Nicolas Baverez a trouvé un filon: l'apologie de la modernité introuvable, sur lequel il n'est malheureusement pas le seul. Il a eu un mérite: lancer le débat sur le déclin de la France, débat sans lequel aucun pays ne parvient à évoluer (voir les superbes rapports comme "Made in America" à la fin des années 1980 aux US).
Mais pour cultiver son filon, il est rentré dans le rang de l'oligarchie régnante et a rejoint sa religion officielle: le "bougisme", si bien croqué par P.A Taguieff qui consiste à "bouger" pour mieux faire du sur-place et stigmatiser tout ceux qui ne se rallient pas à l'ordre nouveau du tout-marché.
Et plus Baverez défend l'immobilisme sur les positions acquises de l'oligarchie dominante (il est devenu un des conseillers écoutés de Nicolas le petit), plus, bien sûr, il doit adopter un langage bougiste comme un témoigne ce titre, qu'il n'hésite pas à emprunter à Lénine, rien de moins!
En quoi ce monde est-il nouveau? En quoi la France est-elle vieille? Vous ne le saurez pas, vous n'aurez que des poncifs.
Le débat sur l'évolution des sociétés est un débat vital et de leurs capacités d'introspection dépend leur avenir.
Malheureusement que l'on ne compte pas sur Baverez pour nous y aider, il a trop d'intérêts dans le système actuel.