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Presence
 
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Presence

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4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (21 commentaires client)
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  • Date de sortie d'origine : 12 août 1994
  • Format - Musique : MP3
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Lecture   1. Achilles Last Stand 10:22 Album uniquement
Lecture   2. For Your Life 6:24 EUR 1,19  Acheter le titre 
Lecture   3. Royal Orleans 2:58 EUR 1,19  Acheter le titre 
Lecture   4. Nobody's Fault But Mine 6:16 EUR 1,19  Acheter le titre 
Lecture   5. Candy Store Rock 4:11 EUR 1,19  Acheter le titre 
Lecture   6. Hots On For Nowhere 4:43 EUR 1,19  Acheter le titre 
Lecture   7. Tea For One 9:26 EUR 1,19  Acheter le titre 
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 OMBRE ET LUMIERE ... 12 septembre 2008
Par StarChild - Destination Rock TOP 1000 COMMENTATEURS
Format:CD
Symbole de l'existence extra terrestre ou de Dieu, pour ceux voulant y voir une représentation divine, c'est l'étrangeté de l'objet qui intrigue d'abord. Noir, de forme oblongue, dispersant au regard des visages souriants alentour, une présence, une force invisible, c'est avant tout par son visuel à relents mystiques que cet album nous interpelle. Un peu à l'image de l'impact produit par la pochette du premier disque du dirigeable, cette photographie perdue dans un mur blanc radicalise, par sa sobriété de détails, la vision d'un retour aux sources d'un rock qui avait tendance à s'auto congratuler, suite à l'impressionnant Physical Graffiti. Un objet sombre, pour un disque qui l'est tout autant, Présence se singularise de toute la discographie de Led Zeppelin par une noirceur et la mise à nu d'une certaine forme de violence musicale.

A l'image de la famille réunie sur sa couverture, ce disque est également la réunion de deux hommes face à l'adversité. Premièrement, parce qu'au moment de son enregistrement, Robert Plant est en fauteuil roulant, les jambes brisées, suite à un grave accident de voitures, dans lequel femme et enfants ont également été blessés. Secondo, parce que cet album est définitivement le disque de Jimmy Page. Réalisé en 18 jours au studio Musicland de Munich, dans un climat au bord de la dépression, Présence est un album qui transpire de ce froid faisant suite aux grandes douleurs, de cette puissance qui se mute en grandeur d'âme, dès l'instant que l'on se met à sa portée.

Géant aux pieds fragiles, Led Zeppelin reste fort dans la douleur. Aussi, comme pour défier le climat altéré par les graves évènements survenus dernièrement, l'album débute par une sorte d'incantation partant à la recherche d'un nouvel homme, d'un nouveau roi : Achilles Last Stand. Titre complexe, multipliant les références, le dernier combat d'Achille est un monstre de technique qui ne s'apprivoise toutefois jamais. Délivrant un solo d'anthologie sur un alliage de guitares savantes, ce morceau de plus de dix minutes est, aujourd'hui encore, une pièce maîtresse dans la discographie du dirigeable. En quelques sorte, un concentré d'audace sur un texte magnifique.

Passé ce mur de sons héroïque, s'il s'avère, sur le coup de l'émotion nous ayant gagné, plutôt difficile de donner leurs chances aux titres suivants, c'est surtout à cause de l'absence de transition acoustique, de clavier auxquels l'aéronef nous avait habitué. Jetés en pâture à la créature sonore mélangeant guitare slide à la voix de Robert Plant, For Your Life, puis dans les tentacules de l'imparable Nobody's Fault But Mine, c'est sans ménagement que ce disque nous fait redescendre sur terre, aussi vite que nous nous étions laissés entraîner à la recherche d'un messie, d'un Arthur providentiel. En deux morceaux, le ton est donné. Pas de fioriture, du heavy brut, brillant, poignant et violent à souhait, le tout dopé par un John Bonham exemplaire par sa capacité de propager l'onde de choc au-delà du naturel.

