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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Trop beau pour être vrai,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Prokofiev : Sonates pour violon et piano - Cinq mélodies (CD)
Contrairement à mon très éminent collègue Mélomaniac, je ne connais que cette version. Elle est splendide, évidemment. On n'en attendait pas moins de stars comme Argerich et Kremer, certes, mais le résultat décoiffe. C'est du brutal, et les verres de vodka se videront cul sec pour saluer la performance. J'ai dit performance? Oui, c'est tellement parfait. Musicalement, on reste abasourdi. Argerich et Kremer nous traduisent à la perfection le génie de Prokofiev. Son angoisse? Sa terreur, face à Staline? Sa dépression suicidaire? Passez votre chemin. C'est trop lisse. Kremer a beau faire racler son archet, et les ingénieurs de DGG faire sonner le Steinway de Martha comme un instrument d'outre-tombe, on n'y croit pas un instant. C'est de la très belle musique russe, personne peut-être ne l'a jamais aussi bien jouée, ni aussi magnifiquement joué une sonate pour violon et piano, peut-être, mais pour moi, Prokofiev est ailleurs. Plus profond, moins expansif qu'il n'y paraît. Et bien plus tragique. Je ne pense pas que Martha et Gidon l'aient ignoré. L'intention est là - à vrai dire, tout est là, et c'est là que le bât blesse. Ils y vont, ils comprennent admirablement la partition, ils ont les moyens - et quels moyens ! - pour la jouer, mais ils n'y "sont" pas. Ils restent en dehors.Pas de quoi bouder cet enregistrement - vraiment fabuleux, simplement attendre qu'un jour on rende pleinement, entièrement justice à Sergueï, comme on a fini par le faire avec Dmitri. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Trois ans seulement après le CD de Shlomo Mintz et Yefim Bronfman chez le même label DG...,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prokofiev : Sonates pour violon et piano - Cinq mélodies (CD)
...cet enregistrement réalisé en avril 1991 à Bruxelles inscrivit une cardinale contribution à la discographie de Prokofiev dont on célébrait alors le centenaire.On ne s'étonne pas que des tempéraments artistiques comme Gidon Kremer et Martha Argerich rivalisent de fougue pour exacerber le contraste de la première Sonate, cambrant l'Allegro brusco avec une ferme projection rythmique. Mais aussi, quelle sensibilité aux ambiances mystérieuses ! Le lyrisme bruissant, hagard de l'Andante en fa majeur ; les arachnéens sextolets de triples-croches tissés en sourdine par le violoniste letton dans l'Andante en fa mineur : quel firmament poétique pour cet épisode « pianissimo freddo » où le compositeur décrivait « la bise soufflant entre les tombes d'un cimetière »... Une même acuité du dessin laisse transparaître la nervure des "Cinq mélodies" opus 35, épinglées comme des fragiles et multicolores ailes de papillons. Plus espiègle que la première, la seconde Sonate fut initialement écrite pour flûte puis transcrite pour le violon avec la collaboration de David Oïstrakh. Courant de litote en sarcasmes, l'interprétation capture toute la rhétorique d'humeurs de cette oeuvre funambulesque. Férocement raclées par Kremer, les grimaçantes rengaines de foire du Finale constituent un vrai moment d'anthologie. On l'aura compris, voilà un maître-disque dont on doit saluer la réédition : outre les divers témoignages d'Oïstrakh, une prestation à situer au même niveau que les anciennes versions de référence signées de Nathan Milstein (1955) et Joseph Szigeti (1959), tous deux accompagnés par Artur Balsam. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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