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5.0 étoiles sur 5
L'apocalypse selon St Iggy, 20 mai 2010
Les préliminaires décrits dans ce disque n'ont rien de sexuels. Inspiré par le magnifique livre de Houellebecq, le disque d'Iggy est une refelexion personnelle sur la vie, l'amour et surtout la mort. Chez Houellebecq comme chez l'iguane, le constat reste le même : à partir d'un certain âge, toutes nos experiences sont un préliminaire à la mort. Décrépitude du corps , solitude existentielle, impossibilité de communiquer avec l'autre et de vivre l'amour dans une société marqué par le jeunisme , la phrase de Houellebecq est définitive : " Vigueur , force , jeunesse : les valeurs de l'amour sont les mêmes que le nazisme " .
Le disque d'Iggy se marie étrangement avec l'univers de l'écrivain et prend toute son ampleur sur scène où les chansons d'Iggy correspondent entre elle :
Le Venimeux "Je sais que tu sais" chanté par un clone de Vanessa Paradis (et qui évoque musicalement les derniers disques de Manson) est la réponse 30 ans après à " Sweet Sixteen" .
La mélancolie de « Spanish Coast » évoque le lendemain mélancolique d'une party débauchée à la "Nightclubbing». Sous l'impulsion de Bowie , Iggy chantait "Lust for Life " , ici c'est "Its Nice to Be Dead".
Quant au fait que trois chansons soient consacrées aux chiens et à leur destinée d'être des machines à aimer, la boucle est bouclée par l'interprète vénérable de "I Wanna Be your Dog».
Pas de Maelstroms soniques donc, Preleminaires est un disque intimiste et un hommage d'Iggy au monde de la musique : "un King of the Dog " qui se prosterne devant le fantôme de Louis Armstrong , "Party Time" qui aurait pu être chantée par l'idole d'Iggy : Jim Morrisson , "How Insensitive " reprise de Insesanitez , lui même inspiré de Chopin . Et bien sûr la reprises des "Feuilles Mortes " de Prevert et Cosma .
Ambiance Jarmuschienne sur "He's Dead , She's Alive" et appothéose paralysante de beauté lorsqu' Iggy lit la mort de Fox le chien par Daniel 25 sur " A Machine for Loving". Les mots de Houellebecq sont transfigurés par la voix à la fois présente et désincarnée du chanteur. Les Arpèges et le ryhtme de la guitare ne sont pas sans rappeler "The End" des Doors . La fin encore et toujours...
Ce n'est pas évidemment le disque le plus important d'Iggy Pop , mais c'est pour moi le plus beau , le plus sombre , le plus habité depuis les hurlements de "Funhouse" . Il s'impose ici avec Mc Cartney, Jagger et Bowie au Panthéon des plus grands chanteurs Rock.
Avec ce disque, Iggy, racconte la fin de l'humanité, de l'amour, de la vie sans que ce Voyage au Bout de la Vie ne soit poseur ou terrifiant. Avec des Prélimainaires aussi beaux, la mort n'est, l'espace d'un disque, plus aussi laide et terrifiante. Avec ces Préliminaires, Iggy Pop réinvente la Bande Originale de Livre.
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4.0 étoiles sur 5
L'Iguane tendance Crooner, 2 août 2009
Iggy Pop s'écarte ici de son style habituel, les Stooges en suspens après la disparition de Ron, l'Iguane s'offre un détour par l'hexagone via la littérature de Houellebecq. Ce n'est pas la première fois qu'Iggy nous la fait Crooner. Souvenez-vous de ses anciennes collaborations avec Bowie et plus récemment (il y a une dizaine d'années tout de même) dans l'album "Avenue B". Le disque est vraiment réussi à condition d'apprécier les multiples personnalités de l'artiste. Evidemment ça ne s'écoute pas comme "Fun House", "Lust for Life" ou "Instinct"... Ici, un album tout en nuance, jazzy, intimiste et juste!
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4.0 étoiles sur 5
Son meilleur album depuis.... avenue B ?, 28 mai 2009
A longueur d'interviews, l'Iguane ne s'en cache pas: « à la maison, je n'écoute que Frank Sinatra ». Evidemment, venant d'un homme, d'un animal plutot d'ailleurs, qui a su déchainer foudre, foutre et feu à la tête de ses Stooges aujourd'hui décimés, la déclaration a de quoi surprendre, mais ceux qui avaient su préter l'oreille a Avenue B par exemple n'en sauront pas tant désarconnés que ca.
Comme chacun a pu le lire à droite, ou à gauche, l'album est inspiré de La Possibilité d'une île, le roman de Michel Houellebecq et avant tout destiné à un public francophone/francophile, bref, en ces temps moroses sur l'hexagone Iggy nous offre un cadeau soyeux et raffiné, prouvant par la même que s'il égal notre cher président par la taille, il le surpasse sans difficulté aucune par la générosité.
Album que l'on pourrait presque qualifier de cocooneux, chaud et doux, terriblement sensuel avec le bluesy "Je sais que tu sais", les arpèges romantique "I Want To Go to the Beach" ou encore un "King of the Dogs" tous cuivres dehors directement sortis de la Nouvel Orléans. Bien entendu la reprise des "Feuilles Mortes" de Prévert et Kosma fera parler d'elle, mais c'est bel et bien l'album tout entier qui se révéle être une surprenante réussite jazzy-croonée (la réussite).
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