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5.0 étoiles sur 5
Philippe Delerm, 13 septembre 2009
J'ai passé un bon moment en compagnie d'Arnold Spitzweg. Il a l'art de parler des petites choses qui font tout, des petits rien qui nous font. C'est intéressant de pouvoir philosopher sur les détails anodins de la vie, parce qu'en cherchant à gratter ce qui parait anodin au premier abord, on arrive à en extraire ce qui fait l'essence du bonheur simple. L'anodin, c'est le ciment du quotidien. Une lecture qui se savoure tranquillement, bouchées après bouchées, sur un banc publique ou à la terrasse d'un café sur des Saint-Pères ...
C'est ma première incursion dans l'univers de Philip Delerm, ça ne sera pas la dernière !
Frédéric Fontès
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un bon Delerm, 29 décembre 2009
Philippe Delerm a un talent indéniable, celui de pointer tous les petits bonheurs de la vie, de regarder le monde par le petit bout de la lorgnette, mais avec une acuité rare.
Et ses livres font du bien, ils nous invitent à savourer l'instant présent sans se sentir coupable de ne rien faire, à simplement laisser errer son regard et ses idées.
D'ailleurs, le héros le dit lui même "avec vous, tout d'un coup, on prend le temps... On regarde des choses auxquelles on ne prête pas attention d'habitude". Tout est dit... Et c'est bon de "buller" ainsi de temps en temps.
Objectivement, cet opus n'est probablement pas le meilleur Delerm, le sujet manque un peu de consistance et d'originalité. Mais qu'importe, ça reste un très bon moment de lecture.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Pour un bon moment de lecture, 4 décembre 2009
Un dimanche maussade comme il y a quelques jours, une après-midi tranquille à la maison, un disque de Bach qui tourne en boucle sur la platine, le thé sur la table basse, le décor est planté. Unité de lieu. Ces heures heureuses ont suffi pour que je lise le dernier bouquin de Philippe Delerm. Unité de temps.
L'écrivain n'est pas du genre à écrire de gros pavés ou des livres « prise de tête » mais sous des abords simples, voire simplistes, ils recèlent des trésors d'humanité. Sans donner de leçons, sans argumenter pour démontrer, Philippe Delerm de livre en livre, suit son bonhomme de chemin et ses petits textes révèlent à ceux qui veulent bien le suivre, que le bonheur n'est qu'une série de petites choses toutes à portée de main. Désirs et plaisirs simples, vies banales pour beaucoup, mais secret du bonheur pour Delerm. Libre à vous d'adhérer à cette philosophie et Delerm se fiche certainement de savoir si vous le suivrez dans cette voie. C'est vous qui voyez.
Dans ce nouveau roman, le héros Arnold, employé des Postes, célibataire discret va se risquer - à son grand étonnement - à créer un blog. Pour dire quoi ? « Que précisément j'utilise mon Mac pour dire que je ne fais rien ». Ses textes courts vantant les charmes de la vie toute simple et du bon sens trouvent un écho sur le Web et son blog connaît le succès. Un éditeur le contacte, il passe enfin la soirée qu'il a toujours rêvée avec son amour de jeunesse, une nouvelle vie s'offre à lui. Sans dévoiler la fin du roman, Arnold (Philippe ?) restera fidèle à lui-même comme on s'y attendait.
Quelque chose de Bartleby emprunte à Herman Melville l'auteur de Moby Dick le nom d'un de ses héros, Bartleby, un obscur employé de bureau passant son temps à rêvasser. Des chapitres très courts, aucun gras dans les phrases, écriture concise, comme je l'écris dans l'introduction il ne m'a fallu que quelques heures pour lire ce roman, mais ces quelques heures furent heureuses. Que demander de plus à un livre ?
« Le journal. Pour Monsieur Spitzweg, on ne saurait lire les journaux. Encore moins les réduire aux nouvelles principales. Un journal ça s'achète, se touche, se déploie, ça prend l'odeur du café-crème à la terrasse du Rouquet, l'angle de la rue des Saints-Pères et du boulevard Saint-Germain. Arnold arrive tous les matins en avance pour déguster ce quart d'heure privilégié. »
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