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5.0 étoiles sur 5
Simplement inclassable., 21 août 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Queen II (CD)
A tous ceux, et ils sont nombreux, qui ne voient en Queen que ce groupe à tubes pour stades de foot au chanteur gay moustachu (ce qu'il fut incontestablement), j'aurais envie de faire écouter cet album. Plus que n'importe quel autre, il permet de réellement comprendre ce qu'était Queen à cette période: un groupe unique, complètement fou, totalement libre bien que démesurément ambitieux. Installez vous devant une bonne chaîne, mettez les watts et ouvrez grandes vos oreilles... Ecoutez ces voix doublées, triplées, quadruplées, décuplées, qui partent dans tous les sens. Remarquez ces guitares démultipliées en couches innombrables, acérées, vives, puissantes. Notez les changements de rythmes, ces morceaux à tiroirs, ces ambiances si diverses. Réjouissez-vous de tant de folie. Succombez à tant de puissance. Cet album, à condition d'avoir le coeur et les oreilles bien accrochés, vous donnera des frissons. Comme moi, vous trouverez ce groupe et cet album époustouflants, et plus jamais vous n'écouterez de la musique comme avant.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La pierre angulaire du groupe, 10 mai 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Queen II (CD)
Cet album reste en majorité l'œuvre de Brian May et Freddie Mercury, en effet ils se sont partagé l'album en deux jouant sur le côté Blanc (May) et le côté Noir (Mercury). Sur la face A, face blanche sur le vinyle original, Mr May nous fait une entrée de guitare grandiloquente avec « Procession », instrumental qui leur servira à ouvrir leurs concerts jusqu'en 1976. Celui ci s'enchaîne avec « Father to Son » hymne lyrique Hard Rock, style que Brian affectionne tous particulièrement, puis s'envient une des pièces maîtresses de l'album : « White Queen ». Douce ballade Mayenne extraordinaire comportant un passage instrumental de toute beauté. Brian avouera plus tard que « White Queen » reste la chanson dont il est le plus fier. « Some Day One Day » ne restera pas dans les annales et ne sera jamais joué en live, cependant ce titre très Folk n'en reste pas moins un témoignage du guitariste qui s'amuse à superposer les bandes jusqu'à enregistrer de façon subtile 5 guitares à la fois. C'est d'ailleurs lui même qui chante sur ce titre. En effet il a noté que dans la discographie de Queen et ce jusqu'au début des 80's, sur chaque album un titre était chanté par Brian et un par Roger Taylor. Ce lui là même qui composa « The Loser In The End » qui vient conclure la première face du LP. Il faut dire que la voie de Taylor, rocailleuse à souhait se prête très bien à cet exercice de style très Rock'n'Roll. Mais là où Queen s'envole c'est sur la face noire totalement acquise à Mercury qui nous assaille d'emblée avec « Ogre Battle ». Riffs de guitares qui taillent le roc, chants grandiloquents, une fable Mercuryenne dans toute sa splendeur. On n'a pas le temps de se reposer que les premières mesures de « The Fairy Feller's Master Stroke » déferlent des HP. Musique alambiquée à souhait, montés et descentes de gammes réalisées avec tellement de subtilités... qu'on a du mal à se rendre compte de la difficulté de l'exercice. « Nevermore » arrive juste à point pour que l'on puisse reprendre son souffle... mais pas trop longtemps puisque « The March Of The Black Queen », morceau épique et purement progressif nous rentre dedans avec ses flots de guitares, des voix qui arrivent de toute part, une orchestration magique qui en fait le morceau pilier de l'album. Freddie à envie de calmer le jeu et nous propose « Funny How Love Is » gentille chansonnette au refrain pénétrant. Vient le final... et quel final ! « Seven Seas Of Rhye » casse la baraque, premier succès commercial du groupe, il emporte Queen vers les sommets de la gloire d'où ils ne redescendront jamais. Queen II, deuxième opus du groupe reste un des albums les plus méconnus du chaland, mais en même temps un de ceux que les Die Hard Fans, comme on les appel, préfèrent. Il est la pierre angulaire, l'album le plus progressif du groupe.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Tout est là, 10 décembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Queen II (CD)
Queen ne laisse personne indifférent et génère tous les excès, de l'adoration totale au dénigrement absolu. Et pour exactement les mêmes raisons, ou à peu près. Queen est le groupe qui en fait le plus, ou qui en fait vraiment trop. Un cas unique dans le rock, car un genre à lui tout seul. Un subtil ( ?) mélange de musique classique baroque, de riffs heavy metal, de mélodies pop, de lyrisme vocal, de mauvais goût revendiqué et assumé. La recette qui fait mouche et a conduit au fil des albums à un succès à la progression exponentielle. Succès même pas enrayé par la mort de sa Castafiore Freddie Mercury. Et déjà en 1974 à l'occasion de ce second album, tout le Queen à venir est déjà en place. La formule magique des succès futurs est écrite au fil des titres par May et Mercury. Manque juste les hits. Qui viendront un peu plus tard. Et à la pelle. « Queen II » est la meilleure introduction possible à l'oeuvre du groupe.
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