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S'il ne voulait pas végéter éternellement dans l'ombre de Cradle Of Filth, Dimmu Borgir se devait de prendre le
bouc par les cornes après la relative contre-performance de
Spiritual Black Dimensions (par rapport à l'époustouflant
Enthrone Darkness Triumphant). Or, les Norvégiens pourraient bel et bien avoir trouvé un moyen de se démarquer définitivement de Cradle Of Filth, auquel cas ce
Puritanical Euphoric Misanthropia serait un album de transition. En effet, outre la qualité exceptionnelle de ses compos et les sonorités lugubres de ses claviers, ce qui frappe, sur ce disque, c'est la présence d'orchestrations classiques de toute beauté. Sur certains morceaux, et notamment "Perfection Or Vanity", un instrumental lent et majestueux, on pourrait presque parler de génie, ce qui encouragerait peut-être Dimmu Borgir à se lancer dans un black metal qui ne serait plus seulement atmosphérique, mais également symphonique. Déjà mis à l'index par les intégristes du black pour les mêmes motifs que Cradle Of Filth, Dimmu Borgir a d'ailleurs tout intérêt à continuer dans cette voie – et ce d'autant plus que son penchant pour les passages lents (qui date de
For All Tid, son premier LP) ne l'a jamais empêché de speeder à mort lorsque le besoin s'en faisait sentir. N'en déplaise aux aigris, Dimmu Borgir demeure un groupe de black metal… avec tout ce que cela suppose !
--Hervé SK Guégano
Compact
REVIEW: Black Metal ambitieux. Encore plus que son prédécesseur, le pourtant gouleyant
Spiritual Black Dimensions, tiens ! Les Norvégiens ont fait le ménage dans leurs rangs et les débarqués ont été remplacés par d’impressionnantes pointures, comme ce Nick Barker de nouveau batteur qui officiait auparavant au sein des Cradle Of Filth. Le nouveau lead guitariste vaut également le détour : Galder a écumé la scène black metal norvégienne depuis ses débuts et nul ne saurait mieux que lui placer le riff adéquat, celui qui colle exactement aux compositions alambiquées (de plus en plus) de ce groupe qui monte qui monte qui monte… Comme bien souvent, les intros et outros sont somptueuses mais, et c’est là toute la différence, ce qui se passe entre ces deux extrémités tient solidement la route !