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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Londres et le crime par Hitchcock,
Par neodyme "neodyme" (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Procès Paradine (DVD)
L'avocat Keane (Peck) est chargé de défendre une jeune femme belle comme la nuit accusée d'avoir tué un lord aveugle et londonnien qui se trouve être son mari. Le scénario est assez simple, Keane tombe rapidement amoureux de l'accusée qui, avec son mystère ambulant n'attrape jamais la sympathie du spectateur, et ce d'autant plus que la femme de Keane est blonde (à l'époque les blondes étaient bien vues) et bonne conseillère. L'intérêt de ce film réside surtout dans la présence de Gregory Peck et d'un jeune acteur français beau comme le jour: Louis Jourdan, au superbe accent frenchie.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Hitchcock et Le Procès Paradine,
Par MESNIER NATURE Nicolas "LE DISCOPHAGE" (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Procès Paradine (DVD)
Le procès Paradine (1947) est le 33è film d'Hitchcock et le 10è réalisé aux Etats-Unis. Il se situe chronologiquement entre Les Enchaînés et La Corde.
Il se divise clairement en deux parties d'une heure : l'enquête puis le procès. Cinématographiquement, il est assez monotone. Les personnages ne focalisent pas notre attention, le scénario est sans surprise et le dénouement manque de surprise. De tout cela, Hitchcock n'est pas entièrement responsable (voir ses conflits avec Selznick). Cependant, même un « mauvais » Hitchcock a toujours quelque chose à dire au niveau artistique pur : les recherches ombres/lumières, l'utilisation des objets (lunettes, portraits et surtout lampes), les prises de vue symboliques (palais de justice à moitié en ruine - nous sommes tout de suite après la guerre -, montée et descente des escaliers), les oppositions de valeur (blanc/noir, clair/foncé). Cette mise en scène est au service de plusieurs buts : l'ambiguïté des valeurs judiciaires représentées par des personnages moralement discutables (le président de la cour incarné par un C. Laughton savoureusement répugnant) ; que le mariage ne peut sans danger représenter une des valeurs fondamentales de la société ; que l'amour n'est qu'une dangereuse illusion impliquant potentiellement un désastre moral. Ce soin permanent de la mise en scène, on le retrouve entre autre dans ma scène préférée : celle de la rencontre dans son auberge lors de sa visite entre l'avocat et le palefrenier. La caméra tourne comme un astre autour de l'abat-jour en forme de méduse aux pendeloques-poignards pour s'immobiliser en vue de face avec celles-ci qui tombent comme des stalactites du haut du cadre. Ces lampes et abat-jour sont omniprésents lors de toutes les situations dramatiques, en amorces, seconds et arrières plans. Les personnages secondaires sont presque les plus intéressants : la délicate et impuissante femme de l'avocat, la soumise et moralement détruite femme du juge, le lubrique et répugnant juge lui-même. Les deux personnages principaux joués par G. Peck et A.Valli sont trop au premier degré. Hitch fait son apparition rituelle à 36'30 aux côtés de G. Peck et porte un violoncelle ! Encore une précision : sur le piano, dans la demeure de l'accusée, on voit une partition au titre évocateur : Appassionata (à 42'45). Il ne s'agit nullement de la sonate de Beethoven mais des premières mesures du thème principal du film, dû à Franz Waxman. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
à voir pour Charles Laughton,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Procès Paradine (DVD)
Maddalena Paradine (Alida Valli) est arrêtée et accusée d'avoir empoisonné le 6 mai 1946 son mari, le colonel Paradine, qui était aveugle. Sir Simon Flaquer (Charles Coburn), l'avocat-conseil de Mrs. Paradine, lui recommande comme défenseur Anthony Keane (Gregory Peck), l'un des ténors du barreau. Keane est persuadé de l'innocence de sa cliente et soupçonne André Latour (Louis Jourdan), le domestique de Paradine, d'avoir aidé son maître à se suicider...
Ce métrage mettra fin à la collaboration contractuelle d'Alfred Hitchcock et du très directif David O. Selznick, producteur, ici, à l'origine du projet. Ce dernier avait pour habitude d'intervenir voire d'interférer dans ses productions. Pour ce film, Selznic ira jusqu'à réécrire le scénario et se permettra de remonter à sa guise cet opus en gommant nombre des intentions du cinéaste d'origine anglaise comme certains travellings. Sir Alfred Hitchcock désavoua derechef le choix unilatéral des acteurs par Selznick. Il est de notoriété publique qu'Hitch aurait préféré avoir au casting Laurence Olivier ou encore Greta Garbo... Néanmoins, malgré quelques longueurs inhabituelles et un suspense parfois défaillant, on doit souligner la virtuosité technique du réalisateur où chaque plan est travaillé au scalpel. Pour moi, l'un des attraits majeurs de cet opus reste la composition magistrale du débonnaire et fantasque Charles Laughton. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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