Caroline Wetherby débarque un beau matin dans cette colonie puritaine du Connecticut, avec ses malles, son manteau rouge, son décolleté et sa chatte Millicent.
Bien entendu, personne ne s'attend à son arrivée. Son père est mort et sa demi-soeur Elizabeth est la seule famille qu'il lui reste, bien qu'elle ne l'ai pas vu depuis 15 ans. Sans argent pour payer la traversée, Caroline compte sur elle et son mari, Ephraim Mathieson, pour régler cette dette.
Hélàs! Dès son arrivée, elle apprend qu'Elizabeth est morte depuis deux ans. Et Caroline se retrouve face à une maisonnée de 6 hommes : Matt (Ephraim) Mathieson, ses deux fils et ses trois frères. Pas vraiment ce qu'elle imaginait...
Passés les 1ers émois, Matt lui fait une proposition qu'elle ne peut refuser : elle s'occupera de la maison et de la cuisine en échange de l'hébergement et du couvert.
Et cette fougueuse Caroline va donc mettre la main à la patte et tenter, tant bien que mal, de se faire respecter parmi tous ces hommes misogynes.
Ce qu'il y a d'original, c'est l'arrivée de Caroline dans cette communauté. Car la jeune fille est royaliste, elle n'a pas peur de dire ce qu'elle pense et ne ressemble pas du tout aux femmes qui y vivent. Elle a traversé des épreuves dures pour en arriver là, mais elle ne se laisse pas abattre et a toujours de la répartie!
Matt est un héros moral et travailleur, entièrement dévoué à sa famille, ses fils et ses frères (ils sont 5 dans la famille Mathieson!). Son mariage avec Elizabeth a été... une catastrophe, et si on le comprend dès le début, c'est au fil du livre que l'on apprend la véritable histoire.
Caroline va venir tout chambouler dans la vie des Mathieson, et surtout Matt.
Cependant, les différences de la jeune fille vont aussi lui apporter la haine de certains membres de la communauté...
Là encore, il s'agit d'un vieil aventures et passions. Le contexte change de ce qu'on a d'habitude et on sent que Karen Robards s'est bien documentée sur le sujet. L'histoire d'amour est très belle, mais j'ai quand même une préférence pour "La lune voilée" du même auteur..