La grande place laissée aux regards et à certains silences donne au deuxième volet des aventures de Pierre Dragon toute la dimension humaine rencontrée dans le premier volume. Les planches décrivent parfaitement la solitude de Dragon qui saute sur l'occasion d'une affaire de clandestins pour fuire les fêtes de fin d'année. C'est dans cette ambiance assez déprimante de filatures, de planques, d'interrogatoires et de conflits avec Bertier, autre flic et abruti exaspérant, qu'une lueur s'allume au tournant d'un dessin. Elle a pour nom Manuela Laborde et elle est juge d'instruction. A partir de là l'histoire prend une dimension plus poétique, car l'amour s'est invité auprès de Pierre et visiblement, il n'y est pas préparé ! Une tranche de vie, dont le quotidien est très bien décrit, illustrée par des planches qui se dévorent facilement même si le sujet est loin d'être du gâteau !!!