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In Praise of Commercial Culture [Anglais] [Relié]

Tyler Cowen
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Broché EUR 18,43  

Détails sur le produit

  • Relié: 288 pages
  • Editeur : Harvard University Press (29 mai 1998)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 0674445910
  • ISBN-13: 978-0674445918
  • Dimensions du produit: 15,2 x 2,3 x 22,9 cm
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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5.0 étoiles sur 5 Optimisme culturel 10 septembre 2007
Par YN
Format:Broché
Ce livre, publié en 1998, est à la fois accessible, clair, convaincant, honnête, important, instructif, intelligent, lucide, modéré, optimiste, passionnant et remarquable ! Pourquoi n'a-t-il pas été traduit en français ?
Écrit par un économiste américain, la thèse du livre est la suivante : les processus de marché (ceux caractérisant notamment l'économie de marché capitaliste) et l'innovation technologique ont fourni les conditions nécessaires à et suffisantes pour la production et la distribution d'un nombre très grand et très varié de créations artistiques au cours des derniers siècles. Et j'ajouterais qu'il n'y a aucune raison pour cette thèse ne tienne plus en ce début de XXIe siècle.
En d'autres termes, contrairement au pessimisme culturel qui voit le capitalisme comme ayant une influence négative plus ou moins forte sur la "culture", ce dernier a en fait accru l'ampleur et la diversité de la production culturelle. La richesse matérielle accroît la demande de biens et services culturels et permet à des marchés de niche de produits culturels de se développer. De plus, la liberté d'entrer dans les industries dites culturelles a été restreinte pour certains groupes, notamment les femmes et les minorités, lorsque les preneurs de décision (l'"Académie" ou les Arts Councils par exemple) contrôlaient la production artistique. Le marché commercial permet, lui, une plus grande liberté d'entrée et est ainsi plus favorable à l'exploration et à l'innovation artistiques sans entraves. La croissance artistique et la croissance économique vont main dans la main !
Autrement dit encore, l'économie de marché capitaliste est un cadre vital sous-apprécié pour soutenir une pluralité de visions artistiques co-existantes, en fournissant un flux régulier de créations nouvelles et satisfaisantes, soutenant à la fois une "culture" haute (high culture) et une "culture" basse (low culture), aidant les consommateurs et les artistes à raffiner leurs goûts, et rendant hommage au passé en le capturant, le reproduisant et le disséminant.
Cowen développe sa thèse en se concentrant quasi exclusivement sur les créations artistiques occidentales des trois domaines suivants : la littérature, la peinture et la musique. Il le fait en ayant recours aux outils d'analyse de l'économiste, mais sans être technique, et en adoptant, en particulier dans les chapitres centraux, une approche évidemment historique.
Sa thèse, que Cowen qualifie d'optimisme culturel, vient s'opposer avec élégance, force et nuance à celle des pessimistes culturels de tout poil (professionnels, artistes, critiques, élites, parents, personnes âgées, religieux, politiques, multiculturalistes...). En gros, les pessimistes culturels dénoncent une culture haute submergée par la culture de masse et défendent la supériorité des créations artistiques du passé. Pour eux, la télévision et la radio, la distribution des livres et des enregistrements sonores par des méga-stores, les spectacles musicaux dans des stades, les expositions muséales à grand succès, la matraquage de beaucoup d'art visuel contemporain créent et font appel aux goûts des masses et sapent l'économie des oeuvres faisant appel aux goûts des spécialistes et de la minorité. Entre-temps, le grand art du passé, bien meilleur que ce qui actuellement créé, est perdu ou du moins éclipsé.
La réponse de Cowen aux pessimistes culturels tient en plusieurs points. Premièrement, les améliorations techniques qui ont donné naissance à la culture de masse dans de nombreux cas ont aussi réduit les coûts de production et de distribution d'oeuvres innovantes faisant appel à des publics moindres. Deuxièmement, la plupart des artistes essaient délibérément de différentier leurs produits et il est probable qu'ils trouvent des niches pour leurs innovations seulement dans des économies concurrentielles développées, ces niches pouvant apporter célébrité et argent. Troisièmement, il existe des faits empiriques selon lesquels un travail artistique de plus en plus varié, et non de moins en moins, est vendu aujourd'hui par l'intermédiaire des systèmes de "blockbusters". Quatrièmement, peu du grand art du passé est en réalité perdu, sa "consommation" peut n'être pas moins inférieure à celle du passé, bien que relativement moins populaire que dans le passé. Cinquièmement, l'art du passé apparaît supérieur à ce qui est produit de nos jours seulement parce que le meilleur de la production passée a survécu, et il est probable que le meilleur du travail passé est en effet meilleur que la moyenne de ce qui est produit aujourd'hui, sachant que beaucoup de ce dernier ne survivra pas.
Le dernier chapitre cherche à répondre à la question de savoir pourquoi il y a tant de pessimistes culturels. La réponse de l'économiste est bien sûr qu'il existe des bénéfices économiques, émotionnels et intellectuels à se faire connaître comme pessimistes culturels. Et cela s'applique aussi bien à ceux qui défendent le soutien public aux arts et à la culture.
Merci Professeur Cowen !
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Amazon.com: 4.7 étoiles sur 5  6 commentaires
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 If you appreciate creativity 10 février 2005
Par Sic Semper Tyrannis - Publié sur Amazon.com
Format:Broché
I absolutely love this book, because it's so rare for a book written by an economist to be readable, understandable, convincing, and uplifiting (Cowen just might destroy economics' reputation as "the dismal science"). However I assigned this in a class on Art and Politics at the University of Oregon some years ago, and my students hated it. Why? Because Cowen is harshly critical of some of their ideals--that government has a responsibility to support the arts, that such support is crucial for a thriving cultural world, and that free markets are a soulless, dehumanizing, anti-creative force.