Plus dépouillé, peut-être plus aride que d'autres, Présence reste, toutefois, d'une humanité confondante. Si la plupart des textes le prouvent sous plusieurs angles d'approches différents, il en est un qui reste dépositaire du trouble, de la sensation de détresse éprouvé par l'ensemble du groupe : Tea For One. Reflétant plus particulièrement l'état d'esprit de Plant, séparé de sa femme, ce très beau blues est un gouffre de sentiments qui fait étalage de l'implication de chacun face à la douleur de l'ami. Peut être beaucoup plus compact que ses prédécesseurs, cet enregistrement n'a de leçon à recevoir de personne en matière d'émotion.

Avec une pochette faisant, par bien des côtés, une référence ironique au monolithe du film 2001, l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, cet album nous prouve que le vaisseau de plomb à toujours su utiliser la rupture pour mieux se transcender.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Luc B. TOP 100 COMMENTATEURS
Format:CD
Ce quasi dernier album de Led Zeppelin nous permet vraiment de comprendre le travail du Jimmy Page producteur. Il y a deux Led Zeppelin finalement. Le quatuor incisif et puissant, qui sur scène défouraille riffs et décibels sans compter, et puis le Led Zeppelin de studio. Jimmy Page avait vraiment en tête la construction d'une oeuvre. Il ne se contenait pas d'écrire des chansons. Cet homme là, sûr de son talent, et de sa place dans l'Histoire, visait plus haut. Il faut imaginer un orchestre symphonique, avec un batteur, un bassiste, et sur les 80 autres chaises, que des guitaristes ! Derrière son pupitre, Mister Jimmy, baguette à la main, qui dirige, juxtapose, mélange, construit, équilibre, superpose... crée sa musique, sa grande oeuvre, énorme, mégalo, inédite. Et magnifique. Car quand Jimmy Page se disait sûr de son talent, il ne se trompait pas ! Il y a une ambiance, une couleur, un ton, donné à chaque album. En 1976, les tournées sont de plus en plus longues, Page à le nez dans la poudre, les seringues traînent par terre, Bonzo est accro au goulot, Plant est en chaise roulette... Ah, ils sont jolis nos sex symbol ! Le plus grand groupe du monde semble avoir du mal à se renouveler, le vieux dinosaure est attaqué de toute part, par les punks, les jeunes rockers, les danseurs de disco... Et pourtant, Jimmy Page accouche encore d'un album qui conquit les fans, et les rassure. Le dirigeable semble avoir encore devant lui de longues heures de vol !

Bien sûr, PRESENCE vaut surtout pour "Achilles last stand" ou "Nobody's fault", ou ce dernier blues lumineux « Tea for one ». Mais jetez une oreille sur ce petit morceau "Royal Orléans", pas un chef d'oeuvre bien-sûr, mais juste pour écouter cette boucle de guitare reprise à l'infini, sur des pistes superposées. La définition du style Page. C'était un fou de son, un perfectionniste, il passait des mois en post-production, et cela explique aussi qu'il passe ces journées aujourd'hui à remixer inlassablement ces chansons...

