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5.0 étoiles sur 5
livre remarquable, 28 décembre 2007
Ce livre fait le point avec une clarté remarquable sur les errements de la politique française ,aujourd'hui , en matière d'intégration et sur l'instrumentalisation de ce problème par les médias ,certains intellectuels et une partie de la gauche .Un grand moment de lucidité qui plus est ,par un auteur issu de l'immigration !
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Exceptionnel!, 30 décembre 2009
Ce n'est pas tant le contenu de notre identité nationale qui préoccupe les Français ; ils savent en effet très bien ce qu« être Français » signifie, et ce que « nation française » signifie. Ce qui les angoisse au plus haut point, cest le devenir de cette identité quand leur socle de valeurs fondamentales se trouve de plus en plus contesté. Un peuple peut-il continuer d'exister si ses fondations sont démantelées ? L'identité nationale est un sujet majeur pour notre pays.
Ernest Renan a identifié un certain nombre de conditions essentielles pour continuer d'exister en tant que nation : la fusion des populations ; le nécessaire oubli des pages sombres de l'histoire ; la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; le désir de vivre ensemble ; la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis ; le partage d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements ; le culte des ancêtres, de tous le plus légitime. Une nation, c'est se reconnaître dans des « mots de passe » comme l'a si bien décrit Fernand Braudel dans L'identité de la France
Malika Sorel pointe avec clarté et sans complaisance les erreurs, sinon les trahisons, commises par les dirigeants politique depuis plus de trente ans.
1) Nous avons agi à l'exact inverse de ce quil convenait de faire pour préserver notre cohésion nationale.
Au lieu de rassembler les citoyens autour dun idéal commun qui puise sa source dans lidentité du peuple français, nous avons érigé le différentialisme au rang de politique publique et l'avons mis en œuvre en tous lieux, à commencer par lécole.
Ainsi, lécole a cessé dêtre un lieu privilégié dintégration et dadhésion au projet collectif. À un moment de notre histoire où il devenait indispensable de semer, au plus vite, les graines de lunité en transmettant, à tous, les règles du bien-vivre ensemble de notre société, nous avons opté pour le culte de la différence. Or, les normes collectives ne sont que la traduction de la culture du peuple français. Cest pourquoi nous assistons désormais, impuissants, à un choc de normes.
2) Au lieu de veiller à l'indivisibilité du peuple français, nous avons glorifié l'avènement d'un peuple qui serait multiculturel, célébrant ainsi, sans même en mesurer les conséquences, l'avènement de plusieurs peuples sur un même territoire.
Nous avons vu les « accommodements déraisonnables » gagner toujours plus de terrain, à lécole, dans lentreprise, dans larmée et dans tous les lieux qui avaient pourtant vocation à constituer des espaces de socialisation. Beaucoup, ignorant la réalité du bien-vivre ensemble de la société française, se sont alors présentés portant en bandoulière leurs propres revendications pour saffranchir des règles (parfois tacites) de notre société.
La satisfaction de ces demandes de contournement de nos règles entraînera leur prolifération jusquà ce que la cohabitation harmonieuse ne soit plus possible.
3) Au lieu de maintenir le cap de l'égalité républicaine et du respect du mérite (principes conquis par la Révolution française et tout au long de la III° république, avant quelle ne s'effondre, une fois de plus, du fait de la trahison des élites comme l'ont si bien expliqué, chacun à leur manière, Julien Benda et Marc Bloch), on a introduit la prise en compte de l'ethnie et de la race pour accéder à des emplois et des formations.
L'incapacité de l'État à défendre nos principes fondamentaux a largement contribué à la crispation que nous observons actuellement. Nous avons là aussi, sans réfléchir aux conséquences, envoyé le signal que ces principes fondamentaux pouvaient être contournés, voire abandonnés. Comment sétonner ensuite que la République soit sans cesse testée, et quil devienne ainsi de plus en plus difficile de se rassembler ?
S'il ne sagit pas de nier l'existence de pages sombres de l'histoire - comme s'y complaisent certains auteurs nauséabonds comme lidéologue bobo d'IUFM Suzanne Citron - il est toutefois indispensable de comprendre quil nous faut nous concentrer sur lavenir, si nous voulons construire un destin collectif.
Or, nous avons laissé le passé se déverser tel un torrent de boue dans les espaces publics. Chaque page sombre (et la France est un des pays qui en compte le moins) a été instrumentalisée pour être érigée en mur de séparation. Ces manipulations de l'histoire navaient qu'un seul but : culpabiliser les Français, pour exiger ensuite la repentance de la France.
