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Preacher Alamo [Anglais] [Broché]

Garth Ennis , Steve Dillon , Glenn Fabry
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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  • Broché: 224 pages
  • Editeur : Vertigo (1 mai 2001)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 1563897156
  • ISBN-13: 978-1563897153
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La fin de la quête de Jesse Custer, 22 novembre 2010
Par 
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(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Preacher Alamo (Broché)
Ce tome comprend les épisodes 59 à 66, les derniers de la série.

Au début de cette série, Jesse Custer avait décidé de retrouver Dieu qui avait abandonné sa création pour exiger de lui des réponses. Le moment est venu. Custer commence par rattraper les 2 anges qui étaient chargés de veiller sur Genesis et il obtient d'eux les dernières informations nécessaires à la mise en place de son plan. Pendant ce temps, là Herr Starr se demande que faire maintenant qu'il lui manque un oeil, une oreille, ses parties génitales et que son crâne porte une marque infamante à tout jamais. Tout converge vers un affrontement final à plusieurs niveaux.

Et voilà, le temps est venu pour Garth Ennis de clore son récit. La tâche s'avère aussi risquée qu'intimidante : le lecteur a suivi, Custer, Cassidy et Tulip pendant déjà une soixantaine d'épisodes, en comptant plusieurs numéros spéciaux et une minisérie (regroupés en 8 tomes), la résolution peut-elle être à la hauteur des attentes ?

Oui, elle l'est. Tout d'abord, le lecteur a le plaisir de voir passer une dernière fois tous les principaux personnages dont les situations ont droit à une résolution satisfaisante : Herr Starr, Hoover (qui revient sur ses journées passées à compter des grains de sable), Featherstone, Arseface (Face de fion), le Saint des Tueurs, le spectre de John Wayne... et même Dieu. Ensuite Ennis ne dénature pas son récit, il l'achève sur le même ton que le reste de la série. Ceci veut dire que le lecteur retrouve les mêmes ingrédients, avec des moments Ennis toujours aussi énormes (dont 2 scènes exceptionnelles d'Herr Starr en train de se soulager) et explosant la limite supérieure sur l'échelle du politiquement incorrect. Le dénouement principal et les dénouements des intrigues secondaires sont satisfaisants et logiques. Ennis partage également son credo vis-à-vis de la religion avec le lecteur, et son point de vue (une fois séparé des éléments du scénario) tient la route, sans être ni un lieu commun, ni une pensée absconse.

Comme dans les tomes précédents, les dialogues entre personnages virent parfois à l'échange de points de vues philosophiques sur leur vision de la vie, sur le sens de l'amitié, de l'amour et ils prennent un caractère théâtral (pas désagréable, mais artificiel au milieu d'une bagarre, ou étiré au-delà du réaliste). Parfois même, le lecteur constate qu'Ennis revient plusieurs fois sur le même thème et commence à se répéter. C'est la preuve parfaite pour le lecteur qu'il n'y a pas de regret à avoir : Garth Ennis a développé chacun des thèmes jusqu'à son terme, jusqu'à ce qu'il ait dit tout ce qu'il avait à en dire. Tout est dit, il est temps de tourner la page.

Steve Dillon a dessiné tous les épisodes de ce tome, comme tous les autres de la série. Il utilise une dernière fois tout son savoir faire pour que les conversations soient le plus vivantes possibles : conception d'une véritable mise en scène avec changements d'angle de vue, sans pour autant tourbillonner hors de contrôle autour des personnages. Et il a fort à faire lors des dialogues ou des monologues, entre le déchainement d'Herr Starr se lançant dans une diatribe sur le mésusage des guillemets, la tension entre Cassidy et Custer accoudés dans un bar, l'amour intense embrasant Tulip et Custer au lit, l'impatience du Saint des Tueurs écoutant Custer, les aveux de Featherstone et ceux d'Hoover, etc. En fait, la narration d'Ennis est tellement forte qu'il est facile d'oublier à quel point Dillon aura su illustrer toutes les horreurs possibles et imaginables et donner des visages inoubliables à chacun des personnages. Et pourtant graphiquement, Dillon réussit à tout faire passer : Herr Starr sur les toilettes (une scène peu ragoutante), les émotions très dissemblables qui habitent Hoover et Featherstone, la réalité vue par Lorena Bobbs, etc.

Le tome se termine avec des illustrations bonus de Dave Gibbons, Amanda Conner (Tulip, parfaite), Carlos Ezquerra, John Higgins, Dave Johnson, J.G. Jones, Brian Bolland (Arseface et Lorena Bobbs, inoubliables) et Bruce Timm.

