Commentaires client les plus utiles
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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Tourments d'une passion, 11 octobre 2008
Ce roman en 4 parties mérite qu'on fasse l'effort de poursuivre la lecture malgré la première partie où sont nommés une multitude de personnages parmi lesquels on se perd, peut-être faut-il avoir une édition commentée avec généalogies et portraits.
Au milieu des intrigues amoureuses à la cour d'Henri II, une passion se tisse entre Melle de de Chartres -qui épouse M. de Clèves- et monsieur de Nemours. Il est alors difficile de lâcher ce livre qui explore avec finesse les troubles, espérances et souffrances de ces trois personnages. Amours secrets, jalousies, galanteries, apparences, aveux, non-dits, suppositions fausses, confiance, loyauté,... la richesse des thèmes soulevés en fait aussi un livre idéal à étudier.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Description mal à propos, 21 octobre 2007
L'auteur de la description officielle d'Amazon ferait bien de se poser quelques questions: une langue rébarbative? Une langue d'un classicisme et d'une virtuosité sublime. Peux-t-on dire que la musique de Charpentier est "rébarbative pour l'auditeur moderne" parce que Mika existe? Bien, alors un peu de bon sens.
Cela mis à part, c'est une oeuvre sublime, tout en non-dits et en tout-dit, en analyse intérieur, sur un fond de cour fastueuse qui permet à l'intrigue d'avancer en ce sens. La forme est sublime, et les scènes sont souvent dépeintes avec une émotion contenue mais profonde. Peut-être quelques longueurs de temps à autres. Une oeuvre majeure de notre littérature é ne manquer sous aucun prétexte.
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14 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un ouvrage d'actualité., 28 août 2009
Un ami que ses hautes responsabilités contraignent à l'anonymat, et qu'on désignera ici sous le nom (totalement controuvé) de Nicolas S..., actuellement en cure de repos dans le Sud-Est en raison d'un surmenage lié à ses fonctions, et étroitement surveillé par son épouse qui veille rigoureusement à lui interdire tout effort, intellectuel ou physique, me charge de faire publier cette chronique, rédigée par ses soins dans le plus grand secret, ce dont je m'acquitte avec plaisir en me flattant de la confiance que m'accorde ainsi cet illustre personnage. La voici.
P..., j'en peux plus, je m'emm..., je peux plus rien faire, plus de footing, plus de vélo, la télé est bloquée sur Gulli et National geographic, on m'a supprimé mes téléphones, je vois personne. Vivement la rentrée. Même la pensée que je pourrais être en Bretagne ne réussit pas à me consoler. Heureusement, il y a une semaine, j'ai réussi à soudoyer un des hommes du GIGN qui gardent la propriété : contre une Rolex (je l'ai bien eu, ce c..., c'est une fausse : de toute façon, il est incapable de faire la différence, vous pensez, un gendarme, c'est habitué aux Casio avec des boutons partout), il a accepté de me faire passer un livre (mais j'ai dû me faire avoir, y'a marqué édition brochée, et j'ai pas trouvé la broche, c'est un coup du gendarme, suis sûr, le ferai muter à Vannes en rentrant). C'est dire à quel point je me fais c.... La Princesse de Clèves, ça s'appelle. Bon, comme je suis obligé de lire la nuit dans mon lit (je dors seul) à la lampe électrique et que j'ai plus l'habitude, je vais pas vite, mais c'est torché. Je sais pas qui c'est cette Madame de LaFayette, mais je vais te la décorer en rentrant, celle-là, c'est chiadé, son truc.
Dès le début, j'ai accroché, ça se passe à la Cour, la mienne, j'ai bien reconnu. La Lafayette, si ça se trouve, je la connais. Z'allez voir. Un extrait au début : « La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru avec autant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second ». Y'a qu'un truc qui me chiffonne ; ça voudrait pas dire que je vais être battu en 2012 ? Je continue, et là, c'est beau ; « Ce prince était galant, bien fait et amoureux. Comme il réussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations ». Alors ? Pas mal, non ? Je sens que je vais me mettre à lire, moi, c'est bon pour mon moral. J'en suis qu'à la page 20, mais y'a une scène super : ça fait trois fois que je la relis, ca se passe chez un bijoutier, c'est extra. C'est la tassepé, là, La Princesse de Clèves, elle connaît rien, elle doit sortir de Bretagne ou de par-là, elle arrive à Paris. Extrait : « Le lendemain qu'elle fut arrivée, elle alla pour assortir des pierres chez un Italien qui en trafiquait pour tout le monde. Cet homme était venu de Florence avec la Reine ( fort, ça aussi, non, remember Clara) et s'était tellement enrichi dans son trafic que sa maison paraissait plutôt celle d'un grand seigneur que d'un marchand". Fou, non ? En voilà un qu'a tout compris : travailler plus pour gagner plus. Bon, je sais pas si j'aurais le temps de finir avant de rentrer. En plus il me faudrait un dictionnaire, y'a des trucs un peu compliqués, des trucs de gonzesses, genre intello, mais dans l'ensemble ça se tient. Au prochain conseil des ministres, je vais t'en faire amener une caisse et tout le monde sera obligé de le lire. Après le CD de Carla, pour certains, ça leur fera au moins un livre et un disque à la maison. La tronche qu'il va tirer, Estrosi, un livre !.
En conclusion, un témoignage édifiant sur la vie des grands (....) de ce monde.
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