Un Essentiel amazon.fr
À partir d'un argument scénaristique plutôt mince – un mari jaloux accusé à tort d'un meurtre dont sa propre femme semble en fait être l'auteur – Henri-Georges Clouzot – Le Salaire de la peur, La Vérité – en profite pour laisser libre cours à son pessimisme légendaire. Du coup, il brosse le tableau plutôt sombre de ses contemporains et se prête à son jeu favori : décrire comment la culpabilité contamine peu à peu une petite communauté d'individus a priori innocents. Dans le cadre du microcosme d'un petit music-hall misérable, ironiquement baptisé Eden, on découvre toute une galerie de portraits savoureux et bien croqués auxquels les habitués de l'univers de Clouzot – Raymond Bussières, Bernard Blier, Charles Dullin, Pierre Larquey ou Robert Dalban – prêtent leur verve. Et dans le rôle central de l'inspecteur Antoine, Louis Jouvet fait une composition saisissante de vérité ; Quant à la gouailleuse Suzy Delair, elle est parfaite en chanteuse de cabaret dont le principal atout est "son petit tralala". Après Le Corbeau et son tableau de la France de l'Occupation, Quai des Orfèvres nous offre ainsi une exceptionnelle peinture de la France de l'immédiate après-guerre, de ses misères, de ses mesquineries, mais aussi – chose rarissime chez Clouzot – de ses joies. --Sylvain Lefort
Synopsis
Malgrès son amour pour son mari, une chanteuse de music-hall accepte de dîner chez un puissant homme d'affaires qui doit lui procurer un rôle. Son mari, qui a appris le rendez-vous, se fabrique un alibi et se rend chez le vieil homme. Mais il n'y trouve qu'un cadavre...
Synopsis
Le pianiste Maurice Martineau surveille jalousement sa femme Jenny Lamour, chanteuse de music-hall. Celle-ci ayant accepté l'invitation à dîner de Brignon, vieil homme d'affaire amateur de chair fraîche, il se rend chez lui où il trouve son cadavre...