Non seulement ces procès ont terriblement meurtri les Français, qui se sont trouvés privés de droit de réponse, mais ils ont dans le même temps profondément marqué les enfants issus de limmigration, dont un grand nombre sont désormais convaincus que la société française leur est hostile et les exclut. Cela a conduit une partie dentre eux à refuser, de façon désormais ouvertement assumée, de sintégrer au projet collectif.
La nation ne se fissure pas en silence. Elle se fissure à grand bruit, et ce bruit résonne déjà depuis de longues années. Alors, que faire pour que la France redevienne la terre d'intégration - d'assimilation, en vérité - quelle a cessé dêtre ? Pour avoir une chance de réussir, nous devrons veiller en tout premier lieu, c'est l'argument central de Malika Morel, à ce que le contrat moral et social qui lie les Français entre eux soit non seulement connu de tous, mais aussi respecté de tous. Il ny a pas dexemption possible. Cest la seule voie qui conduira à ce que les principes et valeurs de la société française qui sont, faut-il le rappeler, des valeurs de tolérance et douverture : Liberté-Égalité-Fraternité-Laïcité soient peu à peu intériorisés par tous, et perçus par chacun comme l'héritage quon a reçu indivis, l'héritage que l'on transmet à sa propre descendance.
Il est d'autant plus important de rappeler cette obligation de respect des principes de notre société, que cela aidera de très nombreux enfants à se construire de façon à ne pas sen exclure.
Malika Morel évoque les élèves qui rencontrent sur leur chemin des conflits d'identité qui les conduisent à échouer à l'école car « l'enfant qu'ils sont dans sa famille s'oppose à l'élève qu'ils doivent être à lécole ». Nous sommes ici bien loin dun échec dont la responsabilité serait imputable à l'école ou à nos enseignants.
C'est là que se trouve la clé de la difficulté dintégration, et certainement pas dans la question économique ou sociale, qui n'est en vérité que la plus petite pièce du puzzle de l'intégration.
C'est dès lécole maternelle que nous devons venir en aide aux élèves qui rencontrent ces problèmes qui les conduisent à s'enfermer dans la spirale de l'échec puis de l'exclusion. Cela requiert une véritable intensification des moyens dans les premières classes (maternelle-CP-CE1), dont les effectifs doivent nécessairement être réduits.
C'est dans ces classes que la plus grande attention doit être accordée à la transmission de la langue française et du référentiel culturel de notre société. Car cest bien dans les premières classes que leffet de levier est le plus important.
Au collège, c'est souvent trop tard. Leur personnalité, leur vision d'eux-mêmes, leur vision des autres sont en grande partie édifiées et parfois déjà figées.
L'examen de notre identité, qui est dans le même temps un examen de notre projet de société, est douloureux mais essentiel. Nous n'avons d'autre choix que de réussir à maintenir notre nation vivante en renouvelant notre volonté de vivre ensemble. Si nous avons la fortune d'avoir reçu la France en héritage, elle ne nous appartient pas ; elle appartient à nos enfants.
Merci Malika Morel de ce message despoir et de courage, qui vous fera sûrement traiter de raciste et de nationaliste par les tarés qui nous gouvernent, les gestapistes de lEHESS, cette nouvelle mouture de « Je suis partout » qu'est Libération, et notre Pravda vespérale.
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Livre important, nécessaire et remarquable, 5 avril 2009
Le puzzle de l'intégration est un essai écrit par Malika Sorel. Cet ouvrage de 268 pages est paru en avril 2007. A quelques jours de noël 2008 peu de médias grand public ont parlé, à ma connaissance, de ce livre témoin de notre époque. Il était donc temps, 20 mois après, de mettre en lumière cet ouvrage. Un ouvrage important, nécessaire et remarquable.
Ce livre est important parce qu'il touche à un sujet qui déterminera l'avenir de notre pays : l'immigration et son corollaire l'intégration.
Cet essai est aussi nécessaire car il démontre que les questions soulevées par l'intégration n'ont pas une réponse unique. Comment une seule solution pourrait-elle répondre à un problème aux causes multiples ?
Cet ouvrage est enfin remarquable car il fait un constat impitoyable, sans langue de bois, d'une question aujourd'hui taboue : pourquoi les personnes d'origines étrangères ne se reconnaissent-elles plus dans la communauté nationale ?
la suite :
http://extremecentre.org/2008/12/08/le-puzzle-de-lintegration-par-malika-sorel/
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