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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
intelligent et amusant, 25 août 2002
Voilà un livre qui m'a enthousiasmé... Je ne peux pas commencer ce commentaire sans préciser que cet ouvrage fut découvert par Théodore Monod, scientifique largement reconnu, et qu'il a été traduit par Vercors. Monod nous apprend ainsi qu'en plus d'être amusant, ce livre est très bien documenté et juste d'un point de vue scientifique... Ainsi, l'on apprend la découverte du feu et ses conséquences, les origines de l'exogamie, les pratiques de chasse, et tant d'autres choses encore, mais... jamais de manière rébarbative ! Voous trouverez parmi nos ancêtres des progressistes et des conservateurs dont les querelles n'ont rien à envier à celles qui les tiraillent encore aujourd'hui... C'est un bon moment à passer !
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19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Drôle et intéressant, 30 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pourquoi j'ai mangé mon père (Poche)
Ce n'était pas aussi drôle que je m'y attendais, mais c'était drôle tout de même, et, pour qui s'est un peu intéressé aux théories de l'évolution, c'était aussi très subtil. "Pourquoi j'ai mangé mon père" décrit les (més)aventures d'une horde préhistorique ménée par Edouard, le père ingénieux qui s'échine à faire progresser l'espèce : "je crois que notre force viendra de ce que nous ne sommes pas des spécialistes", explique-t-il à ses fils dont l'un se trouve être le narrateur, en faisant valoir la capacité de son espèce à influer sur son évolution morphologique par la grâce de ses réalisations. Oncle Vania a beau gueuler "Back to the trees", rien ni personne ne peut persuader Edouard de mettre un terme à ses expériences, d'autant plus que les réussites se succèdent à une vitesse hallucinante. C'est d'abord le feu, les lances durcies, l'art figuratif, l'élevage, l'exogamie, la cuisine (enfin, la viande cuite), la musique, la danse, et l'arc, mais j'en oublie sans doute, notamment celles qui ressortent de l'ordre du symbolique et que l'auteur suggère très finement, comme lorsqu'il relate les interprétations que la petite troupe échafaude pour s'expliquer le rapport entre la disparition de la figuration d'un mammouth - qu'ils ne savent pas effacée par la pluie - et le fait qu'ils en aient chassé un justement : "l'ombre est à l'intérieur de nous, ensemble avec le mammouth", évidemment.
Extrêmement bien écrit - il faut dire que Vercors a contribué à la traduction -, "Pourquoi j'ai mangé mon père" est vraiment l'exemple à citer de livres qui vous instruisent tout en vous amusant... à condition de faire l'effort d'y méditer un peu. car c'est bien la grande leçon de ce livre que "pour résoudre des problèmes, il faut d'abord se les poser. Et pour se les poser, il faut se créer des difficultés personnelles à se casser le ciboulot."
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un livre assez drôle, 20 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pourquoi j'ai mangé mon père (Poche)
L'électricité, le confort, l'automobile, les buildings, la télévision, ..., le progrès ! Tout ceci nous semble à présent naturel et pourtant au commencement de notre espèce, nous n'étions que des primates. Nous nous tenions à 4 pattes, chassions difficilement avec les outils à dispositions, nous contentant de dormir, chasser et manger. Le but de la vie était donc de survivre et répondre aux besoin vitaux.
Et voilà que l'homme apprend à utiliser le feu. A partir de là, l'unique obsession d'Edouard sera le progrès. Ce n'est pas l'avis d'Oncle Vania qui le considère comme une malédiction et un élément contre nature.
On suit cette famille d'hommes préhistoriques dans l'apprentissage du progrès et c'est un régal. J'ai été parfois étonnée des expressions laissées en anglais comme "back to the trees", pourquoi spécialement l'anglais pour ces expressions? Aucune idée, çà m'a échappé.
Certains passages tout simple m'ont vraiment fait rire, notamment lorsqu'ils nomment des endroits tels que "les Pyrénées" ou la "Dordogne" et la "Chine", désignations qui sont pourtant contemporaines et loin d'être préhistoriques. Ou l'oncle Ian qui rentre racontant son voyage en Afrique. A ce passage j'ai vraiment ri car si par leurs croyances, ces hommes étaient des primates, alors nous le sommes autant qu'eux. Le progrès ne serait donc qu'une façade. Notre évolution des mentalités n'est pas allée aussi vite que l'évolution tehcnologique. Edouard en parle d'ailleurs au moment du choix des épouses pour ses fils.
Le moment où Edouard se demande à quelle période ils se trouvent m'a beaucoup amusé aussi. C'est comme s'il avait une frise des époques devant lui allant du bigbang à notre futur et qu'il disait : " J'espère que nous sommes ici". Si nous voyons encore ce genre d'animaux c'est que nous ne sommes pas encore assez évolués.
Tout au long du livre, j'ai pas mal ri. La fin m'a cependant déçue. Mais elle n'est pourtant pas si loin de la réalité.
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