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Radio Days

Mia Farrow , Dianne Wiest , Woody Allen    Tous publics   DVD
4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
Prix : EUR 8,35 Livraison gratuite dès 15 euros d'achats. Détails
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Mia Farrow, Dianne Wiest, Seth Green, Julie Kavner, Josh Mostel
  • Réalisateurs : Woody Allen
  • Format : PAL
  • Langue : Espagnol, Allemand, Français, Italien, Anglais
  • Sous-titres : Espagnol, Français, Italien, Anglais, Danois, Néerlandais, Norvégien, Suédois
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : MGM / United Artists
  • Date de sortie du DVD : 15 mai 2002
  • Durée : 88 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
  • ASIN: B00008W5DA
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 17.606 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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1 Bande-annonce en VO

Descriptions du produit

Description du produit

Critically acclaimed comedy tale of an adolescent who is beseiged by hovering relatives and utterly bewitched by the radio. A lighthearted look at the era of the big bands of Artie Shaw, Tommy Dorsey and Glenn Miller, which also offers a glance at the Manhattan nightlife of the time...

Descriptions du produit

De Allen Woody - Avec Wiest Dianne - Farrow Mia - Green Seth - Kavner Julie - Mostel Josh - Avec fourreau

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5.0 étoiles sur 5 September Song 2 octobre 2010
Par LD COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS
Format:DVD
C'était le plein milieu de l'été créatif de Woody Allen - il venait d'aligner La Rose pourpre du Caire et Hannah et ses soeurs, et allaient suivre peu après Une autre femme (voir mon commentaire) et Crimes et délits, quatre de ses tout meilleurs films. Avec Radio Days (1987), il choisissait de regarder encore un peu plus en arrière qu'il ne l'avait jamais fait. Des cinq films, c'est le moins romanesque et celui qui est, de ce fait même, le moins connu. C'est pourtant une très belle réussite, de sa meilleure veine anachronique et nostalgique.

Film à la structure apparemment lâche, qu'on pourrait dire à sketches si ce n'est qu'il ne ressemble que très peu aux films qu'il pouvait faire dans la première moitié des années 70, Radio Days est une succession d'historiettes scellée par une logique qui est celle des souvenirs. En l'occurrence, ces souvenirs sont tous liés soit à une chanson - "a tune", un air de comédie musicale - soit à la radio elle-même, le plus souvent les deux.

Woody Allen, dans ses Entretiens avec Stig Björkman, explique la genèse du script, qui est avant tout parti des airs et des souvenirs qui y sont attachés et qui a peu à peu évolué dans le sens du rapport à la radio que sa famille et lui entretenaient. Très conscient en travaillant sur la matière qu'un tel récit sans intrigue conventionnelle risquait de lasser les spectateurs, il a conçu un script épisodique mais fluide, qui peut parfois donner l'impression de saynètes sans grand lien, mais finit toujours par être harmonisé par le regard rétrospectif et la voix off (dont Allen lui-même s'est évidemment chargé) et plus encore par la bande-son. Celle-ci se présente comme une espèce de gigantesque pot-pourri des années 30 et 40. Comme c'était la période des grands orchestres, Allen prend un plaisir infini à les recréer et les filmer, de quelque type qu'ils soient (radiophonique, de club huppé, latino, etc.). Comme un bonheur n'arrive jamais seul, il fait également plaisir à tout le monde en faisant chanter ses actrices - Mia Farrow, en chanteuse à soldats, et surtout Diane Keaton, qui interprète "You'd be so nice to come home to" vers la fin.

Allen fait donc vibrer sa fibre nostalgique - mais avec une certaine retenue, et avec panache - et va taper directement dans ses souvenirs, en représentant sa famille. On en oublierait presque qu'on est au cinéma, et qu'Allen, contrairement à ce qu'on dit parfois, n'a jamais rien fait de directement et sottement autobiographique, sans transposition. Radio Days n'y échappe pas. Si Allen reconnaît bien volontiers que bien des choses émanent de ses souvenirs personnels, il faut faire la part de l'invention. D'ailleurs, la voix off alerte le spectateur dès la deuxième scène, en indiquant que la rue dans laquelle il vivait n'était pas toujours aussi pluvieuse et qu'il a tendance à "rendre le passé plus romantique" parce qu'il lui plaît de s'en souvenir comme cela. C'est cela Radio Days : un passé embelli, rehaussé, mais pas rendu trop beau ou embaumé. On oublie souvent qu'avec Allen - en tout cas dans une bonne partie de ses films - on n'est pas que dans la comédie de situations et le recueil de bonnes répliques, et qu'il sait faire du cinéma. Il a travaillé avec les meilleurs chefs opérateurs au monde - ici, Carlo de Palma, a un "production designer" exceptionnel, Santo Loquasto, etc. Ce qui explique que le film est plastiquement réussi, dans ses décors comme dans ses éclairages, sans pour autant que cette beauté soit recherchée pour elle-même.

