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Commentaires client les plus utiles
15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Intéressant mais partial,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Première Guerre Mondiale (Poche)
L'ouvrage de Keegan est intéressant en ce qu'il traite avec une extrême précision de quelques sujets techniques et logistiques (par exemple la faisabilité du plan Schlieffen, la nature des sols ayant déterminé la ligne de front lors de la course à la mer, la guerre maritime) souvent négligés dans les livres ayant pour objet d'aborder de manière globale la Grande Guerre.Mais le récit est malheureusement souvent déparé par un chauvinisme britannique et une francophobie qui conduisent à des jugements très discutables (selon Keegan l'armée française a par exemple joué un rôle très négligeable dans la victoire de la Marne dont le déroulement est narré exclusivement du point de vue de la contribution qui y a apporté le corps expéditionnaire britannique) et à des remarques condescendantes voire mêmes inutilement blessantes pour la mémoire des poilus (c'est tout juste si l'armée française n'apparaît pas après les mutineries de 1917 n'êtrequ'un un ramassis de lâches et d'incapables n'ayant contribué en rien aux contre offensives de 1918). Il est dommage (mais surtout révélateur) qu'un historien aussi sérieux que Keegan en soit réduit à porter des analyses aussi biaisées et qu'on penserait plutôt réservées habituellement aux tabloids. Aussi pour un profane qui voudrait s'intéresser à cette période je recommande plutôt le livre beaucoup plus probe de Marc Ferro dans la collection Folio. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
texte superficiel et biaisé,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Première Guerre Mondiale (Poche)
Cette histoire de la 1GM par John Keegan semble séduisante, mais se révèle une amère déception. Le texte est récent et on le choisit en anticipant, en plus d'un récit équilibré, un texte de synthèse de l'historiographie et des événements. Il ne s'agit en fait que d'une narration linéaire des batailles, narration complète mais avec un biais occidental, parfois même spécifiquement anglais, qui la rend déséquilibrée.A l'exception du (bon) chapitre initial, dans lequel l'état des relations internationales en 1914 et la suite des événements menant à la guerre sont détaillés, Keegan se limite aux opérations militaires. Les aspects économiques et politiques sont totalement ignorés. On apprend au détour d'une phrase que Moltke est révoqué, que la France connaît une crise ministérielle. Le récit de la campagne de France en 1914 est exemplaire: c'est comme si alliés et allemands faisaient une partie de wargame, bougeant froidement leurs troupes et réglant leurs combats à coup de d6. Se poser la question de l'impact non-militaire de l'avancée allemande ne vient pas à l'esprit de l'auteur. On lit donc que tel camp subit une défaite de 1 million d'hommes et de 500km, sans que soit évoqué les conséquences que cela a pu avoir sur les état-majors, la direction politique, et même sur la force militaire. Les troupes apparaissent sur la carte, les pertes s'empilent sans lien avec le reste. Les arsenaux, abstraits, fournissent des armes en quantité quasi illimitée. Les chefs politiques, l'organisation du commandement, ne sont pas des sujets. Tout ceci est désincarné. Les aspects militaires, puisqu'ils font quasiment toute la substance du livre, que valent-ils? Mon impression est mitigée. La campagne de France de 14 est très détaillée, mais pourquoi pas. On regrette bien sur - amateurisme insupportable - l'absence de cartes permettant de comprendre le récit. Par contre, les récits des autres fronts font "par dessus la jambe". Soyons juste : Keegan n'ignore aucun des fronts, même les plus anecdotiques. Mais il va traiter, par exemple, toute la campagne de Serbie de 1915 en moins d'une page, alors qu'il tartine 20 pages sur la tête de pont de 5km de l'ANZAC a Gallipoli - allant jusqu'à nous raconter qui a eu un Victoria Cross quand. Tannenberg et toute la campagne en Autriche/Pologne de 1914 sont assez bien rendus (on comprend - sans que l'auteur ne le dise explicitement... - que Tannenberg n'est qu'un succès opérationnel et en aucun cas stratégique), mais celle de Gorlice en 1915, qui amène les centraux de Varsovie a Vilnius, est traitée comme une anecdote en 3 pauvres paragraphes. Bref, pour une histoire bien faite de la 1GM, il faut chercher ailleurs. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pour ceux qui n'avaient rien compris à cette guerre...,
Par Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch.... (Aix-en-Provence, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Première Guerre Mondiale (Poche)
... où il n'y avait pas grand-chose à comprendre, ce livre est lumineux.La guerre devait durer 40 jours, planifiée par le plan Schliefen qui devait permettre de prendre Paris en "coup de faucille en passant par la Belgique grâce aux chemins de fer et aux marches forcée ("la sueur économise le sang", thème du voyage touristique en Belgique de l'armée allemande) Le plan Schliefen échoue (comme tous les plans parfaits sur le papier) avec la contre-offensive de la Marne. Puis c'est la panne stratégique: de part et d'autre on s'enterre dans les tranchées en pendant 4 ans on se balance des obus sur la g..... Keegan décrit en détail la crise du mois d'août 14 qui est une crise du système d'information et de décision. Ensuite, c'est une panne de la pensée stratégique face à une technologie non maîtrisée par des militaires aux conceptions dépassées (à part Pétain, qui tournera mal après). On comprend que cette guerre mit fin à la croyance dans le progrès social associé au progrès technologique et marqua le début d'une crise de longue durée dont nous ne sommes pas sortis aujourd'hui. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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