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Commentaires client les plus utiles
12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le coup d'envoi de la musique moderne.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Public Image (CD)
Cet album a donne le coup d'envoi de la musique moderne. On peine à trouver dans cet album le moindre gras qui tremblotte, la moindre pause, la moindre concession. En baptisant son groupe Public Image Ltd, John Lydon a compris - sans en jouer, ce qui montre sa sincèrité - bien avant tout le monde à quel point les années 80 et le show business de l'après Punk n'allaient être qu'une question d'image.Mais l'essentiel réside dans sa musique. Jah Wobble, l'improbable bassiste du groupe charpente les morceaux avec une surface inconnue jusque là : il déménage mesure après mesure et il semble que le bouton pour l'arreter soit un peu rebelle à la fin de chaque morceau. Les zébrures de guitare sont magistrales et la voix de John Lydon prend à rebrousse poil pour délivrer des incantations qui, rapides ou lentes, glacent le sang et diffusent une energie incroyable. C'est un chef d'oeuvre qui vingt cinq ans après, n'a pas pris une ride. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Post-Moderne depuis 30 ans.,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Public Image (CD)
Les choses sérieuses commencent avec cet album pour l'ex-leader des Sex Pistols fraîchement séparés. En effet, les coups de canifs plantés dans toutes les têtes blondes des ados anglais de 1978 par ce bal des horreurs nidoreux et malade rend d'un coup la petite plaisanterie "Never mind the bollocks" de l'année passée bien pale et obsolète.Ca commence par 1 cri, bien plus primal que celui de Lennon quelques années avant, qui ouvre la porte à une basse poisseuse et ronde, pesant 2 tonnes et qui constitue le squelette de l'album entier. Au dessus de cette basse rampante un mur de guitare "Noisy" bien avant que le terme fut inventé nous joue sa partition psychotique et morbide dans une posture délibérément "Arty" qui a hanté bien des groupes encore à l'âge du biberon alors : Glenn Branca, Sonic Youth, Les Cocteau Twins de "Garland", Les Jesus & Mary Chain, les Pixies ou même les vaporeux My Bloody Valentine lui doivent en effet beaucoup. "Religion" objurgation anticléricale au ralenti puis anti-tout pour finir, poursuit le cauchemar climatisé tout en gémissant dans le même jus putride. On sent bien que Johnny Rotten et ses comparses ont envie d'enterrer définitivement le Punk et l'exercice tourne peu à peu au génocide, un génocide empreint de dandysme et de poses outrées dans lequel Johnny tire merveilleusement son épingle du jeu. Les progrès qu'il a réalisé en seulement une année dans l'utilisation de sa voix par rapport à Never mind the bollocks forcent à l'admiration, tout ici est maîtrisé, insidieusement calculé dans le propos comme dans la production. Lorsqu'arrive la décharge nucléaire "Low Life" on est déjà cuit, contaminé par cette gangrène auditive sans précédent. L'album se termine sur cet étrange "Fodderstompf" sorte de disco sous speedball que chantera peut-être 1 jour Michael Jackson lorsque son fantôme viendra nous visiter sur Terre comme dans la vidéo de "Thriller". "First Issue", première arme de destruction massive du groupe P.I.L. démontre à une hauteur vertigineuse à quel point Johnny Rotten n'est pas le produit marketing vide de sens (et de talent) que cette vipère de Malcolm Mclaren a voulu nous refourguer. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
après les pistols,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Public Image (CD)
Il est rafraîchissant de constater que Johnny Rotten n'a pas hésité, après Sex Pistols, à faire preuve d'ouverture d'esprit età explorer d'autres horizons musicaux. Pour un punk, cela n'allait pas de soi: on pense à l'ostracisme qu'a pu subir Joy Division de la part des punks purs et durs parce qu'ils utilisaient des claviers. Ici toutefois, point de claviers, mais des musiciens qui se lancent dans de longs morceaux, en partie improvisés, d'une composition beaucoup moins sommaire que ce que l'on pouvait retrouver chez les groupes punks. On tape moins du pied, certes, mais on se laisse davantage emporter.
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