L'histoire racontée de façon linéaire est simple : un appelé du contingent demande à son supérieur hiérarchique-lui aussi appelé- de lui éviter le départ en Algérie, synonyme de guerre et de mort (on est entre 1958 et 1962).
Grâce à l'utilisation systématique de figures de réthorique, ce récit devient drôle, voire loufoque, bizarre, extravagant, excentrique. Les mots semblent se détourner de leur sens et acquérir une vie propre.
Cela tient du grotesque (comme on peut le voir dans les tableaux d'Ensor), du tragi-comique et du très intelligent.
Perec a ce talent de donner de la densité, de la profondeur et de la perspectve à des choses qui semblent irrésistiblement banales.
Perec est un architecte de l'écriture et, décidément, un très grand écrivain.