In a nutshell, here is Cowen's argument. Free markets increase wealth, which increases purchasing power. As people's wealth increases to the point where their basic needs are satisfied, they begin to seek out aesthetic goods. The larger number of potential customers present in a market society creates "niche markets," thus expanding the variety of artistic styles and expressions that are sought out, hence the more (and more diverse) artists that can achieve success. Even radical non-conformists can find support. In contrast, in a non-market system where government (or some other patron, such as the church or the very limited number of elite) is the primary purchaser of art, artists must conform to the tastes of that limited number of purchasers, creating an incentive to not be too creative.

As examples, he points out that the Dutch Masters worked during the Netherlands' rapid economic growth (indeed, their art is astoundingly "businesslike" in its focus), the official Academy in France opposed new styles, and its annual Salon excluded such now-recognized geniuses as Gauguin, Monet, Renoir and Pissarro, and how independent record labels in the U.S. have been the primary outlet for new musical styles.

He also tackles the more philosophical issue of cultural pessimism. He notes that cultural pessimism is an elitist concept, leading those very people who desire creativity in the arts to disdain creativity that satisfies the aesthetics of non-elites. This elitism also provides intellectual support for censorship.

The only reason I don't give it 5 stars is that my students found it a little repetitive (I don't, but I respect their collective voice).
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A stylish, intellectual tour de force 29 mai 1999
Par Un client - Publié sur Amazon.com
Format:Relié
What is quite extraordinary about Tyler Cowen's book is not his sohphisticated understanding of economics (one expects that), or even his ability to put across difficult problems clearly, but the breadth of his knowledge about art and music. The book is indispensable to anyone who claims an interest in arts policies.
9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 An outstanding and original work. 25 novembre 1998
Par Donald J. Boudreaux - Publié sur Amazon.com
Format:Relié
In this original and scholarly -- though never stuffy -- work, Tyler Cowen reveals not only a deep understanding of economics, but also a breathtaking knowledge of visual art, music (both classical and pop), and literature. His opening chapters show clearly how economics usefully sheds light on cultural issues. Subsequent chapters test his economics in various fields of art. Both Cowen and economics pass these tests impressively.

Cowen's voice is a welcome addition to those of scholars (including that of Virginia Postrel) who praise cultural dynamism and who appreciate the enormous creative powers of a people free of political and bureaucratic burdens.

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