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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un festin sonore qui sollicite tout l'instrumentarium de la Renaissance !,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Praetorius : Dances from Terpsichore (Danses de Terpsichore) (CD)
Abondant compositeur et publicateur de musique sacrée, Michael Praetorius (c.1571-1621) n'assembla hélas qu'un seul recueil de musique profane compilé dans le "Terpsichore Musarum", y regroupant diverses partitions transmises par le Maître de danse du Duc de Brunswick.Ces Gaillardes, Ballets et autres Courantes ici entendus sont donc d'origine française et étaient ainsi primordialement jouées sur des instruments à cordes selon la tradition entretenue par la Bande des Violons du Roy. La pratique des Cours allemandes permettait un instrumentarium plus varié, tel que Praetorius l'illustra dans ses magnifiques et encyclopédistes planches organologiques gravées dans son "Syntagma Musicum" de 1619 : c'est ainsi que le New London Consort aborde ce florilège, recourant à toutes les familles d'instruments en mélange homogène (la "Pavane de Spaigne" égrenée au clavecin, luth et théorbe) ou en mêlant les sonorités. Ces « broken consort » en plein effectif quasi symphonique s'avèrent très impressionnants : écoutez le "Passameze" introductif avec cornets, sacqueboutes, flûtes, cordes, orgue, timbales... amplement spatialisés dans l'acoustique du Henry Wood Hall. Quel festin ! On se délecte aussi de cette inénarrable "Bourrée" qui pétille sur les anches des courtauds, cervelas et régale ; de ce "Bransle de village" pépiant sur une rustique vielle à roue ; de ce "Philou" avec xylophone... Arrêtons-là car la pléthorique liste des instruments (incluant un rarissime grand cromorne basse...) employés pour ce disque semblerait un inventaire à la Prévert ! Hélas un peu bref (50'30), ce CD de 1985 ici réédité offre à l'oreille un irrésistible festival orchestré avec goût et gourmandise par Philip Pickett. On peut compléter cet album par le "Dansereye" de Susato enregistré par la même équipe chez le même label. Et si vous souhaitez entendre une autre enthousiasmante approche des "Danses de Terpsichore", voyez l'anthologie parue chez Ricercar. NB : le même programme se trouve réédité sur cet autre disque en série économique. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La muse de la danse,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Praetorius : Dances from Terpsichore (Danses de Terpsichore) (CD)
Michael Praetorius est célebre pour avoir écrit une remarquable encyclopédie (le Syntagma Musicum) mais il a laissé aussi une oeuvre très importante par exemple les Danses de Terpsichore (baptisée du nom de la muse greque de la danse). Cet album est vraiment "tout bonnement électrisante et réjouissante du début à la fin" (David Fallows).
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