Foenkinos s'interroge: "Je bus ma bière, sans pouvoir enchaîner deux phrases. Où était passé le temps où j'étais capable de faire rire les femmes, y compris les plus sinistres et mêmes les lectrices d'Amélie Nothomb"?
Au sommet de sa forme, il s'amuse, il se met en scène lui-même, façon vieux schnock: amant lâche, mari paresseux, en passe de se faire oublier par le monde. En panne complète d'inspiration, le personnage à une grande idée pour un nouveau bouquin. Illuminé complètement, il jubile pendant deux jours avant de s'apercevoir qu'il l'a oubliée, son idée. A partir de là il panique, et s'épuise à chercher son idée avec une frénésie plutôt baroque, les scènes s'entre-choquent, sa chambre, voyages en Suisse, parler danois, les trains, un spécialiste de la mémoire, envoyer des mensonges par SMS et tant bien que mal continuer de jouer le rôle de l'écrivain. Mention Assez Bien pour ses multiples références littéraires, plutôt marrantes - Foenkinos fume des cigares quant il se prend pour Bukowski et quant une responsable de la SNCF lui demande comment s'appellera son nouveau livre, qui a un passage dans un train, il lance: la modification.
Bon, pas de problème, on se souviendra de David Foenkinos, même si on aura sans doute toujours un peu de mal à épeler son nom.