Je mets une étoile car je n'ai pas encore fini de le lire...
Mais plus j'avance plus je trouve que ce livre est une arnaque totale.
Albin Michel le publie dans la même collection que les livres du Dr Christophe Fauré alors que ça n'a rien à voir.
Je viens de finir "Après le suicide d'un proche:Vivre le deuil" ce livre est vraiment trés bon.
Dr Fauré s'appuie en toute humilité sur des témoignages brefs afin de mettre en lumière les troubles et les phases propres à ce deuil, afin que chacun puisse savoir de lui-même où il en est, quelles difficultés il rencontre (ou pas)...
Bref un bouquin qui vous éclaire sur la culpabilité, la "cicatrisation", la dépression, les souffrances physique et psychique, la reconstruction...
Ici, ce n'est qu'enfilage de témoignage, longs voire complaisants...
Je ne me suis aperçu qu'au bout de quelques pages que Mme Goldeberger est journaliste à... Marie Claire (4 ème de couv' que je n'avais pas lu)
Et là on comprend tout, les témoignages vides de sens suivis de paraphrase de l'auteur.
On ne parle pas à une journaliste (à une amie(?), ça sent fort le copinage...) comme on parle à un médecin, et celui ci sait écouter avec autrement plus d'intelligence et de recul que quelqu'un qui vit la même chose.
Et surtout, qui sait tirer de chaque témoignage une analyse constructive, qui vous éclaire dans le chaos, qui vous donne des repères, a vous de vous retrouver ou pas dans ce qu'il décrit...
Là c'est "voilà ce qui m'est arrivé blabla" et puis ... rien.
De plus le nom respect de l'anonymat de certains témoins est fort gênant et démontre d'un manque de pudeur, de professionnalisme flagrant et d'une complaisance dont on se passerait bien.
(Alexia Laroche Joubert, productrice d'émissions aussi débiles que le Loft etc, dont le témoignage me gêne tant j'y retrouve sa bêtise...)
Bref le point commun que peuvent avoir un psychiatre et un écrivain c'est que tous deux savent trouver les mots.
Mme Goldeberger n'est l'un ni lautre, elle à fait ce livre pour elle, dans la lignée de ce que les journaux féminins peuvent faire de pire en matière d'article superficiel.
Dur à encaisser lorsqu'on attend beaucoup d'un bouquin, écrit directement par quelqu'un touché par la mort de la personne qu'elle aime.
Je pensais que ce serait complémentaire aux livres écrit par des toubibs justement... et beh non.
Inutile de ce point de vue là... Il vous isole plus qu'il ne vous accompagne.