J'ai longtemps hésité à lire ce dernier tome. J'avais peur qu'il ne soit pas à la hauteur de mes espérances et je ne voulais pas dire au revoir à ces personnages. J'ai eu le plaisir de lire une fin satisfaisante qui ne laisse aucun regret.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une fin formidable pour une série inégalable, 18 novembre 2010
Par 
Bruce Tringale (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Preacher Alamo (Broché)
Que les lecteurs Amazon me pardonnent ! En ce qui concerne Preacher, je suis incapable d'impartialité . Alamo tient incroyablement la route 10 ans après sa première publication.
Amateur du trade paperback , le dernier arc de la série est le seul que je continue de lire sur les volumes souple achetés à l'époque . Nostalgie ? Pas seulement ! Il a été dit que pour apprécier véritablement Watchmen, il fallait ne lire pas plus d'un chapitre par mois ; je me rappelle du mélange d'excitation et de souffrances que constituait le mois d'attente pour suivre la fin des aventures de la bande à Custer.
Je ne gâcherais pas le plaisir de ceux qui ne savent pas comment se finit la quête du Réverend rebelle, mais la clôture du numéro 65 fut un véritable traumatisme dont je me rappelle 11 ans après !
Dernier sermon donc, en 5 épisodes plus un épilogue, où Ennis termine de manière admirable sa saga. Chaque Chapitre clôt le destin d'un personnage et répond aux questions laissées sans réponses : Quel forme prendra l'inévitable confrontation entre Dieu et Custer ? Quel rôle y joueront, Saint of Killers, Starr et Cassidy ? Pourquoi Dieu a quitté son Paradis ? Qu'est ce qui l'empêchait de terrasser depuis le début Custer et Genesis ?
Ce qui m'a surpris en relisant Alamo , c'est la concision des réponses : simples , directes , efficaces , exactement le contraire du style qu'Ennis développera pour la série The Boys 1: The Name of the Game.
La forme est également surprenante et étonnamment sentimentale ! : beaucoup de ses révélations se font via des lettres d'adieu que les personnages s'adressent entre eux .
Enfin, contrairement à Y The Last Man vol. 10 : Whys and Wherefores, Ennis s'intéresse à l'âme de ses personnages jusqu'au bout ; les retrouvailles mouvementées entre Jesse et Cassidy occupent pas moins plus de 60 pages soient l'intégralité des deux derniers épisodes.
Le destin de Cassidy est remarquablement bien amené et c'est à se demander s'il n'est pas véritablement le héros de la série. Ennis, alors qu'il aurait tout loisir de conclure Preacher dans le sang, continue de s'intéresser aux personnages très secondaires comme Hoover et Feathertone , Lorie et Arseface pour qui il a des plans aussi arrêtés que pour le trio de tête .
Qu'est ce qui fait que cette série, inadaptable à l'écran, avec son pitch totalement absurde (un prêtre qui n'en a vraiment pas l'air envisage de tuer Dieu avec l'aide d'un vampire...) reste si jouissive ? L'humour trash omniprésent (je vous laisse imaginer ce que devient un Starr sans testicules.... ) ? Des personnages bourrins révélant une rare profondeur par moment ? Une réflexion sur nos sociétés et nos religions ? Le volet Western omniprésent ?
Ne pourrai t'on pas voir Preacher comme une variation ultraviolente de ce que Gaiman étudiait dans The Sandman: Preludes & Nocturnes: quelle degré de responsabilité attache les Dieux à leur création ?.
Steve Dillon se déchaîne une dernière fois dans cet art tragi-comique le caractérisant. Des larmes que verse enfin Jesse Custer aux blessures que Tulip inflige par balles aux membres du Graal, tout est exagéré. Si les décors sont des plus sommaires, Steve Dillon multiplie, comme chez Charlie Adlard ( The Walking Dead Compendium 1, des angles très pertinents mettant en valeur les conversations des personnages . Il n'a pas son pareil pour dessiner, ici une mine méprisante, une lèvre boudeuse, la tristesse de Jesse face à son destin, le ridicule de Starr ou la candeur authentique d'Arseface .
Un dernier mot sur les couvertures de Glen Fabry, qui livre pour les six derniers épisodes des portraits soignés des principaux acteurs d'Alamo.

Alamo est un must d'une série qui, avec Sandman, a participé à la réputation de Vertigo . Ceux qui ont aimé le personnage Saint Of Killers pourront se jeter les yeux fermés sur l'autre grande oeuvre d'Ennis toujours dessiné par Dillon : Punisher by Garth Ennis Omnibus où il accomplira pour le justicier à tête de mort le miracle que Miller effectua avec Daredevil.
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