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Quel plaisir de retrouver mon héros désabusé, torturé, fondamentalement allergique à toute forme d’autorité : Bernhard Gunther ! Nous revoici à Berlin en septembre 1941. Bernie est de retour du front de l’Est, passablement déstabilisé par ce qu’il a vu et malgré lui vécu, pas loin d’être suicidaire. En tous cas moins nazi que jamais. Mais c’est un homme consciencieux, qui fait son travail d’enquêteur au département des homicides de la Kripo, sise Alexanderplatz. Sérieusement, à fond, tout en restant très attiré par les belles jeunes femmes. Il est appelé à Prague par le terrifiant Reinhard Heydrich, pour – il le découvrira bientôt – démasquer un espion au service de la résistance tchèque. En fait, le lendemain de son arrivée dans la résidence d’été du « Protecteur » de la Bohème-Moravie, un des quatre aides de camp du général est assassiné. Un meurtre derrière une lourde porte verrouillée, et une fenêtre close, personne n’a rien entendu.
Philip Kerr sait ce qu’il doit au « Mystère de la Chambre jaune » et plus encore au « Meurtre de Roger Akroyd ». Tous les protagonistes sont suspects, et ils sont fort nombreux : tous pourraient avoir un mobile pour se débarrasser du jeune capitaine, même les « choux-fleurs », ces hauts gradés de la SS aux uniformes largement brodés de glands et de feuilles …
L’atmosphère est tendue, on recherche partout les opposants tchèques (qui finiront par réaliser leur rêve, attenter à la vie de Heydrich), on suspecte des espions à la solde des britanniques partout. Heydrich sème la terreur, c’est le premier flic du Reich, détesté par Himmler et qui vient d’évincer Frank. Bernie Gunther ne se fait aucune illusion : il est dans un nid de vipères mortel et va démêler les fils de l’énigme de façon brillante mais au combien dangereuse. Mais c’est bien dans ses habitudes de se mettre ainsi dans des situations intenables. On ne se demande pas s’il va s’en sortir lorsqu’on connaît la suite de ses aventures, en particulier en Argentine dans les années 50, mais on s’interroge sur le « comment ». En réalité, et c’est la seule faiblesse du roman, l’auteur procède ici par ellipse …
En bref, un roman d’une logique implacable, où l’on découvre dans tous leurs détails sordides les turpitudes des compagnons d’Hitler, la misère de ces allemands ordinaires devenus des tortionnaires extraordinaires … Avec, comme toujours chez Kerr, une fantastique recherche historique qui vous fait douter de ce qui est ou n’est pas vérité. Qu’importe ?
55 commentaires|22 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 février 2014
Ce roman se situe bien dans la suite de la trilogie berlinoise, avec la même atmosphère étouffante et la complexité de l'intrigue. Qui est qui ? le héros poursuit son cheminement au gré des vents plus ou moins mauvais de l'histoire, dupe et est lui même dupé...et Prague n'est pas magique, ni éternelle, elle devient fatale ! A lire absolument
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 12 février 2014
8eme tome des aventures de Bernie Gunther, et on ne se lasse pas grâce à un Philip Kerr toujours aussi bien documenté, sur cette fois un Berlin des années 42 qui fait froid dans le dos, et un retour avec Heydrich à Prague pour une enquête façon Agatha Christie !

