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Commentaires client les plus utiles
26 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Brutal et vengeur,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Règlements de comptes (DVD)
"Réglement de compte" est un des plus beaux Fritz Lang (période américaine) et pourtant, ce n'est pas le plus célèbre. Contrairement à "La cinquième victime" , "La femme au portrait" , ou "L'invraisemblable vérité"... L'histoire tient en une ligne : un flic intègre préfère rendre son badge pour pouvoir combattre la corruption qui gangrène sa ville, comprennant que ses supérieurs ne sont pas très clairs... Ce flic, c'est Glenn Ford qui l'incarne magnifiquement. Père de famille, Fritz Lang nous le montre chez lui, avec sa femme, dans des scènes apparemment anodines, mais qui ne font que renforcer le lien entre le spectateur et ce héros très ordinnaire. Cette proximité nous le rend symphatique. Mais après un évènement sanglant (que je tairais) Glen Ford choisit de rendre son badge de flic, et de faire cavalier seul. Paranoïa ou clairvoyance, à nous de voir. La position du spectateur est d'emblée moins confortable. On souhaite au héros de réussir sa mission, mais en même temps, on ne peut que condamner ses choix de vengeance solitaire. Encore une fois, Fritz Lang, se sert du polar pour nous faire réfléchir, sur notre société, notre justice, et la violence des hommes. Et de la violence, ce film n'en manque pas, avec le personnage de Lee Marvin, une crapule sadique de la pire espèce, dont je vous laisse découvrir les sales habitudes."Réglement de compte" est un petit chef d'oeuvre, brutal et dérangeant, qui bénéficie d'une merveilleuse photo noir et blanc. Prototype du Film Noir, c'est une réussite de plus dans la carrière de ce brillant et génial metteur en scène, pour qui le spectacle et l'action ne sont jamais dénués de refléxion. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
UN CHEF D'OEUVRE DU FILM NOIR SIGNE FRITZ LANG,
Par Jean LE GOFF (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TESTEURS) (TOP 50 COMMENTATEURS)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Règlements de comptes (DVD)
Règlements de comptes (The Big Heat) est un chef d'oeuvre du film noir réalisé par Fritz Lang pendant sa période américaine d'après-guerre et sorti en 1953. Un officier de police, Tom Duncan, se suicide. Il laisse une lettre au procureur dévoilant un vaste système de corruption organisé par le gangster Mike Lagana (Alexander Scourby) dont il a été un instrument. Au lieu de remettre cette lettre au Procureur, sa femme Bertha (Jeanette Nolan) la conserve et fait chanter Lagana. Un sergent de police, Dave Bannion (Glenn Ford), père d'une petite fille et époux comblé de la ravissante Katie (Jocelyn Brando) est chargé de l'enquête de routine sur la mort de son collègue. Le suicide ne fait pas de doute, mais les déclarations contradictoires de la maîtresse du policier et de sa femme lui paraissent étranges. Et ce d'autant plus lorsqu'à peine après lui avoir parlé, la maîtrese du policier est assassinée après avoir été torturée. En policier sérieux, Bannion décide de tirer cette affaire au clair mais se heurte rapidement à l'ordre de ses supérieurs d'abandonner le dossier au profit de la police locale et aux pressions du gang sur sa famille. Il s'obstine et va le payer très cher.Le film de Fritz Lang est admirablement bien monté et les acteurs très bien dirigés. Le réalisateur y est d'une inventivité et d'une créativité géniale et multiplie les scènes d'anthologie. On ne peut oublier la scène de la voiture piégée ni celle, particulièrement dure, de la jeune Debby (Gloria Grahame) ébouillantée et défigurée par son amant, le bras droit de Mike Lagana, Vince (Lee Marvin), qui interprète de façon magistrale un personnage veule et violent. Dans les deux cas, Fritz Lang prépare des épisodes très durs par des scènes de bonheur (bonheur familial ou bonheur égocentrique) pour mieux en faire apparaître la cruauté. En 1H30, le film enchaîne les idées et les rebondissements d'une grande intelligence, pouvant aller au machiavélisme le plus extrême comme l'idée du meurtre de la femme de Duncan en vue de déclencher la publication de la lettre au procureur afin de révéler la corruption de la police par Lagana. Le film a en réalité deux héros, un héros individuel, Bannion, touché en ce qu'il a de plus cher, et un héros collectif, la société civile, représentée notamment par la vieille secrétaire infirme qui donne des informations à Bannion et identifie l'un des tueurs, les officiers de police qui défient les ordres de leur hiérarchie et les militaires qui viennent monter la garde pour protéger la fille de Bannion menacée d'enlèvement et laissée sans défense par la police. Les deux sont en révolte et passent outre aux conventions. Fritz Lang montre aussi combien la frontière entre le bien et le mal est ténue: si le policier ne la franchit pas, c'est uniquement parce qu'il en est empêché par ses collègues. Même s'il est très noir, Règlements de comptes est un appel à la révolte, à la liberté individuelle, au mépris des conventions, chacun étant appelé à se révolter contre l'injustice et l'adversité et à persévérer pour défendre ses idéaux et toute personne pouvant évoluer à condition de se prendre en main. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
The big heat,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Règlements de comptes (DVD)
'The big heat' est l'un des sommets du film noir, dont il possède toutes les grandes qualités : élégance du noir et blanc et des plans séquence contrastent brutalement avec le ton incisif des dialogues et une violence qui couve puis explose (l'explosion de la voiture de Ford, le jet de café brûlant sur Grahame). Plus encore que d'autres grands films noirs, ce film offre aussi un regard désabusé sur l'âme humaine que ne viennent tempérer ni humour, ni sociologie.A la revoyure, ce qui frappe aussi, c'est la parfaite cohérence avec le reste de l'oeuvre de Lang : la lutte entre le bien et le mal, entre justice et corruption se déploie entre protagonistes (flics et voyous) mais aussi au coeur même de ce que l'on n'ose nommer des "héros" : le policier Glenn Ford se fait justicier solitaire, au mépris des lois et règlements; la poule de luxe Gloria Grahame se fait justicière. La ville innommée de 'The big heat' pourrait être Berlin ou Buenos Aires : le cadre importe moins que les figures archétypales de la tragédie. Céline disait que l'amour était l'infini mis à la portée des caniches ; Lang pourrait dire "la vengeance, c'est l'infini mis à la portée des âmes honnêtes - à leurs risques et dépens". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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