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4.0 étoiles sur 5
Welcome back Frank (again), 11 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Punisher Max, Tome 1 : Le caïd (Broché)
"Wont get fooled again !" Chaque lecteur de Marvel a un jour poussé cette diatribe à l'issue de la résurrection de Jean Grey , d'Elektra , d'Illyana , Captain America , Colossus ( euh ! on y est encore demain...). Oui ! je ne voulais plus toucher au Punisher après le depart d'Ennis ! Et j'ai eu raison , tant les tacherons lui succédant ont brillamment officié dans leur entreprise du massacre .Que ce soit dans l'univers MAX ou dans la continuité Marvel ( découpé en rondelle par le puant Wolverine jr pour être transformé en Frankenstein...) , on ne peut pas dire que le justicier à tête de mort soit à la fête. La tentation a été trop forte de jeter un coup d'oeil à ce reboot du Punisher MAX. Après tout, Daredevil a bien connu des instants de grâce après Miller. Avec une équipe artistique enfin stable, notre psychopathe retrouve des couleurs .Certes, l'entorse à l'univers MAX est majeure : on y retrouve Wilson Fisk puis Bullseye ( volume 2 ) . Mais promis ! Pas de super-pouvoirs ici ! Tout commence à la Usual Suspects. LA mafia, lasse des massacres de Castle lui tend un piège en inventant de toute pièce un parrain légendaire qu'il va forcément vouloir éliminer. Wilson Fisk , simple garde du corps manipule son monde pour devenir la créature qu'il a forgé. J'ai beaucoup aimé le style d'Aaron : simple, direct (aucune intrigue secondaire ) et diablement efficace . Chaque épisode possède d'alléchants Cliffhanger . On sent qu'Aron a un immense cahier des charges à respecter, son écriture peut parfois paraître calquée sur celle d'Ennis ; il n'en est rien. Tout d'abord Aaron ne cherche pas à s'affranchir de son modèle: son Punisher est pince sans rire , quasiment muet , cruel , trash ( un gangster essaie de remettre ses yeux arrachés en place ...) .Mais l'humour d'Aaron est moins grotesque , beaucoup plus discret que celui d'Ennis . L'ambiance est tendue, haletante, on sent que pour la première fois le Punisher est vraiment en danger. Et la suite le confirmera dans le Volume 2 , où Aaron bousculera de manière irrémédiable le statu quo de Castle . Et pour la première fois, il crie pendant les bastons, semble sensible à la douleur, tenir à la vie et rame pour récupérer de ses blessures. Je suis partagé sur le choix de Steve Dillon : il est difficile de l'associer à la ligne éditoriale MAX tant son style est adapté à la caricature . J'ai trouvé que son Punisher est plus marqué physiquement que lors de son premier run . On peut comprendre que MArvel , après des années d'errance ait voulu investir dans le dessinateur historique de la saga . Oui, on ne peut pas dire qu'il ait beaucoup travaillé son style depuis dix ans , le fan de Preacher reconnaît tous ses gimmicks depuis le temps , mais comme en 2001 : back to basics ! J'ai eu le sentiment de renter à la maison , ça me va ! Je commence à apprécier les couvertures de Johnson quand il s'obstine pas à recopier son travail pour 100 Bullets vol. 1 : First Shot, Last Call. Je reproche simplement à Aaron de ne pas avoir assez varié Wilson Fisk par rapport à la continuité Marvel : c'est un stratège hors pair , un manipulateur près à sacrifier son fils pour se hisser à la tête de son empire . Je trouve simplement que c'est un peu trop facile, trop rapide en 5 épisodes. Carton rouge également pour le premier adversaire de ce run , le mennonite qui a la personnalité d'un yaourt... Heureusement Aaron relève brillamment le niveau dans Bullseye qui vient de paraître aux Etats Unis . Finalement, la démarche d'Aaron s'apparente à celle de Miller sur DD : prendre des valeurs sûres de l'univers Marvel et les opposer à Castle ( à époque Miller voulait débaucher l'univers de Spider-Man ) . Pour l'instant ça fonctionne ...