Toujours aussi bon !
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le 13 mai 2014
J'ai horreur des livres de guerre, j'évite par couardise les livres où des scènes atroces trop réalistes me donnent des cauchemars. J'ai lu celui-ci malgré mes réticences. Dieu du ciel, quel bouquin! Quel chef-d'œuvre! Je pense qu'aucun critique ne rend vraiment justice à cette fresque exceptionnelle. Berlin en 1941, comme si on y était. Le héros: un homme, ordinaire, comme vous et moi, pas un taré nazi, confronté à la folie collective d'un peuple pris dans un engrenage fatal, essaye de résister. Il sait qu'on ne peut pas. Il dort avec son seul ami, un révolver sous l'oreiller, pour se suicider, parce qu'il n'y a pas d'autre issue pour affronter sa conscience. Et puis, il est en plein dedans, au sein du sein du cercle des pires criminels. Il pactise. Non, Il ne pactise pas... Il faut lire ce livre pour comprendre ce que nous sommes, mais aussi ce que nous pourrions être. Une œuvre rare, un exemple parfait de ce que devrait être un roman historique. Chapeau bas à l'auteur. Je vais lire ses autres livres, mais ne crois pas qu'il soit possible de faire mieux.
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le 2 juillet 2014
Découverte par le biais du site. L'histoire revue en long et en large sur fond de polar, super. Les références qu'utilise l'auteur ne nuise en aucun cas l'intrigue. Tout se lit facilement avec un réalisme qui m'a entraîné dans l'achat de tous les autres ouvrages de Kerrdisponibles !
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le 1 mai 2014
Très bon livre qui, pour une fois, parle du nazisme vu par un policier nazi, plein d'humour. On y mène l'enquête entre les dignitaires du régime, et on découvre les relations difficiles pleines de suspicion entre tous ces monstres. Bon moment de littérature !
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le 15 juillet 2015
L'auteur tel un Balzac fabrique un type Balzacien avec Gunther . Ce dernier , compétent dans son domaine , réfractaire à toute autorité, sentimental et trop légaliste , végète à l'ombre du pouvoir et réapparaît en pleine lumière pour devenir le faire valoir d'une personne extraordinairement efficace et dangereuse .
Les aventures débutent à Berlin dont on se demande si elle n'est pas une ville française occupée .Un Hollandais est retrouvé poignardé ( banal) ; et un violeur présumé , retrouvé également mort dans un parc ; Bizarrement la Gestapo s'intéresse à ces homicides et en particulier Heydrich .
Puis notre insolent héros est convoqué à Prague par le protecteur de la Province .Pourquoi un individu aussi puissant s'intéresse t-il à un subordonné aussi modeste ?
Plusieurs séquences d'humour noir :

1) On s'intéresse au stress dont sont victimes les jeunes cadres du régime lors des exécutions massives en URSS et pays baltes .
2) On apprend que la revue " le Fuehrer " n'est pas une revue nazi .
3) Une noire américaine trouve les américains plus racistes que les nazis .

Les nazis emploient dans leurs investigations des méthodes nazis et l'auteur dans une séquence finale nous convie à l'une d'elles, qui permettra de relier les séquences Berlin et Prague ,
Après avoir lu quelques opus de Kerr , le lecteur se méfie de tout sentimentalisme et de toute affirmation non contrôlée , ainsi le dénouement de l'affaire ne peut le surprendre .L'auteur veut peut-être former ses lecteurs ?

