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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Pauvre Côte d'Ivoire.,
Par FB "Marsouin" (Le Mans - France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quand on refuse on dit non (Broché)
Kourouma, avec le langage imagé et pittoresque de son précédent livre, "Allah n'est pas obligé", explique simplement, mais de façon parfaitement documentée et avec une réelle acuité, l'origine des malheurs de son pays.Interrompu par le décés de l'auteur ce livre laisse sur sa faim et n'égale pas la qualité des autres ouvrages. Il est toutefois plaisant à lire et mérite d'être possédé. Pour les inconditionnels d'Ahmadou Kourouma. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Complément dispensable ?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quand on refuse on dit non (Broché)
Ce "roman" n'est probablement que l'ébauche de celui qu'aurait voulu écrire Kourouma si la mort ne l'avait pas surpris. Plus qu'une suite d'"Allah n'est pas obligé", le récit s'attarde essentiellement sur l'histoire de la Côte d'Ivoire. Pour un peu, Kourouma livre un résumé de la politique de son pays à l'usage des étudiants. Là où "En attendant le vote des bêtes sauvages", "Monnè, outrages et défis" ou même "Le soleil des indépendances" brassaient beaucoup plus large, ce roman fait un peu figure d'appendice prothétique à l'oeuvre de l'auteur. Un complément qui pourra en intéresser certains et en agacer d'autres.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Il est bon, Kourouma,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quand on refuse on dit non (Broché)
Suite d'Allah n'est pas obligé. Nous retrouvons avec plaisir Birahima, le small soldier, avec son language à lui, peu importent ses quatre dictionnaires.C'est le dernier roman de Kourouma, inachevé, sur lequel il travaillait avant de mourir (en 2003). C'est dommage, et malgré l'addition de l'éditeur avec les brouillonsnde l'auteur, je trouve que la dernière phrase vaut son pesant d'arachides, et que ça aurait pu être une fin en soi, ouverte et donnant aux lecteurs le choix de continuer par eux-mêmes. Kourouma utilise ici le prétexte de la fuite de Birahima et de Fanta, la jeune femme dont il est amoureux même si celle-ci ne l'aime "comme un frère", pour l'éduquer. L'histoire et la géographie de la Côte d'Ivoire de la colonisation à aujourd'hui, dans la voix pédagogue de Fanta et l'interprétation olé olé de Birahima. J'aurais voulu avoir un livre comme ça à propos de l'histoire de l'Angola ;) J'ai souri d'amusement et souvent de tristesse. La Côte d'Ivoire et l'Angola, dans la bêtise, c'est kif kif. "Quand j'ai su que la guerre tribale avait atterri en Côte d'Ivoire... (la république de Côte d'ivoire est un état de la côte occidentale d'Afrique. Elle est comme toutes les républiques foutues de cette zone, démocratique dans quelques domaines mais pourrie jusqu'aux os par la corruption dans les autres." p.11 (première page) "Quand c'est une communauté de toubabs (de blancs), on dit une civilsation, mais quand c'est des noirs, des indigènes, on dit tribu ou ethnie (d'après mes dictionnaires)." p.31 "Ce qui arrive en Côte d'Ivoire est appelé conflit tribal parce que c'est un affrontement entre des nègres indigènes barbares d'Afrique. Quand les Européens se combattent, ça s'appelle une guerre, une guerre de civilisation. Dans une guerre, il y a beaucoup d'armes, beaucoup de destructions matérielles avec des avions et des canons mais moins de mortsn peu de charniers. Dans les guerres de civilisations, les gens ne meurent pas comme des mouches. Dans une guerre, les adversaires tiennent compte des droits de l'homme de la Convention de Genève. Dans un conflit tribal, on tue tout homme qui se trouve en face. On se contrebalance du reste comme de son premier cache-sexe." p.42 Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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