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4.0 étoiles sur 5
Miroir, miroir, dis-moi qui est le plus méchant papa..., 15 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Punisher Max, Tome 1 : Le caïd (Broché)
Imaginez un univers Marvel tout neuf, où l'on propose des relectures de certains personnages sans leurs super-pouvoirs. Imaginez une interprétation adulte, réaliste et violente de cet univers. Imaginez les origines du "Caïd" dans un esprit naturaliste, sans censure et sans concessions, à travers le prisme d'une série mettant en vedette le plus cynique et le plus ambivalent des super-héros Marvel, lui-même revu à la sauce du comic pour lecteur averti... Vous êtes dans la gamme MARVELMAX, pensée pour les "grands" et les allergiques à la continuité ! Après un run d'anthologie conduit par l'inestimable Garth Ennis, la série a décliné. Jusqu'à ce qu'en soit décidé le "reboot" avec cet album qui nous présente une équipe artistique de vedettes qui ont la côte : J'ai nommé Jason Aaron pour la partie écrite et Steve Dillon pour la partie graphique. Ce premier tome commence très fort. On suit l'ascension du Caïd et la première idée géniale est de s'inspirer d' "Usual Suspects" pour induire la naissance d'un mythe urbain en la personne du plus grand mafieux de tous les temps ! L'autre grande force du récit consiste à mettre en parallèle les manières du Punisher et de son nouvel ennemi afin d'en souligner tous les points communs et toutes les (rares !) différences, chacun devenant le miroir de l'autre ! Ainsi, Aaron parvient à rendre tangibles de fortes personnalités avec un minimum de dialogues. A la place, nous aurons droit à une voix off qui ne sera pas sans nous rappeler le travail de Frank Miller sur Daredevil dans les années 80... A l'arrivée, son "Punisher" prend sa dimension dans le comparatif que l'auteur lui fait subir avec ses ennemis, notamment dans leurs échecs respectifs en tant que père : Où sont les limites et qui les franchit ? Jusqu'où va l'escalade ? A quel degré se situe la perte de l'humanité et la damnation ? Saluons donc le talent du scénariste qui, après nous avoir impressionné avec sa série " Scalped, Tome 1 : Pays indien", impose un style percutant, rugueux, aussi simple qu'efficace. Et si les premiers épisodes font craindre un manque d'originalité avec une histoire somme toute assez maigre, le dénouement, sans concessions, laissera finalement au lecteur un sentiment de nouveauté et de degré franchi dans la mythologie des personnages... Le gros point faible de ce "reboot" incombe à son dessinateur. Si Dillon demeure un des dessinateurs cultes de la série, puisqu'il a illustré le run d'Ennis lors de la reprise du titre dans la gamme "Marvel Knights", il est franchement anachronique dans cet univers réaliste et viscéral estampillé "MAX". Son style caricatural désamorce systématiquement la moindre scène tragique et la violence des scènes d'action en prend un sérieux coup niveau intensité. Imaginez le même récit illustré par un type comme Alex Maleev ou David Aja !!! De toute manière, il faut arrêter de porter des louanges à un dessinateur aussi paresseux, incapable de faire évoluer son style, qui resserre systématiquement les vignettes sur les gros plans afin de masquer son incapacité à traduire le mouvement et sa volonté claire et nette de dessiner le moins de décors possibles. Et puis tous ses personnages ont la même tête et les mêmes expressions depuis le début de sa carrière !!! Allergie Dillonienne mise à part, j'attends la suite de la série avec impatience, comme vous autres, assurément, lorsque vous tomberez sur la dernière page du présent recueil qui vous réserve une mise en bouche de folie pour le tome 2 !
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Non, non et non !!!!, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Punisher Max, Tome 1 : Le caïd (Broché)
Bon, je vais faire rapide et ne pas m'étendre sur ce "Punisher Max - Le Caïd" parce que tout bonnement je suis DECU ! Déjà au niveau de la forme, les dessins de Steve Dillon sont vraiment caricaturaux, alors oui, dans la collection 100% Marvel, ça pouvait le faire parce que justement il y avait cette forme d'humour qui collait, mais là, vu que le Punisher Max est censé évoluer dans un univers sérieux, ça le fait moins. J'avais eu la même impression lorsque j'avais lu dans le "Punisher Max" La résurrection de Ma Gucci où le style du dessinateur ne se prétait pas à la série... Bref, le dessinateur n'est pas à mon goût et à priori je ne suis pas le seul à le penser. Quand à l'histoire... Ici, la série Max se destine aux lecteurs avertis, on doit donc trouver un peu moins de gaudriole que dans les 100% Marvel. Le problème, c'est que Jason Aaron, le scénariste, nage entre deux eaux par exemple lorsque l'un des méchants a les yeux sortis de ses orbites (c'est rigolo mais totalement incongru dans l'esprit de cette nouvelle série) et lorsqu'il nous montre le meurtre d'un enfant qui ne prête surement pas à la rigolade (si ça ce n'est pas pompé sur "Usual Suspects"...). Donc les dessins caricaturaux plus quelques éléments comiques ne sont pas à leur place ici, par rapport à la vulgarité du langage ou à des scènes choquantes. Le méchant lui n'est pas le "meilleur" puisque je pense que Barracuda lui était bien supérieur. Sinon l'histoire est quelconque, on assiste à l'ascension d'un caïd. Au final, avis très moyen, on attend la suite...
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