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1.0 étoiles sur 5
SANS GRAND INTERET,
Par Les Aloès (Juan les Pins) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Proche-Orient, psychanalyse d'un conflit (Broché)
Proche-Orient, Psychanalyse d'un conflit de Daniel SIBONY
Pourquoi avoir voulu à tout prix rédiger un livre de 300 pages (que je me suis astreint à lire entièrement) alors qu'un essai de douze pages y aurait largement suffi ? Ce ne sont que redites, redondances et répétitions de thèses, séduisantes peut-être pour un lecteur que l'auteur croit nécessairement inculte, par moments obscurcies par des termes techniques psychanalytiques dont Sibony fait étalage, par exemple "la faille" pour parler de la représentation de Dieu (si j'ai bien compris !). De plus, son analyse psychanalytique enfonce des portes ouvertes : qui a jamais ignoré l'appropriation de la Bible hébraïque par l'église chrétienne (elle parlera de continuité) ou par l'Islam (qui en exclut les Juifs) ? Qui ignore le rituel de retour à Jérusalem dans les prières symbolisé par le rappel de la destruction du temple (verre cassé) "si je t'oublie, Jérusalem..." etc. d'où sa thèse du retour du refoulé. Le plus grave défaut du texte à mes yeux c'est d'en avoir évacué la dimension économique, qui il est vrai n'était pas le propos de l'auteur : les pays arabes résultent du découpage d'un vaste empire ottoman, qui n'a survécu que par une économie de rente, à l'image de l'Espagne de Charles Quint et de ses successeurs. Contrairement aux pays européens, les Ottomans sont totalement passés à côté de la révolution industrielle du XIXe siècle (par le phénomène de l'accumulation du capital du commerce et du progrès scientifique), préférant le confort d'une économie de subsistance qui a perduré jusqu'à l'installation des Juifs en Palestine. Les sionistes au contraire étaient nourris de cet esprit européen de culture, de progrès et de décollage économique qu'ils ont organisé et mis en place en Israël, en total décalage avec l'esprit des pays environnants, d'où leur succès évident et éclatant. Que cela suscite admiration et jalousie s'explique à mes yeux par une différence fondamentale : les Israéliens sont des Européens par leur origine, culture et esprit (démocratie, réussite sociale, etc.), les pays arabes, soumis par les Ottomans puis par les pays mandataires (France, Angleterre), ne se sont pas entièrement libérés de leur carcan économique et religieux, leur opium du peuple, et n'ont pas encore réalisé leur révolution des esprits. Ce processus est-il justement en marche en ce moment ? Ma note : 6/20 Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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