PRESENCE est un album sans doute déconcertant au début, mais duquel émane une force peu commune, un sentiment d'étrangeté, de nostalgie, d'angoisse diffuse... C'est une très belle réussite, inégale certes, mais sur lequel Jimmy Page, le producteur comme le soliste, s'est encore surpassé.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE PHILIPPE MANOEUVRE MAGAZINE ROCK&FOLK 24 janvier 2013
Par VIRY 02 TOP 500 COMMENTATEURS
Format:CD
CHRONIQUE DE PHILIPPE MANOEUVRE MAGAZINE ROCK&FOLK MAI 1976 N°112 Page 112
7° Album 1976 33T Réf : Swang Song SS 8416 us - WEA 59402
Le premier morceau, "Achille' Last Stand", il est épique. Led Zeppelin est de retour depuis quelques secondes, et on dirait que la guerre de Troie va avoir lieu. Dès l'introduction de la guitare, en fait. Si mes souvenirs sont exacts, c'est là un clin d'oeil de Jimmy Page aux entrelacs du Mahavishnu Mc Laughlin précédent "Meeting Of The Spirit". Mais trente seconde plus tard, vous avez compris pourquoi vous achetez toujours les disques de Led Zep alors que vous aviez oublié jusqu'à l'existence de Mahavishnu : le premier est un groupe de rock'n'roll, de blues, il vit. Ecoutez : qui d'autre pourrait se permettre cette escalade où les riffs se chevauchent, ponctués par la voix de Robert Plant, redevenu l'espace d'un grand départ le barde celte ? Personne non plus ne peut se hisser autant de voiles que Jimmy Page sur un bateau aussi étroit... Tout là-bas au fond, John Bonham, souffle court, rythme une infernale cadence. Et, remarquable second abord, John Paul Jones ! sa basse évoque l'irrésistible furie adolescente, l'humeur imprévisible des conquérants invincibles. Et puis il y a les trois guitares : la première riffle sourdement (à droite), une seconde de pointille à gauche, et la dernière n'est pas la moindre, qui surgit de nulle part (de l'éther) et dialogue avec un Plant vite échevelé, gémissant sensuellement dans des registres jamais encore osés auparavant.
Une courte flèche de vibrato, des roulements crescendo : dès ce moment, on comprendra que tout le putain de disque ne va être qu'un killer mis en scène par et autour des guitares de Jimmy Page. Se rend-on bien compte qu'à lui tout seul il fait aussi mal que les deux types de "Rock'n'Roll Animal" ? Les trois autres s'éloignent, refermant le morceau (dont l'esprit rappelle vaguement un "Immigrant Song" porté à la puissance dix) sur lui-même. Et Bonham sort un truc inédit sur ses cymbales. John Paul Jones agonise comme un sanglier traqué dans sa bauge.
"For You Life" est pris sur un tempo plus lent. Jimmy, le bottleneck aux doigts légers, racle mes cordes de sa Les Paul, et se retrouve face à un Plant qui vante ses produits : "Don't you want coke...coke... Hey... Cocaine !?"
Jimmy décline froidement l'offre, et la pression monte, jusqu'à la libération d'un chapelet de notes envoyées très vite. La batterie vous serre les tempes, et la guitare vomit, gémit, se tord sur le carrelage. Plant est maléfique comme un pusher gris de poussière, les riffs douloureux s'enfoncent comme des épingles dans ses paupières. Un solo, qui fait alterner graves et aigus avec une maestria de virtuose, s'ensuit. A ma connaissance, cette chanson est la plus négative qu'ait jamais mis en scène le Zeppelin. Heureusement, la face se termine plus joyeusement, sur un exercice de voltige dont les règles définitives furent posées avec "Houses Of The Holy" (cf. "The Crunge"). Page oppose un minuscule riff bâtard et soul à souhait. Le "Royal Orleans" est signé par tout le groupe et représente l'apothéose du reggae lourd comme j'avais toujours espéré en entendre. A noter les deux fausses sorties : inutile de vous relever.
La face deux commence par un blues spatial quasi-trowerien. Jimmy paresse lentement avant de lâcher la vapeur. Et Plant chauffe sa voix sur le tapis de métal chromatique. Mais les foules veulent du sang et de l'acier. Et Jimmy, qui connaît si bien les besoins des foules, donne le signal d'un break magistral. Et aussitôt, John Paul Jones fait gargouiller la basse de l'année. Les autres en restent tout chose, particulièrement Plant qui s'explique :
- "C'est ma faute"
(note : oui, c'est de sa faute si le groupe ne tourne plus, ne peut se libérer son énergie sur scène. Et c'est ce qui nous vaut la démesure agressive de ce disque, énergie comme on n'en avait pas entendu depuis les débuts du groupe, depuis l'époque où ils se ramassaient des bouteilles dans les amplis). Et puis il y a un solo d'harmonica amené à toute vitesse, et Bonham fait un sort à sa timbale ; Page prend un solo surprise, frappe dans épargner sa sueur, ni ses doigts, étire le thème, et vooshhhh.... plus rien. "Nobodys Fault But Mine" s'achève comme dans un rêve. C'est un rêve.
