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Quand la lumière décline Broché – 23 août 2012


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Descriptions du produit

Extrait

2001

Alexander

Deux jours durant, il est resté allongé sur son canapé en peau de buffle, comme mort. Puis il s'est levé, s'est douché abondamment pour éliminer toute trace d'odeur d'hôpital, et il s'est mis en route pour Neuendorf.
Il a pris l'autoroute A 115 comme d'habitude. A regardé le monde. A vérifié s'il avait changé. Et - avait-il changé ?
Les voitures lui paraissaient plus propres. Plus propres ? Plus colorées d'une certaine façon. Plus idiotes.
Le ciel était bleu. Quoi d'autre !
L'automne était arrivé en douce, sans prévenir. Piquant les arbres de quelques taches jaunes. On était passé en septembre. Et, si on l'avait laissé partir samedi, on devait être aujourd'hui mardi. Il avait perdu la notion du temps au cours des derniers jours.
Neuendorf disposait depuis peu d'une sortie d'autoroute - «depuis peu», cela voulait toujours dire pour Alexander : depuis la chute du Mur. On arrivait ainsi directement dans la Thälmannstraße (qui n'avait pas changé de nom). La rue avait été goudronnée, avec des bandes cyclables marquées en rouge de part et d'autre de la chaussée. Immeubles récemment rénovés et isolés de façon thermique selon une quelconque norme européenne. Constructions récentes qui ressemblaient à des centres nautiques : on appelait ça des «maisons de ville».
Mais il suffisait de tourner une fois à gauche et de longer quelques centaines de mètres la courbe du Steinweg, puis d'obliquer encore une fois à gauche - ici, le temps semblait s'être arrêté : rue étroite avec des tilleuls. Trottoirs pavés et bossues par les racines. Barrières en bois pourri où couraient des punaises rouges. Au fond des jardins, derrière des herbes hautes, les fenêtres sans vie de maisons dont on se disputait la rétrocession dans de lointains cabinets d'avocats.
L'une des rares maisons à être encore occupées ici : le 7 du Fuchsbau. Mousse sur le toit. Lézardes sur la façade. Les buissons de sureau touchaient déjà la véranda. Et le pommier que Kurt avait toujours taillé lui-même poussait à tort et à travers, fouillis hirsute se dressant vers le ciel.
Le «repas à domicile» était déjà posé sur le poteau de la clôture, dans son emballage isolant. La date de mardi inscrite dessus confirmait ce qu'il s'était dit. Alexander prit la boîte et entra dans le jardin.
Bien qu'il ait une clef, il sonna. Pour voir si Kurt allait ouvrir. Peine perdue ! De toute façon, il savait que Kurt n'ouvrirait pas. Mais il ne tarda pas à entendre le grincement familier de la porte du couloir ; et lorsqu'il regarda par le fenestron, il aperçut la silhouette de Kurt - tel un fantôme - dans la pénombre du vestibule.
- Ouvre ! lança Alexander.
Kurt s'approcha en faisant de grands yeux ronds.
- Ouvre !
Mais Kurt ne bougeait pas.

Revue de presse

" Quand la lumière décline " revient sur la RDA et sa fin. Un thème obsédant outre-Rhin - et, surtout, autobiographique pour Eugen Ruge, son auteur...
Roman familial, Quand la lumière décline est aussi un roman de son temps, à tous points de vue. Sur trois générations, la famille Umnitzer dit une certaine histoire allemande, qui passe même par le Mexique et la Sibérie, et dont l'année 1989 constitue l'aboutissement et le renversement. Intellectuels et militants communistes (avec plus ou moins de ferveur), les Umnitzer vivent le déclin de la République démocratique d'Allemagne...
Texte de son temps, presque une génération après la chute du Mur et la réunification allemande, Quand la lumière décline n'abandonne pas ses ambitions littéraires en cours de route. A égale distance de l'autobiographie, de la reconstitution historique et du roman familial, Eugen Ruge propose au lecteur une architecture romanesque complexe, habile, aux lignes claires et profondes. (Nils C. Ahl - Le Monde du 27 septembre 2012)

Il y a de la mathématique dans la construction, une rigueur chaude dans le style et peut-être aussi, dans l'émotion, l'humour désespéré du légiste penché sur sa propre existence. Plus qu'une énième histoire d'Ostalgie écrite par un Allemand de l'Est à l'automne de sa vie, Eugen Ruge signe un livre universel sur le temps qui s'enfuit. Des éclairs littéraires qui illuminent, au couchant, cette boutade mélancolique du biologiste Jean Rostand : «Ce n'est pas le temps qui passe. C'est nous.» ­ (Télérama du 7 novembre 2012)

La magie du premier livre d'Eugen Ruge, couronné du prestigieux Deutscher Buchpreis et vendu à plus de 350 000 exemplaires en Allemagne, est de faire naître des atmosphères fortes tout en esquissant l'histoire intime de l'Allemagne de l'Est...
Mathématicien de formation passé à l'Ouest en 1988, Eugen Ruge est devenu auteur et traducteur ; il a écrit ce premier roman à 57 ans en s'inspirant de sa propre histoire et de celle de sa famille. Sans jamais juger ses personnages, l'écrivain livre leur vision et leur sensibilité avec émotion et humour - parfois grinçant. Relatée par chacun des protagonistes (sauf Alexander), la journée du 1er octobre 1989, anniversaire des 90 ans de Wilhelm et fil rouge du roman, compte les passages les plus drôles et les plus acérés, quand tout vacille, à un mois de la chute du mur de Berlin. (Corinne Renou-Nativel - La Croix du 12 décembre 2012)


Détails sur le produit

  • Broché: 432 pages
  • Editeur : LES ESCALES (23 août 2012)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2365690122
  • ISBN-13: 978-2365690126
  • Dimensions du produit: 22,6 x 3,3 x 14,7 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 195.561 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile  Par jean-marie lambert TOP 100 COMMENTATEURS sur 8 novembre 2012
Format: Broché Achat vérifié
Le roman d'Eugen Ruge a été présenté de façon quelque peu exagérée comme "les Buddenbrook de la RDA"...ou comme le roman vrai de l'Allemagne de l'Est.
La part autobiographique est ici manifeste,et rend ce livre attachant malgré ses maladresses de construction:l'on sent le ressenti (voire le ressentiment)de l'auteur face à une succession de ratages individuels et qui n'épargnent aucune génération de cette triste famille dont les membres vivent dans le mensonge ou la fuite.
Aucune "Ostalgie" ici,ce n'est pas "Goodbye Lenin"! Tout est gris,sans espoir,et même Alexander ,qui a fui vers l'Ouest,n'a rencontré que désillusion et amertume.
Un bon document vécu sur la RDA,mais sans guère de qualités littéraires.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile  Par françois 86 sur 29 novembre 2012
Format: Broché Achat vérifié
c'est très décousu ; des phrases qui font plusieurs lignes, sans ponctuation...
on ne parle pas de la vie en RDA, on passe de l'Amerique du sud à l'Allemagne à la Russie, d'une époque à une autre sans cesse...ça ficherait presque le bourdon !
en plus aucun humour, c'est gris comme une rue de Berlin Est un matin d'automne 1961...
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Par S. Marinheiro sur 12 octobre 2014
Format: Broché Achat vérifié
Ce livre est très bien écrit et retrace les péripéties d'une famille allemande à travers les évènements de ce siècle. Une plongée dans l'histoire !
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