mais le trait commun reste l’orthodoxie budgétaire, une peur ontologique de l’inflation empêchant toute relance de l’activité par des capitaux frais. En passant, il claque leur beignet à tous les économistes qui avaient proclamé la fin des cycles économiques. La macroéconomie était devenue une sciences exacte. Pourtant, Paul Krugman reste néo-keynesien assez classique, un hétérodoxe molasson. Certes, il analyse bien la coresponsabilité d’un système financier prompt à une panique qu’il crée et auto-alimente et d’institutions bloquées dans leur certitude monétariste (avec une lucidité tout de même essentiellement rétrospective). Secoueur de cocotier ma non troppo, il reste assez évasif sur les moyens à mettre en œuvre. Un ouvrage qui présente cependant l’immense mérite d’être bien écrit (et traduit) et pédagogique.
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9 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une "pédagogie" trompeuse 14 août 2012
Les lecteurs qui connaissent Krugman retrouveront ici son image favorite : la crèche parentale des Sweeney’s.

Dans la crèche, les parents peuvent échanger une heure de garde d’enfant aujourd’hui contre une heure de garde d’enfant plus tard. C’est tout ; et c’est déjà quelque chose. Lorsque les parents (« pour des raisons dans lesquelles il n’est pas nécessaire d’entrer ici ») décident de thésauriser des tickets, l’économie de la crèche part en vrille. Ils offrent plus de gardes aujourd’hui pour pouvoir confier leurs enfants à la crèche plus tard, malheureusement il n’y a pas assez de demande. Dans le cas de la crèche, les gérants décident d’imprimer plus de tickets, ce qui permet aux parents de les thésauriser jusqu’au point où ils offrent autant de services de garde qu’ils en demandent. On est sortis de la spirale déflationniste.

Mais dans la crise actuelle, un autre paramètre doit être pris en compte. Les taux sont à zéro et imprimer de la monnaie n’a plus d’effet sur la demande. Les parents veulent garder des enfants aujourd’hui et personne (eux-mêmes) n’a besoin de leurs services. Les tickets sont thésaurisés à l’infini sans pour autant rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande.

Comme tout modèle, celui-ci simplifie la réalité en faisant abstraction de certains paramètres. Il en retient un : la demande de tickets, c’est-à-dire la demande de monnaie, ou encore la « préférence pour liquidité ». Puis Krugman croit utile d’ajouter un deuxième paramètre qui ne figure pas dans l’exemple de la crèche : la préférence pour des services de garde d’enfant demain relativement à un service de garde aujourd’hui, c’est-à-dire la préférence temporelle ou taux d’intérêt.

Conclusion (provisoire) : en temps normal, la planche à billets suffit ; en temps de crise, le déficit public s’impose. Sinon, les taux resteront à zéro et l’investissement ne repartira pas, et la demande avec lui. C’est la conclusion keynésienne.

Oui, mais…

Ce que Krugman ne dit PAS, ce sont les hypothèses implicites (mais cruciales) de son modèle, et les paramètres qu’il a omis. Il fait des hypothèses et des simplifications, soit !, mais encore faudrait-il en avertir le lecteur.

Pas de prix relatifs : la crèche produit un seul service, qui se décline en garde d’enfants aujourd’hui et garde d’enfants plus tard. Mais le prix, c’est-à-dire le ratio auquel on peut échanger un garde aujourd’hui contre une garde plus tard, ce prix est figé. 1 heure = 1 heure. Certains parents seraient prêts à garder deux heures aujourd’hui pour bénéficier d’une heure en retour. Cela résoudrait le problème, mais le système ne le permet pas. Dans l’économie keynésienne cela se traduit par : « les prix sont rigides à la baisse » et il y a surproduction générale par opposition à excès dans certains secteurs et pénurie dans d’autres. Krugman n’en dit pas un mot. Pourtant, si les travailleurs au chômage doivent retrouver du travail dans un autre secteur, ce n’est pas du tout la même chose que de revenir dans leur dernier emploi.
Pas de capital : le service de la crèche ne peut pas être stocké, congelé, mémorisé. La seule manière d’avoir une garde d’enfants demain est que quelqu’un garde vos enfants (on n’a pas encore de robots gardes d’enfants). Par conséquent, si toute la crèche désire épargner, ce n’est pas prévu, pas possible. Mais dans l’économie réelle, l’épargne est vitale, et la fabrication de biens durables, d’usines, etc. est créatrice d’emplois tout autant que la fabrication des biens de consommation (pensez : esquimo ou marshmallow). Dans la crèche, si les gens veulent épargner, ils se retrouvent au chômage ; dans l’économie, non.
Pas de taux d’intérêt : dans la crèche, il est quand même possible pour un individu d’épargner, même si la crèche ne peut pas accumuler de capital dans son ensemble. Un parent peut échanger une heure de garde aujourd’hui contre une heure plus tard en thésaurisant un ticket. Sa créance sur la communauté des parents devient son capital. La dette de l’un est le capital de l’autre. Mais dans le modèle de Krugman, même ce mécanisme fonctionne mal puisque, comme on l’a vu, le prix est figé. Si un parent décide d’épargner plus, il faut que les autres parents aient simultanément – par hasard – le désir opposé. Sinon son projet échoue.
Quelle conclusion un lecteur averti peut-il tirer de ce modèle de la crèche parentale ? Que SI les hypothèses sont satisfaites, ALORS des conséquences en résultent. Plus exactement : SI il n’y a aucun prix relatifs permettant de réallouer les ressources en excès vers les secteurs en pénurie, ALORS des ressources resteront inutilisées (chômage). SI il n’y a pas de capital et que la société décide d’épargner, ALORS les gens se retrouveront au chômage. SI il n’y a pas de marchés financiers permettant d’acheter une créance sur d’autres agents, et qu’un seul individu décide d’épargner, ALORS il en résultera du chômage.

Mais dans l’économie IL Y A des prix relatifs. Il y a eu trop d’investissements dans certains secteurs et de consommation de certains produits. Le problème n’est pas nécessairement une surproduction générale, mais plutôt une surproduction à certains endroits (immobilier, automobile, finance) et une pénurie ailleurs. Dès lors, la phrase d’Andrew Mellon prend tout son sens : « Liquidez les actifs ! Liquidez le travail ! Liquidez les stocks ! » signifie que des ressources doivent être libérées dans les branches où elles sont en excès, afin de pouvoir être utilisées là où elles seraient plus utiles.

Dans l’économie réelle, IL Y A aussi du capital et des produits financiers. Un individu ou une société qui décident d’épargner, cela ne mène pas l’économie dans le gouffre comme dans le modèle simplifié à l’absurde de Krugman.

Pour toutes ces raison, le livre de Krugman est anti-pédagogique. Il prétend enseigner à son lecteur non-initié un raisonnement économique de base, ce qui serait une bonne chose. Mais en réalité il le trompe avec un sophisme, en occultant les prémices et en attirant l’attention uniquement sur la conclusion.
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4 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 faites des économies 11 septembre 2012
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si "la dette odieuse" de Jason Manopoulos mérite un 19/20 , "pourquoi les crises..." mérite 7/20 . L'ouvrage manque sérieusement de clarté , voire sombre trop souvent dans une confusion qu'une sorte d'humour typement américain rend encore plus pénible à lire . Faites des économies : n'achetez plus de bouquins écrit par un prix de la banque de Suède en l'honneur d'Alfred Nobel. D'ailleurs , ils écrivent telleement de livres qu'ils n'ont même plus le temps de faire semblant d'étudier l'économie qu'il ne faut pas confondre avec le commerce .
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