Rien d'inédit, certes, on s'était évidemment précipité sur tout cela en CD séparés. On oubliera un peu le Beethoven, on redécouvrera le Schumann (on ne parle guère de Lupu là-dedans), et on se régale toujours du Schubert. Evidemment les 3 grandes dernières sonates (D 958 à 960), mais je voudrais attirer l'attention sur la sonate pour laquelle j'ai un faible, et si peu jouée finalement, celle en la mineur D 784. Une autre version absolument référentielle, d'ailleurs, est celle, déjà sur Decca, et remontant à assez longtemps déjà, d'Ashkenazy (encore un pianiste qu'une mode stupide a tendance aujourd'hui à dédaigner, je ne sais pourquoi). Et justement, à propos de Decca, on ne peut pas dire que ses prises de son préservent la musicalité, le toucher, tout le travail en finesse de ses pianistes. C'est vrai pour Lupu. Ce l'était encore plus pour notre regrettée Alicia de Larrocha, qui s'est toujours plainte qu'on lui tuait ainsi la substantifique moelle de son travail... (P.S. Au fait, si vous découvrez Radu Lupu, n'oubliez pas non plus ses duos avec Perahia!)