Ce livre publié en 1997 développe des thèses largement confirmées depuis et pourtant, totalement occultées en France. A savoir : 1/ Les parents n'ont qu'une influence limitée sur le devenir de leur enfant; 2/ Toutes les études qui cherchent à établir le contraire, soit, n'établissent aucune corrélation, soit, établissent des corrélations mais les causalités sont ... inverses de ce que les gens ont voulu croire; 3/ Les camarades de classe et de jeu ont une importance phénoménale dans le développement de la personnalité. Le plus inquiétant n'est pas que nous continuions à croire les balivernes qui s'étalent à longueur de médias, presse féminine et réunions familiales, qui se font fort de nous culpabiliser en tant que parents (et surtout en tant que mères). Non, le plus dramatique est que toute notre politique d'éducation repose sur cette idée fausse, avec des options collectives conséquemment ineptes et irresponsables : 1/ Qu'un enfant turbulent soit qualifié de "hyperactif" et que le psychologue scolaire (les nouveaux curés) ne trouve rien de mieux à faire que de convoquer les parents pour les sermonner; 2/ Que l'on puisse croire qu'il suffit de sanctionner les parents pour que les enfants se comportent bien, 3/ Que l'on en soit à vouloir légiférer sur ce qui serait une bonne éducation ou non (à croire encore que la fessée rendrait les enfants mauvais...Cette assertion vous scandalise? Réfléchissez donc à la différence entre corrélation et causalité avant de ruer dans les brancards), 4/ Que l'on sépare les pères divorcés de leur progéniture en prenant prétexte de leur prétendue influence négative; 5/ Que l'on ferme les yeux sur l'environnement ultra violent dans lequel nos enfants peuvent être amenés à évoluer, sous prétexte que ce serait "le boulot des parents" de prévenir les comportements violents. Etc, etc.