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Putain
 
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Putain [Broché]

Nelly Arcan
3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (12 commentaires client)

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Descriptions du produit

Amazon.fr

Putain ! Le titre a le mérite d'être clair, sans détour. Putain est une vie de putain. Un récit cru, pur jus, qui ne triche pas, le premier roman d'une jeune Québécoise. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, peut-être sans jamais avoir osé le demander ! Du parcours, fatal, forcément fatal, au plaisir qu'on éprouve ! Tout y est.

Une éducation religieuse, trop religieuse, une mère absente, trop absente, l'envie de donner un coup de fouet à une morne vie… et l'existence de basculer, le quotidien de s'habiller de chair et de sperme, les hommes de filer à vos pieds, de défiler entre vos jambes, de passer dans votre bouche. Les uns désœuvrés, les autres obsédés, les porcs et les gros porcs, les illuminés, les glamours, jusqu'à ceux qui veulent vous "sortir de là"…

Derrière cet autoportrait, la confession, parfois comme un long râle plaintif, est un travail introspectif. Pour l'auteur, il s'agit moins de savoir comment on en est arrivé là que de vouloir se connaître, se reconnaître, plutôt que de paraître. Bien. Fallait-il en passer par un déballage moins cocasse que tapageur ? Putain se voudrait un roman réaliste. Avec ce qu'il faut de racoleur pour attirer le chaland. C'est tout juste un témoignage (un de plus) de femme, prostituée moderne de luxe, qui trimbale son fardeau familial. Il y a un avantage : on y lit ce qu'on attend. Sans être volé sur la marchandise. Sans plus. Et l'on reste finalement sur sa faim. --Céline Darner

Urbuz.com

C’est finalement ça. La pureté. Ce truc démodé, qu’évoque, à l’envers (pudeur oblige) Putain. Un premier roman qui, à vu de nez n’avait rien pour lui. Un titre racoleur. Une auteur, jeune, de 25 ans. Un genre impossible, l’auto fiction. Lourd à porter tout ça. Mais Nelly Arcan, avec son style houleux et éthéré qui n’est pas sans rappeler le Nizan du cultissime Aden Arabie, dès les premières lignes met le lecteur Knock-out et l’embringue dans sa tourmente.
Le mode, donc, est celui de la confession. Une jeune femme, étudiante, narre comment elle s’est lancée dans la prostitution, une manière pour elle de répudier parents, féminité (c’est-à-dire l’icône «madonesque» de la pouffe occidentale fardée, condamnée à être tout à la fois une «salope» et une victime) et, bien entendu, le jeu social fondé sur le troc et l’échange. Doloriste et stratège à la fois, Nelly Arcan s’échine à nous dire que le meilleur moyen d’échapper à cette destruction programmée qui menace tout individu poussant les portes du monde adulte, consiste à se salir et à se détruire soi-même avant d’en laisser l’opportunité à quiconque… Le coup est classique, encore fallait-il avoir la voix, et suffisamment de détermination, pour le tenter.
Il importe peu de savoir si le roman en question relève, oui ou non, de l’autobiographie. On est loin, dans la forme comme dans l’approche, d’une Catherine Millet. La prose est abstraite et le sexe sert davantage de repoussoir que de prétexte à des descriptions crues et remuantes. Ce qui, en revanche, est certain, c’est que Nelly Arcan a sorti du feu, un livre obsessionnel, qui offre, tel le dieu Janus, un double visage : celui d’une machine de guerre et de l’autre la face brisée d’une pleureuse peinte par Picasso. Impressionnant. --Stéphane Malterre --

Présentation de l'éditeur

Cachée derrière les rideaux de sa chambre, une prostituée patiente entre deux clients. L’attente se nourrit du souvenir : une famille dévote, une mère absente et un père distrait. Et parfois la jouissance éprouvée avec ces hommes auxquels elle fait l’amour, ces hommes qu’elle déteste peut-être autant qu’elle-même. Un récit obsessionnel qui ressemble à un exorcisme désespéré pour se maintenir en vie.

--Ce texte fait référence à lédition Broché .

Présentation de l’éditeur

Nelly Arcan est né au Québec en 1975. Elle vit à Montréal où elle poursuit des études en littérature. --Ce texte fait référence à lédition Broché .

Quatrième de couverture

«J'ai alors décidé d'écrire ce que j'avais tu si fort, dire enfin ce qui se cachait derrière l'exigence de séduire qui ne voulait pas me lâcher et qui m'a jetée dans l'excès de la prostitution, exigence d'être ce qui est attendu par l'autre, et si le besoin de plaire l'emporte toujours lorsque j'écris, c'est qu'il faut bien revêtir de mots ce qui se tient là derrière, et que quelques mots suffisent pour être lus par les autres, pour n'être pas les bons mots. Ce dont je devais venir à bout n'a fait que prendre plus de force à mesure que j'écrivais, ce qui devait se dénouer s'est resserré toujours plus jusqu'à ce que le noeud prenne toute la place, noeud duquel a émergé la matière première de mon écriture, inépuisable et aliénée, ma lutte pour survivre, une mère qui ne répondait pas lorsque je l'appelais et qui ne m'appelait pas car elle avait trop à dormir, ma mère qui dans son sommeil a laissé mon père se charger de moi.» D'où la dimension scandaleusement intime de ce livre.

L'auteur vu par l'éditeur

Nelly Arcan est née au Québec en 1975. Elle vit à Montréal où elle poursuit des études en littérature.
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