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En particulier, mais pas seulement, pour le Concerto pour piano de William Schuman, dans l'enregistrement de sa création, 19 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Première Performances (CD)
Luigi Dallapiccola est né en 1904 à Pisino (Italie, aujourd'hui Pazin en Croatie). Il étudia le piano au Conservatoire de Florence, et la composition au Conservatoire « Luigi Cherubini » avec Vito Frazzi (1888-1975). Il devint professeur à partir de 1931, et parmi ses élèves, on peut en particulier noter Halim El-Dabh (né en 1921), Raymond Wilding-White (1922-2001), Luciano Berio (1925-2003), Noel Da Costa (1929-2002), Donald Martino (1931-2005), Arlene Zallman (1934-2006), Bernard Rands (né en 1934), Ernesto Rubin de Cervin (né en 1936), ou bien encore Abraham Zalman Walker (né en 1948). Dallapiccola commença à s'opposer politiquement au fascisme à l'occasion de la campagne militaire d'Abyssinie, de l'engagement italien lors de la guerre civile espagnole, du rapprochement de Benito Mussolini avec Adolf Hitler et de la promulgation en 1938 des « lois raciales » (sa femme Laura Luzzatto était d'origine juive) et, pendant la seconde guerre mondiale, il participa activement à la résistance au nazisme. Musicalement, il fut influencé, à partir de 1930, par le dodécaphonisme de la Seconde Ecole de Vienne, en particulier par Anton Webern (1883-1945) et Alban Berg (1885-1935), qu'il traite cependant dans la tradition italienne du « bel canto », grâce à des techniques sérielles qu'il développa de façon à permette une plus grande expression du lyrisme. Profondément humaniste, Luigi Dallapiccola traita en particulier, dans ses Opéras « Vol de nuit » (1938) d'après Antoine de Saint-Exupéry, « Le Prisonnier » (1948) d'après Auguste de Villiers de L'Isle-Adam et « Ulysse » (1968) d'après Homère, ou dans sa Cantate « Chants des Prisons » (1941), du thème de l'Homme qui, au sein d'une société essentiellement hostile, se cherche sans pouvoir aller au bout de sa quête. Il est mort à Florence en 1975.
« Deux Etudes » pour violon et piano
Ruggiero Ricci, violon ;
Rosalyn Tureck, piano.
William Howard Schuman est né en 1910 dans le Bronx à New York (USA). William Schuman apprit le violon ainsi que le banjo dès l'enfance et, durant ses études secondaires, il forma un groupe musical « Billy Schuman and his Alamo Society Orchestra », qui jouait lors de mariages ou à l'occasion de Bar mitzvahs. En 1928, il entreprit des études de commerce à l'Université de New York, travaillant en même temps pour une agence de publicité. Le 4 avril 1930, Schuman assista à un concert au Carnegie Hall, où l'orchestre philharmonique de New York était dirigé par Arturo Toscanini. De cette expérience, Schuman dira plus tard : « Dès le lendemain, je décidai de devenir compositeur ». Il abandonna alors l'université et son travail pour se lancer dans les études musicales au conservatoire Malkin avec Charles Haubiel (1892-1978) et Max Persin puis, de 1933 à 1938, il fut l'élève de Roy Harris (1898-1979). De 1935 à 1945, il enseigna la composition au collège Sarah Lawrence et, en 1945, il fut nommé président de la Juilliard School, et fonda le Juilliard String Quartet. Il quitta l'institution en 1961 pour devenir le premier président du Lincoln Center de New York, une position qu'il occupa jusqu'en 1969. Il est mort en 1992 à New York, USA. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter « Voyage » et « Chester » pour piano, « Amaryllis » pour Trio à cordes, cinq Quatuors à cordes, « Dances » pour Quinette de cuivre et percussions, un Concerto pour piano, un Concerto pour violon, le « Concerto on Old English Rounds » pour alto, chaeur féminin et orchestre, « A Song of Orpheus » pour violoncelle et orchestre, « To Thee Old Cause » pour hautbois et orchestre, « Three Colloquies » pour cor et orchestre, « Prayer in Time of War », « American Festival Overture » et « New England Triptych » pour orchestre, des « Variations on "America" » de Charles Ives, huit Symphonies, numérotées de 3 à 10, les deux premières ayant été reniées, deux Opéras, « The Mighty Casey » et « A Question of Taste », les musiques de ballet « Undertow » composée pour Antony Tudor, «Night Journey » et « Judith » composées pour Martha Graham, des oeuvres pour fanfare, dont le « George Washington Bridge », ainsi que des oeuvres chorales sur des textes de Walt Whitman, d'Archibald MacLeish, de Genevieve Taggard, de Langston Hughes, d'Edna St. Vincent Millay ou de Thomas Wolfe, ou bien encore les « Mail Order Madrigals » sur des textes tirés du catalogue Sears Roebuck de 1897.
Concerto pour piano
Rosalyn Tureck, piano, Saindenberg Little Orchestra, Daniel Saindenberg.
David Diamond est né à Rochester (New York, USA) en 1915. Il étudia au Cleveland Institute of Music et à l'Eastman School of Music avec Bernard Rogers (1893-1968), et prit également des leçons auprès de Roger Sessions (1896-1985) à New York, et auprès de Nadia Boulanger (1887-1979) à Paris. Il fut longtemps professeur à la Juilliard School et, parmi ses élèves, on peut en particulier citer Francis Thorne (né en 1922), Charles Strouse (né en 1928), Adolphus Hailstork (né en 1941), Anthony Iannaccone (né en 1943), Robert Black (1950-1993), Daron Hagen (né en 1961), Lowell Liebermann (né en 1961), Eric Whitacre (né en 1970), ou bien encore Alasdair MacLean (né en 1974). Il est mort à Rochester en 2005. David Diamond est l'un des grands compositeurs américains ; parmi ses oeuvres majeures, on peut noter les Préludes et Fugues pour piano, un Concerto pour deux pianos solo, deux Sonates pour violon et piano, un Trio à cordes, un Trio avec piano, une Partita pour hautbois, basson et piano, dix Quatuors à cordes, un Quatuor avec piano, un Quinette pur flûte, trio à cordes et piano, un Quintette pour clarinette, deux altos et deux violoncelles, un Quintette pour instruments à vent, trois Concertos pour violon, « Kaddish » pour violoncelle et orchestre, un Concerto pour petit orchestre, « Elegy in Memory of Maurice Ravel », « Music for Shakespeare's Romeo & Juliet », « Rounds » pour orchestre, onze Symphonies, la musique de ballet « TOM », ainsi que des Mélodies.
Sonate pour piano N° 1
Rosalyn Tureck, piano.
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