Au-delà de la tendresse avec laquelle Allen montre sa famille - telle que transposée ici, en tout cas - et de la façon dont il montre toute une époque, celle de la radio comme rapport au monde, ce qui touche ici profondément, c'est le chant d'amour à une culture dont il ne reste des traces que dans la mémoire. On sait bien sûr que tous les écrans du monde n'ont certes pas réussi à tuer la radio, mais cette culture-là, dont il sait dépeindre aussi les ridicules et envers laquelle il sait faire preuve de beaucoup d'humour, était déjà plus qu'en train de s'effacer lorsqu'il réalisa ce film. Radio Days est donc un chant d'amour, mais aussi un tombeau, une façon de faire ré-émerger des souvenirs plus ou moins vivaces avec toute la grâce de celui qui sait qu'il n'est qu'un dépositaire de ce genre de souvenirs mais qu'il doit d'une manière ou d'une autre les consigner afin qu'ils ne disparaissent pas complètement. Le personnel et le local - une famille juive de Rockaway, lieu excentré à New York - deviennent par ce geste-là universel. Et c'est un peu de l'esprit d'une époque qui passe ici (même si la chronologie est de temps à autre bousculée pour des raisons dramaturgiques, certains des épisodes évoqués ne se passant pas pendant le tout début des années 40).

Faut-il comme moi être sensible à Cole Porter ou Duke Ellington, être au bord des larmes en entendant "September Song", le thème de Kurt Weill, ou avoir envie de danser sur "Carioca" ou "Tico Tico" pour aimer ce film? Faut-il ressentir le ravissement de l'enfant en découvrant le Radio City Music Hall, qui faisait alors partie de ces somptueux palais consacrés au cinéma? Cela vaut sans doute mieux, même si j'imagine que tous peuvent goûter ce film un peu trop méconnu et pourtant plus que délectable. Alors que son film suivant allait s'intituler September, il livrait là un film du début de l'automne. Encore assez proche du printemps et de l'été pour s'en souvenir avec délectation, précision et émotion, mais déjà bien conscient de la suite du cycle et de la perte qui l'accompagne. Un film de la fin septembre, assurément, plaisant à voir comme les feuilles des arbres et qui ne peut que faire regretter les moments perdus et une oisiveté déjà bien lointaine.

Comme toujours dans ces éditions MGM des films d'Allen, une copie honnête (sans plus) et aucun supplément. Va-t-il falloir attendre qu'il soit mort et enterré depuis longtemps pour avoir droit à des éditions un peu plus dignes de ce nom? Allen ne souhaite pas ajouter quoi que ce soit aux films, ce qui se comprend, mais tout au moins pourrait-on faire un effort pour ce qui est du respect de l'image dans toutes ses composantes...

Il existe plusieurs disques offrant un florilège des vieilleries utilisées par Allen dans ses films. Voici la référence d'un coffret, assez complet: Music From The Films Of Woody Allen (2 CDs). Radio Days y figure naturellement en bonne place.

Rappelons qu'il existe, outre le livre d'entretiens avec Bjorkman indiqué plus haut, un recueil de textes et d'entretiens tirés de la revue Positif: Woody Allen. Deux livres indispensables pour les amateurs.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 C'était au temps de la TSF 15 juillet 2010
Par Veilleur TOP 50 COMMENTATEURS
Format:DVD
Woody Allen est très fort pour nous donner des chroniques familiales qui s'inscrivent en étroite symbiose avec un moment de l'histoire contemporaine de l'Amérique. Dans ce film, il conte l'histoire d'un jeune garçon qui, avant 1944, voit son paysage familial très profondément marqué par les émissions de radio. C'était l'âge d'or de la TSF, des émissions en direct, des vedettes flamboyantes. Ce nouveau média devenu populaire fascinait alors par sa puissance évocatrice. Les gros postes de radio ornaient alors les salons, bien avant que la vidéo tue les star de la radio, comme le chantait si bien un groupe pop au début des années 80.

Chronique virtuose et savamment composée, Radio Days surprend le spectateur par le soin apporté aux décors, par ce jeu d'acteur millimétré, par cette omniprésence du jazz dont on sait le compositeur friand, par ces dialogues savoureux et percutants. Surtout, le récit est narré par un enfant, et c'est avec un regard d'enfant, attendri et nostalgique, qu'il voit ces ombres du passé ressurgir dans sa mémoire.

Radio Days est un des très bons films du cinéaste. Très classique dans la forme, c'est du Woody Allen pur jus, bon millésime.

Les bonus sont inexistants sur ce DVD.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cause dans le poste, Woody ! 21 février 2013
Par Durand Sébastien TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
Le petit Joe grandit dans une famille juive (forcément) envahissante à Rockaway sur la côte Est, en ces années 40 qui voient éclater la guerre mais qui sont aussi les années d'or de la radio.

Film aussi drôle qu'il est nostalgique, "Radio Days" forme un véritable diptyque avec "La Rose pourpre du Caire", deux oeuvres qui évoquent l'amour de Woody Allen pour le cinéma et la radio, les deux mamelles qu'il a tétées pour devenir Woody Allen. Si le cinéma aidait Cécilia (Mia Farrow) à vivre une vie imaginaire qui lui permettait d'éviter de vivre la sienne propre, beaucoup moins belle - et comme Flaubert, le cinéaste aurait pu dire de son héroïne "Cecilia c'est moi" -, ici c'est la radio, et les histoires de ceux qui "causent dans le poste", qui aident le petit Joe - "Joe, c'est moi" - à accepter la sienne et à en rire.

"La Rose" était glamour et ce glamour nous parle car nous avons eu accès aux mêmes classiques de Hollywood que l'auteur. Pour "Radio Days", c'est évidemment un sujet que nous connaissons moins, notre vieille TSF ne diffusait pas le même type de programmes et de toute façon, n'ayant pas grandi à cette époque, la radio ne s'intéresse pas à son passé comme le cinéma l'a fait : il n'y a pas de radio-clubs sur le modèle des ciné-clubs par exemple. C'est donc bien la réussite de Woody Allen de nous offrir un film universel à partir d'un sujet aussi national et daté. Avec comme toujours un casting parfait.
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