"Candy Store Rock" est taillé sur mesure pour les fans de Gene Vincent. Et l'énorme Zeppelin a su retrouver tout ce qui entoure les deux premiers albums Capitol : rythmique urgente, voix vibrant froidement, la magie de la guitare de Galloping Jimmy qui, mieux que quiconque, retrouve les accords cristallins et roués de Cliff Gallup (*).
"It's allright", conclut Plant. Pour sûr !
"Hots On For Nowhere" a lui aussi une structure fracturée au premier abord (n'oublions pas que Plant béquillait et boitait et a fait les séances dans un fauteuil, plusieurs fois la sensation du mal à l'aise et d'amputation surgira ainsi de nulle part). Le refrain est pourtant joyeux. La guitare fait la plonge, ils tiennent là un hit en puissance. Le solo est régulier et pris en rubis sur l'ongle, une espèce en voie de distinction ("Get it while you can", comme disait Janis).
Oh, non ! le dernier ! Une intro rapide, et puis la basse qui pose une trame archétypique et rugueuse, noire et sanglante. Le blues, baby. Et tout de suite une lame surgit à droite. Mais de l'autre côté un ampli de guitare crachote et gémit, sursaturé déjà, et incapable de monter plus fort. Alors la lame s'abaisse et descend, jusqu'à ce que l'autre puisse la prendre, comme aux temps bénis des All Stars, quand Clapton et Page jammaient leur "Tribute To Elmore". Et tous ceux qui se sont désespérés pendant des nuits de la trop courte taille de "When The Levee Breaks" (sur l'album "+ % & §") vont enfin trouver l'accomplissement. Précisons enfin que cet album a été enregistré en moins de temps qu'il n'en faudrait à Rick Manchinchose pour brancher la moitié de ses synthétiseurs, laissons Robert nous affirmer que "C'était notre coup de poing sur la table , notre quitte ou double" et allons plus loin. D'ores et déjà "Presence" s'impose comme un chef-d'oeuvre, ne serait-ce qu'au niveau des parties de guitares. Alors, si j'ajoute qu'il y a deux blues et plusieurs mélodies. Je vous prierai de bien vouloir insérer dans vos cerveaux rongés par l'incertitude que, Led Zeppelin s'impose à nouveau comme le champion incontestable du rock (heavy, métal, blues, hard, boogie) des années soixante-dix, la brûlante flamme d'Albion.
.
(*) guitariste de Gene Vincent
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Commentaires client les plus récents
5.0 étoiles sur 5 tres bon album
j ai adore cet album je le trouve genial je le conseille à tous ceux qui aiment led zep !!!
Publié il y a 4 mois par Bonhomme
5.0 étoiles sur 5 A vif
Presence, n'est pas leur plus connu. Assez sous-estimé (c'est même l'album le moins bien estimé du groupe), Presence mérite vraiment qu'on le... Lire la suite
Publié le 18 juin 2010 par Barthel Damien
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Ce led zep est décevant par rapport aux albums précédents, mais attention, ça reste malgré tout un très bon album car c'est Led Zeppelin ! Lire la suite
Publié le 27 juillet 2009 par Mme Di Paola
4.0 étoiles sur 5 Pas de la m***e!
Si "Presence" ne vient pas directement à l'esprit lorsqu'on parle de l'âge d'or de Led Zep, il faut néanmoins constaté que l'album tout de blanc vêtu contient... Lire la suite
Publié le 24 juin 2009 par Glassteat
5.0 étoiles sur 5 TOUJOURS AU TOP !
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Nostalgie ! Quand tu nous tiens ! J'ai acheté ce disque pour retrouver l'état d'excitation merveilleux que j'avais connu dans ma jeunesse en l'écoutant ! Lire la suite
Publié le 1 février 2009 par Morlet Sylvain
5.0 étoiles sur 5 Présence ... lourde
C'est vrai que ce Presence fut beaucoup critiqué. Et s'il n'a pas la spontanéité des premiers albums du Zep, il est comme chacun de leurs albums : Unique et... Lire la suite
Publié le 23 juillet 2008 par Presence
4.0 étoiles sur 5 Excalibur
"achilles last stand " est l'un des plus grands morceaux du dirigeable, même si peu souvent cité,c'est une chevauchée fantastique, une épopée... Lire la suite
Publié le 14 juillet 2008 par Jmpa
5.0 étoiles sur 5 un album méconnu, en effet...
Merci Thierry, un album méconu en effet, enregistré dans l'urgence et le drame, mais justement, c'est du "brut", et il a bien traversé le temps...
Publié le 21 mars 2008 par Tintinabulle
5.0 étoiles sur 5 présence éternelle
Presence fait partie de la longue cohorte de ces albums maudits, au sujet desquels le mépris de la critique est inexplicable. Lire la suite
Publié le 22 février 2007 par Jeff R
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