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1. Le point de départ du roman: Yaïr Mozes, un metteur en scène de cinéma israélien, septuagénaire et célèbre dans son pays, est invité en Espagne à une rétrospective de ses films de jeunesse. Il s'y rend avec l'actrice, Ruth, qui a participé à tous ses films. Dans la chambre qu'il partage avec Ruth est accroché un tableau sur le thème de la « Charité romaine » qui lui rappelle le dernier film qu'il a réalisé avec Trigano, le scénariste avec lequel il a travaillé au début de sa carrière et la cause de sa rupture avec ce scénariste.
De façon plus précise: dans ce tableau une jeune femme donne le sein à un vieillard mourant de faim. Or, Ruth, qui était alors en couple avec Trigano, avait refusé de tourner une scène analogue et ce refus avait été accepté par Mozes mais n'avait pas été admis par Trigano qui avait alors rompu tant avec sa compagne qu'avec Mozes.

2. Ces éléments de départ permettent au romancier de raconter la vie de ses personnages, principalement Mozes, Ruth et Trigano et de construire une intrigue qui tient en haleine jusqu'à la dernière ligne.

3. J'ai trouvé ce roman remarquablement bien écrit et bien construit. L'écriture est claire, sans fioriture inutile. Les divers éléments du roman forment une construction dont j'ai admiré l'ingéniosité.
Avec un sujet du type de celui choisi par le romancier d'autres seraient tombés dans le piège du vaudeville ou du « blingbling » racoleur.

4. Sans en constituer le sujet principal, la réalité israélienne n'est pas absente du roman, depuis l'hostilité entre les juifs ashkénazes (originaires d'Europe de l'est), qui constituent l'élite, et les juifs séfarades (originaires principalement d'Afrique du Nord) plus mal considérés, jusqu'à la tension (c'est un euphémisme) à la frontière sud du pays.
Sur ce sujet on peut signaler, bien que cela ait peu de rapport avec le roman, que l'auteur est très engagé en faveur de la paix avec le peuple palestinien, à contre-courant d'une majorité de ses concitoyens.

5. Contrairement au commentaire de « Skin-deep » je ne crois pas qu'il faille avoir atteint un âge avancé pour apprécier ce roman. De façon similaire il n'est pas nécessaire de s'intéresser à l'aristocratie française de la fin du 19ème siècle ou du début du 20ème pour apprécier Marcel Proust.
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Il est des livres qui éveillent le regret de n'avoir pas été lus à l'âge de vingt ans. D'autres, au contraire, révèlent un regard d'une telle maturité sur l'existence que l'on se réjouit de les avoir découverts à un âge plus avancé. "Rétrospective" d'Avraham B. Yehoshua appartient incontestablement à la seconde catégorie. C'est un livre d'une richesse thématique inouïe, dans lequel l'écrivain, septuagénaire comme son personnage, semble avoir voulu fondre toute l'expérience d'une vie - ses sentiments intimes, ses interrogations sur l'art, la fraternité et le destin de son pays. Un livre d'une intelligence qui met par instants les larmes aux yeux et d'une sagesse magique posant sur les êtres un regard empreint d'une compréhension que seule la vieillesse possède envers la faiblesse des hommes. Peut-on comprendre pleinement un roman si exigeant et si imposant avant d'avoir laissé derrière soi sa jeunesse? Fermez les yeux et ne serait-ce que l'espace de quelques secondes songez à ce qui importe le plus à la vie d'un homme: à ce qui l'éclaire - l'amour, l'amitié, la foi en ce qui est accompli -, ou bien à ce qui la blesse et la rend vulnérable - la rivalité, le renoncement, la culpabilité. Ce sont tous ces aspects sombres ou lumineux de l'existence humaine que nous sommes invités à partager en suivant à fleur de conscience, sur plusieurs semaines et à un rythme d'une lenteur euphonique, les pensées d'un vieil homme israélien, le cinéaste Yaïr Mozes.
Le centre d'études cinématographiques de Saint-Jacques-de-Compostelle convie Yaïr à une rétrospective de ses premiers films. Les souvenirs renaissent, suscitent une recherche du temps perdu, instaurent un dialogue entre le passé et le présent, entre l'art et la vie. Le roman modernise avec virtuosité des sujets par essence proustiens - la mémoire, ses oublis et réminiscences -, à travers un dispositif cinématographique infiniment habile puisqu' à travers la rétrospective de ses films, c'est en somme à la rétrospective de sa propre vie que le réalisateur assiste, et plus largement à une rétrospective de l'histoire de son propre pays. De retour en Israël, Yaïr va poursuivre son pèlerinage intérieur en revenant quelques décennies plus tard sur les lieux de tournage.

L'AMOUR. Dans sa quête de vérité, le cinéaste est accompagné de l'actrice qu'il a dirigée dans presque tous ses films, Ruth, avec laquelle il partage une complicité renversante et mystérieuse. A travers une infinité de gestes bouleversants de pudeur, des pages merveilleuses décrivent une intimité si belle qu'il faudrait pour lui rendre toute sa grâce écrire le mot avec une initiale majuscule: Intimité. De celles, secrètes, à la fois fragiles et dépassionnées, qui unissent au soir de leur vie un artiste et sa muse: "Je suis toujours amoureux de toi. Parfois un peu, parfois davantage."

DON QUICHOTTE ET LA BANDE DE GAZA. La rétrospective aura également réactivé le souvenir d'une discorde fratricide entre Yaïr et celui qui fut son premier scénariste, le ténébreux mais génial Saül. La rivalité entre les deux hommes, au coeur du roman, allégorise l'histoire et les déchirures internes d'un pays: Yaïr est un Israélien d'une bonne famille de Jérusalem, Saül un migrant arabe. Le symbolisme ouvert des scènes de cinéma imaginées par le génie médiumnique de Saül sera élucidé, redécouvert avec amertume et ironie par Yaïr à la lumière de l'actualité israélienne. La puissance allégorique du roman, présente mais peu appuyée, n'affecte pas le récit en figeant les protagonistes. Rêvant entre chimère et désillusion l'impossible réconciliation, méditant sur les thèmes oecuméniques de la pénitence et de l'expiation, le pacifiste Avraham B. Yehoshua signe entre Espagne et Israël davantage qu'un chef-d'oeuvre: le livre de toute une vie. Superbe.
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le 6 janvier 2013
Passionnant ouvrage,qui vous tient en alerte , à bout de souffle . Intéréssantes questions .. A méditer , pour les érudits et les artistes peintres . A recommander !
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le 9 juin 2014
J'ai lu ce livre car je fais partie d'un cercle de lecture. Mais il ne m'a pas plu du tout
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