A notre époque , on rejette les méthodes nazis et on se montre plus civilisé , cependant les 2 types décris par Kerr se rencontrent fréquemment ; en ce sens la lecture de tels ouvrages est très utile .
Comme le faisait remarque un historien : le régime nazi est universellement honni , mais les livres sur le Nazisme se vendent de plus en plus .
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le 16 janvier 2014
les livres de Kerr sont excellents, bien documentés et en général bien traduits.
intéressés par l'histoire de la montée du nazisme puis de ses effets pratiques Lisez Kerr !
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le 9 mars 2014
Livre qui complète très bien la trilogie berlinoise, tant au niveau historique que de la vie du héro pendant la 2ème guerre mondiale. Description réaliste et très fine de HEYDRICH et de ses sbires, ainsi que de l'ambiance qui règnait à PRAGUE à ce moment.
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Philip Kerr, né en 1956 à Edimbourg (Écosse), est un auteur britannique de romans policiers et de littérature d'enfance et de jeunesse. Il étudie à l'Université de Birmingham, puis travaille un temps comme rédacteur publicitaire pour l'agence Saatchi and Saatchi avant de devenir journaliste indépendant puis écrivain de romans policiers en 1989. Le succès de La Trilogie berlinoise, ayant pour héros Bernhard Gunther, un enquêteur privé dont les aventures ont pour cadre l'Allemagne nazie, le pousse à se consacrer à l'écriture à temps plein. Prague fatale, son dernier roman, est paru en 2013.
« Berlin, 1942. Bernie Gunther, capitaine dans le service du renseignement SS, est de retour du front de l’Est. Il découvre une ville changée, mais pour le pire. Entre le black-out, le rationnement, et un meurtrier qui effraie la population, tout concourt à rendre la vie misérable et effrayante. Affecté au département des homicides, Bernie enquête sur le meurtre d’un ouvrier de chemin de fer néerlandais. Un soir, il surprend un homme violentant une femme dans la rue. Qui est-elle ? Bernie prend des risques démesurés en emmenant cette inconnue à Prague, où le général Reinhard Heydrich l’a invité en personne pour fêter sa nomination au poste de Reichsprotektor de Bohême-Moravie. »
Second roman de l’écrivain que je lis et je reconnais tomber sous le charme de ce Bernie Gunther habilement créé par Philip Kerr. Un policier allemand opérant durant la seconde Guerre Mondiale au milieu des SS et Gestapistes, il fallait y penser. Si Bernie relève de la fiction, le roman est truffé de personnages ayant réellement existé comme ce Reinhard Heydrich, parmi d’autres, et l’intrigue policière se glisse avec maestria au cœur d’évènements historiques avérés, ce qui renforce l’épaisseur du roman. Philip Kerr connait parfaitement son sujet, outre les notions historiques, il parsème le texte de références à la culture allemande, le bouquin jouant alors sur deux tableaux, une enquête policière et un enrichissement de notre culture générale.
Pour ce qui est de l’intrigue, de bonne facture, Prague fatale s’inscrit dans la lignée des polars à la Agatha Christie ou mieux encore, Gaston Leroux, puisqu’il y est question d’un assassinat par balles dans une chambre close ! Donc, je résume, un décor historique riche et instructif, une intrigue policière bien menée où Bernie Gunther découvrira qu’il n’est qu’un pion au milieu d’un plan machiavélique, et j’ajouterai l’humour dévastateur de Kerr, noir et acerbe, d’autant plus paradoxal que l’époque et les lieux ne s’y prêtent pas à priori - le nazisme et l’extermination des Juifs – au travers de réflexions lâchées ici ou là comme « D’après nos services de renseignements, certains de ces Tchèques sont de sacrés pickpockets. J’opinai. Ca me paraissait de bonne guerre, étant donné que nous leur avions piqué leur pays. » Et je ne résiste pas à cet autre exemple « Mais elle avait quitté cet emploi – un excellent emploi – parce que, prétendait-elle, il n’arrêtait pas de la tripoter. Une situation fâcheuse que je comprenais parfaitement. Je ne pouvais m’empêcher de la tripoter moi aussi. »
L’impayable Bernie n’a certainement pas fini de me réserver de bons moments de lecture, ce dont je remercie par avance Philip Kerr.

« - Être mort, c’est comme être une putain, affirma Hamperl. On passe l’essentiel de son temps sur le dos pendant que quelqu’un d’autre – moi, dans le cas présent – fait le travail. La procédure peut sembler embarrassante, parfois même légèrement ridicule, mais elle n’a rien de répugnant. A toute personne n’ayant encore jamais assisté à une autopsie, je conseillerais d’essayer de ne voir que le côté cocasse de la chose. Si cela commence à avoir l’air répugnant, alors c’est le moment de quitter la pièce avant qu’un incident se produise. L’odeur d’un cadavre est en général suffisamment désagréable sans avoir à supporter celle du vomi. Est-ce clair ? »
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