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Pourquoi sommes-nous en guerre ?
 
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Pourquoi sommes-nous en guerre ? [Broché]

Norman Mailer , Bernard Cohen
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Descriptions du produit

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"C’est au sujet des motivations non exprimées de l’administration Bush que je voudrais risquer quelques hypothèses." Pourquoi sommes-nous en guerre ? est la retranscription de l’allocution de Norman Mailer devant le Club du Commonwealth à San Francisco le 20 février 2003. À laquelle s’ajoute, en liminaire, un entretien avec Dotson Rader, et, en appendice, des notes sur les rapports de l’Amérique avec le reste du monde vu par Mailer comme "un long et flottant malaise".
Mailer, écrivain et intellectuel âgé de 80 ans, avait pris part et position violemment contre la guerre du Vietnam. C’était il y a trente ans. Le texte de l’allocution de San Francisco, plus d’un an après les attentats du World Trade Center, ont provoqué aux États-Unis un véritable séisme et lancé un débat d’idées sur le patriotisme exacerbé et l’hégémonie américaine contre lesquels Mailer, en un autre temps, commentateur du mythique match Ali-Foreman dans Le Combat du siècle, punche avec la foudre d’un poids lourd.
Constamment lisible, analytique et percutant, la profession de foi de Norman Mailer pour l’existence d’une démocratie saine acceptant la critique tonne d’imprécations contre les procédés de l’administration Bush. Pour lui, l’Amérique d’aujourd’hui, celle des Républicains tend une main vers la charité chrétienne et l’autre vers la compétition acharnée, les deux mamelles de l’Amérique de Bush que sont l’Église et le FBI. "C’est un fait que ce peuple s’enfonce chaque année plus loin dans la vulgarité. Donc, ou en effet, la guerre est 'aussi' un fantastique feuilleton télé." Quitte à comparer la situation des États-Unis à celle de l’Empire romain décadent, Mailer annonce que le système Bush s’emballe dans une folie de conquête du monde à défaut de pouvoir faire régner en son pays une véritable éthique démocratique. Quand Bush part en guerre "pour restaurer la moralité", Mailer décrypte un jeu dangereux qui met en péril et la civilisation et le libre arbitre de jugement propre à chacun. Mailer n’agite pas le drapeau, pas plus qu’il ne le brandit. Il nous met en garde contre l’avènement d’une situation qu’il qualifie de "pré-totalitaire".
Cette petite centaine de pages fouette le sang. C’est la leçon d’un vieil homme éveillé qui vient nous réveiller. --Denis Gombert

Présentation de l'éditeur

Au-delà de la guerre en Irak, quels sont les motifs secrets de l'administration Bush ? Cette formidable présence militaire au Moyen-Orient est-elle destinée à servir de tremplin à l'hégémonie des Etats-Unis sur le reste du monde ? Quelles sont les racines profondes du conservatisme américain ? Ses moyens, ses buts, sa morale ? Norman Mailer livre ici un texte percutant et sans concession - dans la lignée de son fameux livre publié il y a plus de trente ans, Pourquoi sommes-nous au Viet-Nam ? Mailer pense l'Amérique, pense le monde, au-delà des carcans religieux et de l'émotion qui modèlent les pensées et les actions des uns et des autres.Ces réflexions ont suscité de très vifs débats aux Etats-Unis.

Détails sur le produit

  • Broché: 108 pages
  • Editeur : Denoël (7 mai 2003)
  • Collection : Médiations
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2207255123
  • ISBN-13: 978-2207255124
  • Moyenne des commentaires client : 3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
Constat lucide 22 août 2007
Mailer est bien en déca de la realité mais il temoigne neanmoins du fait qu'il reste quelque intellectuels lucides dans la cruelle pétaudiere US,
il est regretable que ces timides constats proviennent seulement de gens d'un âge certain.
Les passages sur l'économie bien qu'insuffisants demontrent la folie du système, il est triste de constater que ce mal est partout sous estimé mis sur le compte de tel ou tel président alors qu'il est consubstantiel au systéme.
Il faut lire ce livre avec sur sa table Chomsky Zinn, Ellroy aussi pour le coté "stylisons l'horreur".
Il est patent que la propagande gagne du terrain, elle a toujours été plus intelligente plus efficace que celle de ceux (cités plus haut) qui voudraient rendre l'image de la réalité, il est tellement plus facile d'exclure, de diaboliser ceux qui en définitive essaient de rendre compte des crimes commis, de ceux qui se commettent de ceux qui se commettrons.
Merci a Mailer de continuer ce combat méprisé bien sur par les tenants de l'idéologie néo-cons et autres tristes clônes ultra libéraux.
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13 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
Norman Mailer est sans nul doute un écrivain. Il ne manque ni de verve ni de souffle. Mais il est tout de même nettement plus doué pour le roman que pour l'analyse politique. Le caractère systématique, quasi prévisible, des diatribes dont il accable régulièrement son pays est quelque peu lassant. C'est probablement un peu pour cette auto-flagellation permanente qu'on l'adore à l'étranger et tout particulièrement en France, dans les milieux " branchés ". Il représente à lui seul, tout un courant de pensée très répandu, celui de la gauche bourgeoise occidentale, bien pensante mais dévorée par la mauvaise conscience. Celle qui ne se remet pas de la faillite du modèle marxiste et qui voit le totalitarisme partout où il n'est pas, sans percevoir ce qui crève les yeux.
Revenant en 1984 d'URSS, Mailer avait acquis la conviction que cette dernière était inoffensive, car les gens étaient " fatigués, déprimés et incapables de faire la guerre ". Autrement dit, l'effondrement du bloc communiste ne fut rien d'autre, pour l'auteur du chant du bourreau, que le résultat d'une politique cruelle et manichéenne des gouvernants américains, poussant à la ruine " l'empire du mal ", par une course folle aux armements, plutôt que de lui tendre une main fraternelle. Après le carnage vietnamien dans lequel il avait occulté la main armée de Moscou, en pleine occupation de l'Afghanistan et au moment où les dirigeants soviétiques hérissaient la frontière est-allemande de missiles SS20, ses propos avaient quelque chose de comique.
Aujourd'hui, il ressort à l'endroit de l'administration Bush les arguments éculés déjà servis contre Ronald Reagan, qu'il jugeait " creux comme une calebasse "... Mais où est son talent de visionnaire ? Il est habité par une aigreur perpétuelle. Il ridiculise tout ce qui porte une aspiration. Il aime humer le fumet des décompositions, respirer l'odeur de l'abjection ; il a comme une délectation morbide pour la fange. Il est persuadé que tout n'est que calculs et manigances. A cause de cette attirance morbide, il passe à côté des réalités, les découvre toujours après coup, dans le rétroviseur. En somme, Mailer est déchiré, il aime son pays et dans le même temps il reconnaît le détester. Il ne supporte pas l'american way of life, mais ne peut s'en passer. Il est en quelque sorte la mouche du coche, inutile et horripilante.
Hélas, le vrai risque de cette attitude quasi négationniste, est peut-être de déclencher par effet de balancier, un mouvement en sens contraire tout aussi outrancier que le sien...
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