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Pourquoi, comme le disait une banderole brandie au Pakistan, les Américains sont-ils le "peuple le plus haï de la terre" ? Ce ne sont pas les Américains en tant que peuple qui sont détestés ; ce qui est rejeté plus fondamentalement, c'est leur entité politique caractérisée par une violence répressive, le souci obsessionnel de leurs propres intérêts, la façon de se positionner comme centre du monde et surtout d'édicter comme norme ce qui doit être "raisonnable, normal et approprié".
Les auteurs de cet ouvrage, deux éminents essayistes anglais, tentent de décrypter les raisons de la haine anti-américaine qui est en train de se développer. Ils montrent comment la civilisation américaine incarne un paradoxe : d'un côté l'ouverture à des populations et des cultures très diverses, de l'autre l'adhésion à une forme de pensée unique où les valeurs reines sont la rentabilité, la cohésion du groupe, la foi, la famille. Trahir ce pacte et ces valeurs, c'est ne plus être américain. Pourtant, beaucoup de voix critiques s'élèvent aux États-Unis au sujet de la "croisade contre le terrorisme" mais, au nom d'une unité hégémonique de principe, ces voix sont peu relayées. Pourquoi le monde déteste-il l'Amérique ? plonge au cur du système américain. Il avertit que le plus grand ennemi de l'Amérique c'est peut-être bien lui-même, tant le pays est incapable pour lors d'avoir un regard distancié et critique sur lui-même et de prendre en compte le discours des autres pour ce qu'il est et non pas pour ce qu'on a décidé qu'il était.
Livre miroir, voici un essai courageux qui n'a pas peur d'affirmer que l'Amérique n'est pas forcément, pour parodier le mot de Lincoln, "ce que l'humanité peut espérer de mieux".
Sur le même sujet, voir également : L'Obsession anti-américaine : Son fonctionnement, ses causes, ses inconséquences, de Jean-François Revel ; L'Ennemi américain, de Philippe Roger. --Denis Gombert
Les auteurs de cet ouvrage, deux éminents essayistes anglais, tentent de décrypter les raisons de la haine anti-américaine qui est en train de se développer. Ils montrent comment la civilisation américaine incarne un paradoxe : d'un côté l'ouverture à des populations et des cultures très diverses, de l'autre l'adhésion à une forme de pensée unique où les valeurs reines sont la rentabilité, la cohésion du groupe, la foi, la famille. Trahir ce pacte et ces valeurs, c'est ne plus être américain. Pourtant, beaucoup de voix critiques s'élèvent aux États-Unis au sujet de la "croisade contre le terrorisme" mais, au nom d'une unité hégémonique de principe, ces voix sont peu relayées. Pourquoi le monde déteste-il l'Amérique ? plonge au cur du système américain. Il avertit que le plus grand ennemi de l'Amérique c'est peut-être bien lui-même, tant le pays est incapable pour lors d'avoir un regard distancié et critique sur lui-même et de prendre en compte le discours des autres pour ce qu'il est et non pas pour ce qu'on a décidé qu'il était.
Livre miroir, voici un essai courageux qui n'a pas peur d'affirmer que l'Amérique n'est pas forcément, pour parodier le mot de Lincoln, "ce que l'humanité peut espérer de mieux".
Sur le même sujet, voir également : L'Obsession anti-américaine : Son fonctionnement, ses causes, ses inconséquences, de Jean-François Revel ; L'Ennemi américain, de Philippe Roger. --Denis Gombert
Présentation de l'éditeur
" Mais pourquoi nous déteste-t-on ? " Telle est la question, maintes fois reprise et analysée depuis, posée par une femme émergeant du tourbillon de Ground Zero le 11 septembre 2001. À cette question les auteurs répondent magistralement en recensant les raisons principales du rejet, non du peuple américain, mais de l'entité Amérique.
Car l'Amérique, seule " hyperpuissance " au monde, est surtout la puissance " définissante ", imposant sa propre conception de ce qu'est l'être humain : démocratie, police, économie, liberté, droits de l'homme, multiculturalisme, fondamentalisme, terrorisme, mal. Ainsi la liberté est-elle d'abord comprise comme la liberté de circulation des marchandises, des capitaux et des produits culturels américains, et ce toujours à sens unique.
L'Amérique définit le monde en fonction de son identité, de son histoire et de ses mythes - remarquablement évoqués dans cet ouvrage -, donc aussi en fonction de son intérêt personnel. Selon les auteurs, elle voit un peu le monde comme elle voyait les Indiens : des enfants à conduire à la civilisation.
Car l'Amérique, seule " hyperpuissance " au monde, est surtout la puissance " définissante ", imposant sa propre conception de ce qu'est l'être humain : démocratie, police, économie, liberté, droits de l'homme, multiculturalisme, fondamentalisme, terrorisme, mal. Ainsi la liberté est-elle d'abord comprise comme la liberté de circulation des marchandises, des capitaux et des produits culturels américains, et ce toujours à sens unique.
L'Amérique définit le monde en fonction de son identité, de son histoire et de ses mythes - remarquablement évoqués dans cet ouvrage -, donc aussi en fonction de son intérêt personnel. Selon les auteurs, elle voit un peu le monde comme elle voyait les Indiens : des enfants à conduire à la civilisation.
