" Pourquoi je suis une chienne de garde " est apparemment un livre très utile puisqu'il est impossible de compter le nombre de personnes qui trouvent que les combats féministes quels qu'ils soient sont complètement inutiles aujourd'hui. De plus, souvent le terme de féministe fait peur à beaucoup de gens ; ce qui explique donc que beaucoup de femmes aient très peur de se retrouver affubler de ce nom terrible. Mais de toute façon c'est bien connu, en France on a de la chance puisque c'est pire ailleurs. Oui, mais le fait d'avoir plus de droits que les femmes de beaucoup d'autres pays doit-il nous suffire ? Est-ce que nos droits nous protègent vraiment des insultes et des injustices ? Et d'ailleurs, pourquoi y a-t-il une loi contre les remarques racistes mais pas contre les remarques sexistes ?
Isabelle Alonso nous donne de nombreux exemples pour expliquer son combat et nous cite de nombreux hommes qui voudraient nous faire croire que si on monte sur nos grands chevaux à la moindre remarque c'est qu'on n'a simplement pas d'humour. " C'a l'aspect du machisme, ç'a le goût du machisme, mais ça n'en est pas, figurez-vous, c'est du SECOND DEGRE ". Ah l'humour, on s'en sert pour couvrir beaucoup de choses. Mais où commence-t-il et où finit-il ? Bonne question...
D'ailleurs, entre passer pour une féministe coincée frustrée et une potiche idiote rigolant faussement à des blagues / remarques sexistes pour ne pas se voir rejeter du groupe, on devrait avoir le choix de dire que non, nous n'acceptons pas certaines remarques faites en privé ou en public, pendant une réunion au travail, dans la rue... sans pour autant être qualifiées de coincées. Aucun combat n'est pas parfait, je ne loue pas toute prise de position des chiennes de garde, mais je salue leurs combats et les remercie des actions de défense des femmes qu'elles ont menées jusqu'à aujourd'hui et qu'elles continuent à mener.